Ce quartier de Rome, anciennement populaire et conservant un charme réel, est en train de vivre une petite évolution radicale vers un côté très branché. Les restos pullulent dans tous les coins, notamment autour de la place Sant'Egidio, véritable centre névralgique de la vie nocturne du quartier. Le soir, on se croirait un peu dans le Oberkampf romain. On y trouve des bars très "concepts", comme le Artù (06. 588 03 98), installé dans un édifice ancien mais avec une déco hyper moderne.
Evidemment, le cadre du Trastevere est vraiment agréable, avec des ruelles étroites, un habitat vieillot plus ou moins restauré, et une ambiance de village. Son nom, « Au delà du Tibre », évoque à lui tout seul le passé de village indépendant de Rome qu'était le Trastevere. On y accède d'ailleurs par deux points d'entrée clairement définis, qui marquent aujourd'hui les deux facettes d'un même quartier : d'un côté la via Porta Settimiana, qui mène tout droit à la porte antique et au quartier branché, près de l'église Santa Maria in Trastevere. De l'autre côté de la Viale di Trastevre, un quartier beaucoup plus populaire et authentique, accessible par l'île Tibérine (via le pont romain Ponte Cestio), se concentre autour de l'église Santa Cecilia et la piazza in Piscinula. C'est le quartier idéal pour trouver une véritable atmosphère populaire, avec de petits hôtels et trattorias typiques (essayez la Viletta, pizzeria-trattoria proche d'une cantine familiale, Vicolo del Buco, 28). Mais là aussi, les choses semblent évoluer assez vite...