Ce cimetière est un peu le Père Lachaise de Buenos-Aires. Les grandes familles du pays y ont leur caveau : hommes politiques, militaires, explorateurs, prêtres on écrivains, il contient près de 5.000 caveaux.
Les touristes y vont en général pour voir une la tombe d’Eva Peron, signalée par une modeste plaque de bronze mais peu mise en valeur. Se procurer un plan à l’entrée pour la trouver. La femme du Président, morte prématurément d’un cancer, entra dans la légende au début des années cinquante pour ses activités charitables en faveur des pauvres, les sans chemises (los descamisados). Issue d’un milieu modeste, elle fut à la fois une aventurière, une militante, et une femme de pouvoir et d’influence. Sa vie a donné lieu à de multiples biographies.
Au milieu de l’allée centrale une assez belle sculpture du Christ. Au fond, la tombe du général Aramburu, militaire et président, qui rendit le pouvoir aux civils en fut plus tard assassiné.
Les touristes, non familiers de l’histoire argentine, ne s’y attardent en général pas longtemps, d’autant plus que les restaurants et les cafés de l’autre côté de la rue sont très animés le soir et n’invitent guère à une réflexion sur la vanité du monde...