A l’extrême sud de la ville, c’est le quartier chic situé au sommet d’une colline avec des immeubles d’appartements où vivent les étrangers et les autochtones qui ont réussi. L’endroit est résidentiel avec de grandes avenues. Pour y parvenir, prendre la Cinna Caddesi si on est en voiture ou mieux à pied, à partir de Kavaklidere, le Boulevard Atatürk, très large ou la Iran Caddesi qui longe un parc qui se termine en haut par la Cankaya Caddesi, un boulevard très huppé avec de grands cafés, des enseignes modernes et des plaques de professionnels de santé (médecins, dentistes..) aux portes qui signalent un quartier très aisé.
Je voulais visiter la « maison natale » d’Atatürk, qui se trouve dans un grand parc qui abrite aussi le palais présidentiel actuel. Mais elle était en réparation. Je ne suis pas sûr d’avoir perdu grand-chose, car il ne s’agit que d’une reproduction, Atatürk étant né à Salonique et non pas à Ankara.
A l’angle de la Ugur Mumcu Caddesi et Kuleni Sokagi, se trouvent plusieurs Pâtisseries cafés dont le Vanessa qui fait café, restaurant avec buffet froid et dispose d’une très belle salle au premier étage. Cet établissement est dominé par une grande tour inachevée de 40 étages en béton et en verre dont on dit que c’est un projet d’hôtel de la mafia turque. C’est un peu dommage car cette tour défigure un peu cette Cankaya Caddesi dont l’urbanisme est assez maîtrisé dans l’ensemble avec des immeubles de trois étages, modernes et pas trop disgracieux. On ne peut pas dire que le quartier soit pittoresque au sens touristique du terme. Mais pour être neuf, il n‘en est pas moins assez réussi.
J’ai choisi d’entrer dans une autre pâtisserie café, la Funda qui dispose d’une agréable terrasse. J’y ai pris le salad bar qui n’était franchement pas terrible : les œufs durs servis avec la coquille, les tomates pas coupées, … et une eau minérale. Le tout pour 8€ . Franchement, cela ne valait pas plus. Comme souvent en Turquie, quand les restaurants s’occidentalisent, ils perdent beaucoup de leur intérêt.