En continuant le boulevard Atatürk au-delà de la place Ulus, toujours vers le nord, on repère sur la gauche un modeste portail avec un drapeau turc qui ne paye pas de mine. Cette entrée donne sur une très belle esplanade herbeuse décorée d’une série de tombes romaines et byzantines, de nombreux chapiteaux numérotés et de pieds de colonnes, disposées en rectangles, qui indiquent la présence d’une palestra, jeu romain de balles.
Au-delà, sur une butte à l’écart du boulevard et du bruit de la circulation, se trouvent les fondations de bains romains entourées d’une clôture agrémentée d’un espèce de chemin de ronde qui permet de visualiser le site assez bien. On peut voir, ou plutôt deviner, les piscines de différentes températures, le frigidarium, le caldarium et le tepidarium. Il n’en reste bien entendu que les bases des colonnes. Ces bains, connus sous le nom de bains de Caracalla, empereur romain du début du 3ème siècle après J.C., ont été utilisés pendant environ cinq siècles.
Au total une visite très agréable, un havre de paix, sous un pâle soleil de décembre. Je me suis amusé à déchiffrer les inscriptions grecques ou latines qui figurent sur les tombes et les colonnes...