Du haut de la Tour du tambour, ou de la Tour de la Cloche, dans le Nord de Beijing, on peut avoir une vue d'ensemble de ce qui reste de la plus vaste zone d'habitations traditionnelles chinoises : les sihueyan et hutongs, ensemble de maisons à cour carrée et de ruelles. Les conditions d'habitat y sont très modestes : pas d'eau courante, ni d'électricité, familles à l'étroit et travaux à prévoir... La politique du gouvernement depuis une dizaine d'années est de reloger ces familles dans des immeubles neufs en périphérie de la ville, elles y gagnent en confort mais y perdent en centralité. La périphérie dans une agglomération tentaculaire comme Pékin signifie que l'on se retrouve très loin des zones d'activités quand on sait que Pékin est entourée de 5 auréoles périphériques !
Deux possibilités s'offrent à nous pour voir encore des hutongs, il ne faut pas choisir mais les cumuler! :
- La première est de pénétrer à l'intérieur de ces vieux quartiers en restant autant que possible dans les ruelles les plus larges. Aucun problème de sécurité, simple règle de courtoisie... Car on passe sans arrêt des seuils de portes en bois et très vite on se retrouve chez les gens qui vivent autant dans les petites maisons que dans les ruelles. Il faut savoir que l'habitat est un emboîtement sans fin de carrés, protégés par des murs aveugles; murs de rues, de maisons, on s'y perd.
- La deuxième, éminement plus touristique, est de prendre un pousse-pousse au pied des tours de la Cloche ou du Tambour est de parcourir les différentes zones de hutongs. Cela a le mérite de voir un quartier en voie de disparition et de voir également des maisons anciennes toutes rénovées, en bord du lac de l'Ouest, qui sont la propriété des membres du gouvernement et donc non soumises à la destruction...