Buenos-Aires est certainement une des villes au monde qui jouit du maillage le plus serré en matière de restaurants, de confiterias, de cafés (avec une restauration simplifiée), de pizzerias, de parrilladas ou d’établissements plus modestes. Souvent placés au coin des rues et de grandes dimensions grâce à une mezzanine, on ne peut pas les manquer. Un observateur étranger observait finement il y a déjà quarante ans :
- " Buenos-Aires, ce n’est pas une ville, c’est un restaurant avec des rues." C’est tout à fait vrai !
La qualité moyenne des restaurants est très élevée. On peut y manger bien, et surtout beaucoup... et à n’importe quel moment de la journée. L’appétit de l’argentin moyen est une source d’émerveillement pour le voyageur étranger. Au cours des dernières années se sont développés des établissements dits "fourchette libre" (tenedor libre), qui offrent des buffets froids et chauds où l’on peut se servir à volonté pour un prix modique. Beaucoup sont tenus par des Coréens.
Le service est en général impeccable et efficace. La plupart des restaurants du centre vous mettront un couvert avec nappe et serviette en tissus. Certains mettent sur la table une petite corbeille avec plusieurs types de pain et du beurre, à l’italienne. Sur la note, prévoyez une somme modique pour le "couvert" (cubierto). Pour manger à Buenos-Aires sans se ruiner (et sans prendre trop de kilos...), n'hésitez pas à partager (compartir) certains plats. Les serveurs ne vous feront pas la gueule. Parfois ils vous le proposent eux-mêmes. C’est une pratique courante.
Deux points noirs cependant : trop de cafés et de restaurants ont disposé de grands écrans de télévision sur les murs de sorte qu’il est difficile d’y échapper. Beaucoup sont aussi excessivement bruyants.