<< Les guides de voyage : partagez vos expériences vécues et vos voyages. Argentine : partir, voyager, infos pratiques >>
Argentine : 22 destination(s) proposée(s), 71 article(s) et 109 photo(s) publié(s)
Partir ...
 La pampa et le campo
Argentine  La pampa et le campo
La pampa et le campo

Article de Jean_Pierre le 04/05/2006 15:59

Ces mots sont intraduisibles mais faciles à comprendre et indispensables pour connaître l’Argentine.

La "pampa" s’étend sur des centaines de km2 dans la province de Buenos Aires et dans la province de la Pampa. C’est une plaine immense et plate, souvent humide, parfois sèche, dont l’horizontalité absolue est interrompue de temps à autre par des bouquets d’eucalyptus, d’acacias ou des lignes de tamaris pour couper le vent. On distingue de loin en loin des taches brunes ou noires, des vaches ou des chevaux qui paissent en liberté et des éoliennes pour faire monter l’eau souterraine à la surface et alimenter un abreuvoir pour le bétail. Aucune présence humaine...

Le mot "campo" désigne tout à la fois la campagne (ce qui n’est par urbain), la terre (que l’on achète ou que l’on possède par dizaines ou centaines d’hectares pour la travailler), le champ (souvent très étendu) que l’on clôt pour y mettre des vaches ou une propriété d’agrément à la campagne pour les week-ends.

En bord de route, on remarque tous les dix ou vingt kilomètres, une barrière en bois (tranquera) portant le nom d’une estancia : El Recuerdo, Santa Rosa, El Cacique... Dans les grandes propriétés, la barrière est précédée d’une entrée soigneusement engazonnée, assez insolite dans ces lieux déserts, et suivie d’un chemin de terre bornée par une double allée d’arbres menant à l’habitation principale qu’on ne voit pas car elle peut se trouver à plusieurs kilomètres. Si la propriété est petite, c’est une chacra . On l’aperçoit à quelques centaines de mètres de la route, toujours cachée dans un bouquet d’eucalyptus.

Pour passer quelques jours dans la pampa, vous pouvez louer une chambre dans certaines estanciasqui font chambres d’hôtes, mais c’est en général assez cher. On peut aussi faire 200 ou 300 km en voiture ou en bus vers le sud ou le sud-ouest de Buenos Aires et regarder par la fenêtre. Les routes sont parfaitement droites et de plus en plus désertes, à mesure que l’on s’éloigne de la grande ville. Peu de voitures particulières. On ne croise que des camions et des bus. On ne traverse ni villes, ni villages. Seulement, de temps à autre des voies ferrées désaffectées, construites par les Anglais il y a plus d’un siècle pour transporter vers les grands ports de la côte les céréales ou les vaches.

Pour certains le paysage est monotone, mais d’autres sont passionnés par cette immensité introuvable en Europe. Et la richesse de l’Argentine est ici. Durant tout le XIXème siècle et la première moitié du XXème siècle, les immigrés européens sont venus la chercher, attirés par les conditions climatiques, l’abondance et la fertilité de la terre. De vigoureuses politiques d’accueil des immigrants ont été mises en oeuvre par les pouvoirs publics. Un président argentin du XIXème siècle disait : « gouverner, c’est peupler» (Alberdi) !








 Commentaires

Il n'y a pas de commentaire.

Vous ne pouvez pas poster de commentaire. Il faut être inscrit