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 Un monument public rural : l’éolienne
Argentine  Un monument public rural : l’éolienne
Un monument public rural : l’éolienne

Article de Jean_Pierre le 04/05/2006 15:51

Un monument public rural : l’éolienne

Un élément essentiel de toute estancia en Argentine, petite ou grande, est l’éolienne (molino) qui permet de pomper l’eau de la nappe phréatique, - laquelle peut se trouver à trois mètres sous terre comme à trente mètres. Les pales du moulin sont orientables en fonction de la direction du vent grâce à un gouvernail métallique. L’éolienne alimente un réservoir (tanque australiano) situé à un mètre environ du sol grâce à un système de tringles métalliques et de valves et pourvu d’une canalisation souterraine de quelques mètres jusqu’à l’abreuvoir des vaches. Lorsqu’elle est située près de la maison, elle remplit un second réservoir placé sur le trépied métallique de l’éolienne à trois mètres du sol pour fournir l’eau courante...

Le système, parfaitement écologique et techniquement au point, utilise une ressource naturelle inépuisable et gratuite, -le vent-,  qui souffle presque en permanence, sans gaspiller l’eau. Si l’on y ajoute des batteries solaires pour électrifier les clôtures destinées à garder les vaches, et de plus en plus le téléphone portable, le mode de vie du campo est économe en ressources naturelles et parfaitement adapté aux grands espaces : ni canalisation coûteuse, ni pylônes disgracieux, ni compteurs...

Cet effort vers une certaine forme d’autosubsistance est plutôt sympathique et aux antipodes des investissements coûteux des agriculteurs européens en étables automatisés ou produits alimentaires pour animaux, sans même mentionner la pollution des nappes phréatiques par l’élevage intensif sur des parcelles trop petites. On ne peut manquer de s’interroger aussi sur la qualité du produit destiné aux consommateurs...

Les argentins vous disent parfois que la viande argentine contient moins de mauvaise graisse que la viande européenne parce que le bétail est laissé en liberté à l’année sur de grands espaces. Les vaches bougent à leur gré car elles ne sont pas enfermées dans des étables comme en Europe. Moins de graisse, donc moins de cholestérol. L’argument est séduisant... mais pas scientifiquement prouvé.








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