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 Orvieto : une ville sur des falaises (1)
Italie Orvieto Orvieto : une ville sur des falaises (1)
Orvieto : une ville sur des falaises (1)

Article de claudialucia le 05/11/2006 17:21

Orvieto, ancienne cité étrusque, est une ville assez riche pour lui consacrer deux jours de visite. Nous ne disposions que d'une journée, aussi avons-nous visité à toute allure et nous n'avons pu tout voir..

Comme la plupart des villes d'Ombrie, on aperçoit Orviéto de loin, à partir de la route qui s'étend dans la plaine et nous amène à ses pieds. Suspendue entre ciel et terre, Orvieto, plus encore que les autres, est une apparition qui nous coupe le souffle car elle est construite sur d'abruptes falaises de tuf, calcaire de couleur jaune très friable, et elle paraît inaccessible. La cité, en  effet, n'a pas eu besoin de murs d'enceinte pour se protéger de ses ennemis, car les parois de tuf,  percées d'alvéoles, de grottes, forment des a-pics vertigineux.

Et effectivement, il faut la gagner cette ville ! Après avoir garé la voiture au parking (Campo della Fiera )situé à flanc de colline, il nous reste à accomplir une grimpette hallucinante (heureusement, des escalators, tout au moins dans le sens de la montée, sont mis à disposition des malheureux promeneurs) pour nous amener jusqu'au centre et delà, par une rue tortueuse qui épouse le contour des falaises, entre de belles maisons de tuf doré, patiné, nous gagnons la place de la cathédrale, magnifique édifice de marbres colorés.

Mais avant de visiter ce joyau, explorons d'abord les grottes des ces surprenantes falaises, visite que l'on ne peut faire seul sous peine de se perdre. On compte, paraît-il, 440 grottes dont six seulement sont visitables et l'on ne peut accéder à ces dernières que par des couloirs labyrinthiques...
Nous courons au rendez-vous - pris par l'intermédiaire de l'office du tourisme sur la place du Duomo-  avec notre charmante guide "Loulou". C'est une jeune femme cubaine qui parle le français avec l'accent italien mâtiné d'espagnol, mélange un peu déstabilisant mais... on s'y fait surtout quand le discours est ponctué d'éclats de rire et de bonne humeur.
Nous voilà donc cavalant derrière elle, dans "les Pozzi della Cave", ce dédale incroyable de cavités, de galeries, d'escaliers, bâties par les habitants dans cette roche tendre. Plusieurs civilisations s'y sont succédées, utilisant les vestiges des autres au cours des millénaires. D'abord les étrusques ont creusé des puits d'une profondeur extraordinaire dans leur recherche de l'eau car, assiégés par les romains, ils ne pouvaient descendre en chercher dans la plaine (le plus long siège a duré deux ans).
Ensuite, pendant le Moyen-âge et la Renaissance, les grottes ont servi de moulins à huile, et de pigeonniers (des centaines de petites alvéoles ont été ainsi creusées dans la roche pour abriter les oiseaux). Certaines grottes, reliées par des escaliers ou des souterrains, servaient de caves à de riches maisons bourgeoises. Elles ont ainsi compté dans la vie des habitants jusqu'à l'époque moderne où, pendant la seconde guerre mondiale, elles ont servi de refuge et d'abri antiaérien.

Léonard de Vinci visitant ces grottes analyse les sentiments contradictoires qu'ont faits naître en lui "ces obscures et menaçantes cavernes : la peur et le désir".
Certes, vous ne voyagerez plus dans ces lieux à la lumière des flambeaux, à vos risques et périls, comme le fit le grand artiste jadis. Le parcours est éclairé par des éclairages électriques, balisé, et, de toutes façons, vous vous accrocherez aux basques de votre guide. Le mystère en souffre peut-être un  peu, il faut l'avouer... Mais, si comme nous, vous n'avez pas l'âme, outre mesure, aventureuse, vous appécierez malgré tout ce voyage dans le temps.

A la fin de notre journée passée à Orvieto, nous étions heureuses de notre visite mais sous le signe de la fatigue absolue ! Nous avions monté ou descendu 1300 marches (si, si... Lucia s'est amusée à les compter) sans mentionner les rues arpentées en tous sens à la recherche des monuments, rues qui sont, bien entendu, en côte ou en descente...
Moralité, ne pas visiter Orvieto et d'une manière générale l'Ombrie après 91 ans à moins d'être particulièrement bien conservé!

Claudia

J'ajouterai que la  taille de la ville d'Orvieto est délimitée par sa falaise. L'urbanisation n'a donc pas pu gâcher son centre historique, splendide, même si les voitures qui circulent dans ces petites rues étroites sont pénibles. L'afflux des touristes dont nous faisons partie, je vous l'accorde, enlève un peu de charme à la balade, ce qui explique que j'ai parfois préféré visiter des villes ombriennes ou toscanes moins riches et moins célèbres  comme Panicale, Citta della Pieve, Pienza...
Celles-ci, dont je vous parlerai plus longuement, relativement à l'abri du tourisme de masse, ont pu préserver une part de leur intimité.   

Lucia

Carta Orvieto Unica
Pour visiter Orvieto vous pouvez prendre à l'office du tourisme Piazza Duomo ou dans de nombreux monuments de la ville,  la " carta Orvieto unica" . Elle propose des entrées pour la chapelle San Brizio de la cathédrale,  la tour du Maure, les souterrains d'Orvieto, le musée archéologique Claudio Faina et  5 heures de parking gratuit au Campo della Fiera.
Tarif normal : 12€50 réduit : 10€50 (étudiants, séniors, groupes de plus de 15 personnes) gratuit pour les 0-5ans








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