Comme toujours pour les temples japonais, à fortiori pour celui-ci, classé trésor national, le rituel préalable à la visite est une étape essentielle à l'immersion dans l'atmosphère feutrée du lieu : il faut enlever ses chaussures, dépasser quelques salles aux cloisons de bois qui semblent bien fragiles, au regard du temps et des intempéries...
Au Sanjusangendo, ce décalage est d'autant plus frappant lorsqu'on pénètre dans la salle centrale du temple : plus de 1001 statuettes de la déesse Kannon, réparties dans 33 compartiments représentant autant de ses réincarnations. Impression rare au Japon où les temples jouent habituellement sur le registre de l'intimité. A voir absolument.