Un embarcadère sur le Nil en plein centre ville. Des barques à moteur pour traverser le fleuve et rejoindre une rive verte. Sur l’île comme dans toute la capitale soudanaise, les habitations ne s’approchent pas du fleuve indompté. La vie rurale y semble se poursuivre immuable depuis la nuit des temps, avec l’âne et la faucille. Un détail pourtant corrige cette impression : le grondement de moteurs, ceux des pompes à eau qui parsèment les berges du Nil pour irriguer les champs.
Là confluent Nil Blanc et Nil Bleu, sans tumulte, du moins en ce mois de décembre. Venu l’un des plateaux éthiopiens et l’autre du lac Victoria, les deux fleuves se rejoignent et poursuivent ensemble leur course vers le Nord et la Méditerranée. Là, sur la pointe de l'île, face à ce spectacle, le voyageur connaît son bonheur.