Jacques Attali. La Confrérie des Eveillés
Cordoue 1149. Les Almohades, nouveaux fanatiques, envahissent la capitale almoravide où vivaient harmonieusement musulmans, juifs et chrétiens dans la tolérance et la douceur de vivre de l’Andalousie.
Juifs et chrétiens furent d’abord incités à se convertir, puis vinrent les persécutions, l’exil des juifs. Nous suivons la fuite de la famille de Maïmonides, encore enfant, vers Tolède, Narbonne puis Fès, à la poursuite d’un traducteur, Gérard de Crémone, ayant en sa possession un exemplaire d’un ouvrage inconnu d’Aristote.
Parallèlement, Averroès cherche également le livre du philosophe qui contiendrait une vérité capable de révolutionner religions et philosophies.
Ce livre a été mon livre de chevet d’Essaouira à Marrakech. La période, les lieux, - l’Andalousie, Fès, Marrakech-, me fascinent. Cette lecture me paraissait tout à fait convenir à un périple marocain. En effet, j’ai fait une salutaire révision des dynasties Almoravides et Almohades qui m'ont conduite jusqu'à Tin Mal, la première capitale Almohade au 11ème siècle. Les personnages de Maïmonides et d’Averroès sont également des personnages hors norme qui m’intéressent énormément.
Le livre est bien documenté. Cordoue, Fès, Tolède bien décrites.
Mais il manque je ne sais quoi. Un souffle, une folie… pour que j’accroche. Léger opuscule de 310 pages qui manque un peu d’épaisseur.
Et puis plane une conspiration, une confrérie, des prophètes. Aristote devient un prophète, puis on mêle Bouddha à cela. Salade digne du da Vinci Code… Un secret essentiel pour l’avenir de l’humanité... J’ai terminé le livre avec un sentiment d’agacement. Attali aurait-il été contaminé par le besoin primaire de spiritualité des américains ?