Vous allez peut-être penser que c'est une attitude conservatrice et un peu bornée que de déplorer la destruction des anciens quartiers d'habitations basses traditionnelles à Shanghaï. Les fameux lilongs sont en voie de disparition rapide, les maisons à cour carrée si caractéristiques d'une culture ancestrale se font plus rares. Les habitants des ruelles sont progressivement relogés dans de grands ensembles en périphérie, où certes ils trouvent le confort moderne, mais où ils peinent à retrouver les anciennes sociabilités de la vie quartier, en partie collective. En arrivant dans les grandes métropoles chinoises et en parcourant les interminables forêts de tours et de barres, vous aurez peut-être l'impression que les Chinois font les mêmes erreurs urbanistiques que certains pays industriels dans les années 1960-70. Mais avec toute la démesure qui les caractérise...
Ces maisons basses en bois teintées de rouge visibles sur la photo sont encore debout. Elles se trouvent notamment dans les rues adjacentes à la vieille ville reconstruite dans les années 1980. Dans ces ruelles, on est dans le vrai Shanghai populaire.