Traditionnellement point de chute des immigrants italiens, ce quartier Sud de Benos-Aires est devenu le Montmartre de la ville. Ses vieilles façades repeintes en couleur vives et ses rues piétonnes débouchant sur le port sont maintenant bien connues des touristes de passage. Les échoppes vendant de l'artisanat sont légions et la cuisine des restaurants souvent italienne. On y cultive volontiers un patriotisme de quartier qui s'appuie sur le fameux club de foot « Boca Juniors », considéré comme le rival éternel de « River », l'autre grand club des quartiers nord de la ville. A Buenos-Aires, on est supporter de Boca ou de River de père en fils. Ces ennemis éternels peuvent être un motif de dispute au sein des couples lorsque le calendrier des match du championnat les oppose, avec ceux de Boca dans le rôle des opprimés luttant contre les « bourgeois » de River...
La Boca a jusqu'à présent échappé à l'attention des investisseurs immobiliers. Pour combien de temps encore?
Pour l'instant, on saluera la présence de la Fondation PROA qui a installé sur le port dans un bâtiment ultra-moderne un centre d'art contemporain qui sponsorise des expositions de grande qualité (nous y avons visité celle de Marcel Duchamp), des cycles de cinéma, des concerts et une bibliothèque. Cette fondation, créée et soutenue financièrement par Techint, le groupe industriel le plus important du pays, est un bon exemple de mécénat culturel dans un pays où les grands projets culturels soutenus par l'état sont rares.