Historiquement, le travail du cuir a été la première et la seule industrie argentine... La viande de boeuf était consommée sur place, avec pas mal de gaspillage, mais on ne pouvait pas la transporter ni l’exporter car on ne savait pas conserver la viande. Seules les peaux étaient utilisées. Il en est resté de cette tradition une industrie du cuir de très grande qualité : manteaux, vestes, sacs, portes documents, articles de maroquinerie de toutes sortes, sans compter les chaussures.
A Buenos-Aires, les boutiques de "cuero" sont innombrables mais les prix varient fortement. Dans les magasins très chics de la Plaza San Martin ou de l’Avenida Santa Fe, les prix sont prohibitifs compte tenu du coût de la vie en Argentine. En clair, c'est un lieu pour les touristes pressés ou peu curieux !
Prenez la peine d’aller en taxi ou en bus (colectivo) jusqu’au coin des rues Scalabrini Ortiz et Murillo. On y trouve une trentaine de magasins de cuir concentrés sur trois ou quatre "cuadras". Ce quartier, pas très loin du parc du centenaire, est un peu excentré par rapport au centre ville, et surtout moins chic. Les immeubles sont plus décatis et les gens moins bien habillés que dans le "barrio norte" où vit la classe moyenne aisée, mais l’endroit est bon enfant et le déplacement vaut la peine.
Pour une très belle veste en cuir d’homme, compter 400 ou 500 pesos, soit seulement 150 euros (trois fois moins cher qu’en France à qualité identique) !