Si l'initiative de créer un jardin botanique dans Madrid revient au roi Ferdinand VI en 1755, son installation dans les lieux actuels date de 1774 par décision du roi Charles III. Un des principaux architectes fut Juan de Villanueva qui dirigea par la suite les travaux du Musée du Prado et l'Observatoire astronomique.
Juan Villanueva est aussi à l'origine de la plus belle entrée sur le jardin, celle qui donne sur le Prado.
Le jardin botanique depuis son inauguration en 1781 est un lieu d'étude et d'enseignement de la botanique, c'est en partie là qu'étaient étudiées les plantes ramenées des expéditions d'Amérique du Sud et du Pacifique.
Dans le jardin au tracé rigoureux voisinent de multitudes variétés de plantes. Les allées rectilignes qui découpent le terrain en petites parcelles encadrées par des haies bien taillées, se croisent à des carrefours ornés de petits bassins ou de fontaines. Alignées bien sagement, les statues de célèbres botanistes dont celle de Gomez Ortega qui a créé le jardin, se dressent le long des allées. Des serres tropicales nous incitent à autre voyage.
Le jardin botanique est aussi un lieu de tranquillité, de silence, à deux pas des nuisances du trafic urbain. En sortant, fatigué de ma visite au musée du Prado, je suis allé m'y reposer. En ce mois de février rares sont les plantes fleuries. Pourtant des massifs de camélia jettent leur taches de couleurs rouges, blanches et roses, des parterres d'érica, variétés de bruyère, éclairent de mauves et de roses les parterres un peu sombres, un mimosa a fleuri et quelques rares narcisses sont déjà ouverts annonçant le réveil du jardin botanique encore en sommeil.