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 Ankara
Ankara

Article de Jean_Pierre le 22/11/2006 15:00

Avec ses grandes avenues arborées et ses nombreux parcs, la grande capitale turque ne manque pas d’allure. Dans sa partie centrale elle est traversée du nord au sud par le Boulevard Atatürk, et il est facile de s’y orienter. Très aérée, on se dit que la vie doit y être commode pour des familles avec enfants. Malgré quelques embouteillages aux heures d’entrée et de sortie des bureaux, la circulation est à peu près maîtrisée. A l’exception de quelques folies urbanistiques qui concernent surtout des immeubles de bureaux, les immeubles d’appartements semblent respecter une hauteur imposée. Pas d’anarchie donc, mais au contraire une certaine harmonie, sans compter que l’architecture des ces immeubles est plutôt agréable à l’œil.

C’est Atatürk qui a décidé de faire d’Ankara la capitale de la Turquie indépendante en 1923. Les signes distinctifs d’une capitale sont là : monuments publics, places avec statues équestres, urbanisme de grands espaces, passages souterrains pour les voitures, tout y est. Ecolo avant la lettre, il croyait aux arbres et aux espaces verts. Sur ce plan là Ankara est tout le contraire de la plupart des villes du Moyen-Orient. Le piéton y est aussi mieux traité que dans bien des villes : les trottoirs sont souvent larges et rarement encombrés de voitures. Les rues piétonnes du centre, très commerçantes, sont plaisantes.

J’y ai déambulé tranquillement dans le centre ville, observant la foule : beaucoup de jeunes qui se pressent dans les cafés Internet, des adultes de tous âges et de toutes conditions qui font leurs courses. La simplicité, sinon la modestie vestimentaire est de règle. La gêne se lit parfois sur certains visages. Mais pas de misère, et cette foule ressemble à la cohue des rues d’Europe dans les années cinquante, les téléphones portable en plus.

Dans un café, j’ai pris une tasse de thé avec une pâtisserie locale, très sucrée, dont j’ai oublié le nom. En novembre, la nuit tombe dès cinq heures à Ankara et les rues se vident rapidement.








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