Après la place Sihhiye, on passe ensuite sous la voie de chemin de fer et le Boulevard Atatürk perd beaucoup de son intérêt et de son unité urbanistique. On longe à droite de grands bâtiments officiels en briques rouges assez monotones avant d’atteindre l’opéra sur la gauche. L’édifice est assez modeste sur le plan architectural. Je suis entré pour jeter un coup d’œil sur la programmation, très classique, en me demandant s’il fallait y voir un effort des autorités pour donner à la ville l’un de ces attributs culturels que les élites européennes du début du 20ème siècle réservait aux grandes villes, le bel canto ne faisant guère partie de la culture ottomane.
J’en suis ressorti en me promettant d’assister à une représentation lors de l’un des mes prochains passages à Ankara, seul moyen d’en avoir le coeur net !