La gare SNCF est la même pour les deux villes, seulement séparées par un pont, - le pont des Belges -, mais les deux villes sont très différentes. Deauville, c’est chic et cher. La concentration de boutiques de luxe autour des deux grands hôtels et du casino est étonnante. Acheter Vuitton ou Dior après avoir gagné à la roulette est une tentation compréhensible. Dans les rues la foule qui déambule l’hiver respire la prospérité : les manteaux de fourrure jusqu’au chevilles ne sont pas rares; côté hommes, le look loisir mais confortable domine. Peu de jeunes, mais des enfants. Ni blacks, ni beurs… la mixité sociale n’est pas la tasse de thé de Deauville.
La ville est moderne. L’urbanisme est parfaitement maîtrisé et les constructions récentes s’intègrent bien dans les anciennes. Le style « normand » avec des poutres verticales en bois pour habiller les murs est respecté. En bord de mer, l’espace est construit au minimum et tout est aligné au cordeau. Il y a de la place pour se promener confortablement. Ici, on n’est pas idiot au point de laisser un promoteur gâcher l’image de la ville et le confort de chacun, sous prétexte de « marina les pieds dans l’eau ». C’est sans doute la différence entre les anciens et les nouveaux riches…
Trouville c’est autre chose. La vieille ville avec ses rues piétonnes, étroites et tortueuses est très sympathique. On imagine la foule qui s’y presse l’été. Ses villas anciennes et monumentales avec accès direct sur la plage, valent le détour. Les restaurants sont innombrables et un peu moins chers qu’à Deauville. L’ambiance générale y est nettement plus familiale. L’unique quai du port est charmant. Quant au casino, il est toujours imposant, mais on devine qu’il a dû vivre des temps meilleurs….