Le village est plaisant, - sans plus-, et l'église fortifiée se laisse photografier. L'été, il y a foule. Le folklore camarguais s'affiche dans les inombrables magasins qui vendent des accessoires pour le cheval : selles, brides, éperons, pantalons, chapeaux, etc. Mais tout cela ne mène pas très loin. Quant aux promenades à cheval dans les environs du village, par groupe de vingt ou trente personnes à la queue-leu-leu, cornaquées par un ou deux “gardians”, on se lasse vite de ce folklore encadré !!
Pour s'en échapper et visiter la vraie Camargue et ses flamands roses, il est indispensable de louer un vélo. Prendre la digue de mer à l'est du village en direction de Salin-de-Giraud. On pédale sans effort car le chemin de terre est parfaitement plat. Une fois passé le campement de caravanes en bord de mer plutôt malencontreux, on ne croise plus grand'monde, même en plein été. Vous avez devant vous des dizaines de km de chemins de terre et de petites routes (tour de l'étang de Vaccarès). Alors, si le coeur (et les jambes) vous en dit...
Pensez à emmener des jumelles si vous voulez observer les oiseaux, de quoi boire car le soleil peut taper et il n'y a pas d'ombre, ainsi que de quoi déjeuner. Vous passerez une excellente journée dans une nature protégée, car vous êtes dans un parc naturel régional. Sur les bords de la méditérrannée en plus, un vrai privilège! Le dépaysement est garanti !
Rappelez-vous bien ceci : pour visiter la Camargue, le vélo plus que le cheval. D'ailleurs, les Hollandais l'ont bien compris. On ne voit qu'eux. C'est plat, ils ne sont pas dépaysés...