Arrivés le soir à Grandes-Piles, nous partons à la recherche du restaurant (il n'y en a qu'un !) du village. Situé à l'extrémité, sur la berge de la rivière Saint-Maurice, il se dresse sur un ponton, près du petit port de plaisance, et accueille généralement les gens qui se livrent aux joies de la voile ou du canotage sur la rivière.
Ce soir-là, l'orage a fait fuir les habitués et nous somme seuls ou presque. Nous nous installons à l'intérieur d'où nous apercevons les mâts des voiliers qui se balancent, se détachant sur un ciel nuageux et la nuit qui descend lentement sur la rivière, l'enveloppant dans ses brumes.
Le patron n'est pas là. Nous savons que c'est lui, l'amoureux de Brassens, qui a nommé son restaurant "Les Copains d'Abord" et c'est un peu étrange, après la longue route que nous avons parcourue, les kilomètres avalés, de se retrouver avec notre poète préféré, en terrain connu.
Le menu nous propose pourtant un plat succulent, le fameux poisson de rivière, le Doré, à la chair exquise, nappé d'une sauce aux amandes.
Le jeune homme qui nous sert et une jeune fille attablée à côté de nous, étudiante à Montréal, engagent une discussion qui portent sur les loyers à Montréal et à Grandes Piles. La jeune québécoise se plaint de la cherté des locations pour étudiants dans la capitale. Nous comparons avec Paris (problème que nous connaissons bien, notre fille y faisant des études) et là... pas de surprise ! Oui, c'est bien nous qui détenons le record absolu des prix et non seulement pour la location ou l'achat d'un appartement, mais aussi pour l'électricité, le pétrole... Douce France.
Mais revenons à notre restaurant. Nous y avons passé une soirée sympathique, goûté une bonne spécialité dans un lieu agréable. Que demander de plus ? Peut-être une carte plus variée car lorsque nous y sommes retournés par la suite le menu était toujours le même...
Restaurant Les Copains d'abord
Grandes - Piles Mauricie