Le pluriel s’impose car il y en a plusieurs. Quand on arrive au palais de Topkapi, passé la première enceinte non payante, on se retrouve dans un grand parc arboré et ombragé qui mène jusqu'au portail payant du palais. La foule des touristes s’y précipite. Pour avoir la paix, on obliquera vers la gauche en direction des musées en contrebas. Autour d’une grande cour de la taille d’un terrain de foot sont disposés trois musées tous aussi intéressants les uns que les autres. Certes, la muséographie date un peu mais les trésors qui s’y trouvent couvrent d’immenses pans de l’histoire de l’art occidental.
A main gauche le premier édifice est consacré à l’antiquité avec une large place à la civilisation hittite et post-hittite, jusqu’au monde gréco-romain. Pas aussi riche que le Musée des civilisations anatoliennes d’Ankara, mais intéressant quand même. Le second présente une collection de céramiques anciennes de grande valeur. Mais, si vous voulez vous documenter sur la civilisation de Troie, entrez dans l’immense musée de droite. Même le fameux cheval (?) s’y trouve pour la plus grande joie des enfants. On peut y refaire toute l’histoire de l’empire byzantin qui s’étend sur les 1.000 ans qui sépare la naissance de cet empire sous Justinien au 5° siècle et la prise de Constantinople par les turcs en 1453.
Sous les musées archéologiques se trouve un grand parc qui descend en pente douce vers le Bosphore. Les bancs publics sont les bienvenus pour pique niquer. J’ai déjeuné là, frugalement, d’une poignée de châtaignes grillés achetées à un vendeur à la sauvette et d’une bouteille d’eau minérale. Au total une bonne journée de visite à l’écart des foules.