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	<title>Voix Nomades</title>
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	<description> Voix Nomades</description>
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		<title>Voyage au bureau de vote</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Mar 2010 17:34:11 GMT</pubDate>
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		<description>Aujourd'hui en France est jour de votation et dans le bureau de vote qui n'est plus celui de mon quartier( mais où à cause de ma négligence administrative, je continue d'aller voter), de très vieilles dames, toutes embijoutées et toutes apprêtées (très belles tout simplement)preaient en charge les opérations de vote... et la lenteur de leurs gestes s'ajoutant à la concentration qui s'avérait si nécessaire à leur réalisation (afin de combattre notamment des tremblements intempestifs)emplissaient ce lieu d'une légère bouffée républicaine réjouissante.</description>
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		<title>Carnet de dessins Egypte</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-5595_Carnet_de_dessins_Egypte.html</link>
		<pubDate>Thu, 04 Mar 2010 20:09:14 GMT</pubDate>
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		<description>Mer  rouge et montagnes</description>
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		<title>La souterraine, chef-lieu de canton de la Creuse</title>
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		<pubDate>Sun, 21 Feb 2010 13:31:49 GMT</pubDate>
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		<description>Parti dans ce coin-là de France pour « machiner » de possibles solutions d'habitat pour des personnes lourdement handicapées, je me retrouvais à La Souterraine, chef-lieu de canton de la Creuse, petite commune dont je ne connaissais rien, hormis le roman éponyme de Christophe Pradeau, paru chez Verdier en 2005 et dont l'action, de toute façon, ne s'y déroule pas : autant dire que malgré ses qualités, la connaissance de cet ouvrage ne m'était d'aucune utilité pour accroître un tant soit peu les miennes sur ce coin de France, charmant au demeurant. Car comme le proclame (à juste titre) l'office du tourisme local « La Souterraine » est une cité médiévale de caractère, disposant d'un patrimoine culturel et historique remarquable : une église du onzième, la Porte Saint Jean, la lanterne des morts... 
Mais il faisait gris en cette fin d'après midi, la pluie bruinait, froide et lourde et la chambre de l'hôtel de la Porte Saint Jean réussissait, en dépit d'un volume habitable très largement supérieur à celui de l'ordinaire d'une chambre d'hôtel classé deux étoiles, à provoquer chez moi des sensations d'étouffement et d'angoisse. Ce qui m'obligeait à quitter la chambre pour retrouver la grisaille pluvieuse du dehors, que ne consolerait pas la sympathie réconfortante et chaleureuse d'un rade, car il fallait bien le constater, La Souterraine semblait peu pourvue en bars et autres cafés... Mais il est préférable de cesser là cette description. Je sais trop combien une humeur (phagocytée par une pluie persistante et une chambre peu amène) peut tromper le regard et estomper l'éventuelle grâce d'un lieu. Je reviendrai d'ici quelques semaines, sans retenue ni réticence, mais plutôt étonné de la façon dont le personnel du Centre de Rééducation, qui se trouve à quelques kilomètres de là, emplit d'une douceur qu'on dirait celle qui nous advient lors d'une chute de neige...</description>
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		<title>Arriver à Montbard, ma destination</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-5568_Arriver_a_Montbard__ma_destination.html</link>
		<pubDate>Thu, 18 Feb 2010 18:11:43 GMT</pubDate>
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		<description>J'arrive un « peu juste » Gare de Lyon pour saisir le TGV en direction de Dijon-ville, en conséquence de quoi, je monte dans la première voiture et entreprends (littéralement) la traversée du train vers la voiture et la place que les services automatisés de réservation m'ont attribué. Ce qui équivaut, en cette fin de matinée à une traversée de solitudes qui ne se différentient que par l'activité qui concentre toute leur attention : fascination d'un écran (et parmi eux, celui qui attaque son clavier d'ordinateur comme s'il jouait une sonate de Brahms), lecture flottante d'un roman de Lévy (pas BHL, mais Marc !) ou rêverie un peu ébahie devant le paysage qui se met à défiler comme hypnotiquement. Et parmi eux cependant, un petit être vivant, presque un nouveau-né avec qui j'échange un regard de connivence, dont l'essentiel veut dire « que se donner la peine de vivre ne peut jamais se faire seul... ». Puis traversée de paysages enneigés pour arriver à Montbard, ma destination. Montbard est le pays natal de Georges Louis Leclerc, comte de Buffon comme me le rappelle la statue qui trône place de la Gare. Buffon qui écrira que seuls, « les recueils de d'expériences et d'observations sont des livres qui permettent d'augmenter nos connaissances » : ce simple rappel pour celui qui prétend écrire justifierait à lui seul ce déplacement ! Le retour se fera dans un train régional qui s'arrêtera successivement à Nuit-sous-Ravières, Tonnerre, Saint Florentin-Vergny, La Roche Migennes, Joigny et Sens, comme une fragile déambulation intime dans une bourgogne gracieuse et patiente, autre rappel au travailleur pressé qu'il convient toujours de distinguer se déplacer et voyager.</description>
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		<title>La fin de la pauvreté ?, film de Philippe Diaz</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-5564_La_fin_de_la_pauvrete____film_de_Philippe.html</link>
		<pubDate>Mon, 15 Feb 2010 07:21:34 GMT</pubDate>
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		<description>La fin de la pauvreté ? est un documentaire coup de poing ! Le point d'Interrogation est le sujet du film. 

Le débat prévu à l'issue de la projection tarde. On est estomaqué. Impossible de retenir les chiffres ahurissants et pourtant vrais. Les morts de faim chaque jour, les millions de dollars versés par l'Afrique aux pays riches, au nom de la dette... Les diapos interrompent le cours des images avec ces chiffres toujours aussi considérables. Ce sont les pauvres qui financent notre richesse. 

Ne feignons pas de l'ignorer : c'est en 1492 qu'a commencé la mondialisation. L'or et l'argent des Amériques a permis le développement du commerce, l'esclavage, la révolution industrielle... On pourrait croire que tout est terminé : l'esclavage, la colonisation. Voire.

Après le rappel historiques, les économistes analysent la mondialisation actuelle, les prix Nobel, Mr. Stiglitz et Amartya Sen, témoins plus qu'honorables et crédibles. 

Mais c'est un  film que nous sommes venus voir. Des histoires, des personnages. Les images sont éloquentes. Les paroles des pauvres sont touchantes, en Portugais au Brésil, en Anglais au Kenya, en Espagnol en Bolivie. Elles racontent toujours la dépossession des terres par des multinationales, les privatisations, la destruction des solidarités traditionnelles.

Deux séquences s'opposent : la première montre la messe dans la magnifique cathédrale baroque de Sucre, tandis que les Blancs sont sur les bancs des travées, une indienne s'assoit par terre.  La seconde raconte la guerre de l'eau, gagnée par les Indiens. Victoire de la communauté sur la privatisation.

Leçon de morale : il existe des biens communs qu'on ne doit pas privatiser : l'eau, l'air, l'éducation et la santé. Cette leçon devrait aussi prévaloir dans nos pays riches. Nous avons aussi à apprendre des indiens de Bolivie.

A voir absolument : http://www.lafindelapauvrete.com

Miriam</description>
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	<item>
		<title>Yemen</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-5562_Yemen.html</link>
		<pubDate>Sun, 14 Feb 2010 20:43:23 GMT</pubDate>
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		<description>Rada. 
Lundi 09 avril. 
Nous roulons plusieurs heures, serrés et assoiffés, et nous arrivons courbatus à Rada. L'Hôtel kitch est envahi de soldats. Deux pick-up armés de mitrailleuses en gardent l'entrée. 
Cette ville est évidemment très peu fréquentée des touristes, et tout le long de la visite, nous serons accompagné par un garde du corps en treillis bleu de la police. On apprend dans le guide que la ville fut fondée avant l'ère islamique, comme en témoigne les ruines, stèles gravées de caractères sud-arabiques et vestiges de systèmes d'irrigation que les archéologues ont exhumés sur plusieurs sites alentour. 
 Comme à San'â, les maisons sont en pierre de taille et les niveaux supérieurs en brique .Certaines maisons aux abords du marché présentent des façades décorées de frises blanches. On trouve aussi quelques fenêtres en albâtre et de très jolis volets en bois ouvragé. Le marché, avec ses ruelles étroites et ses échoppes d'où montent des senteurs épicées, est très pittoresque. Mes amis s'arrêtent chez le barbier, moi, j'attendrai San'â .
Construite vers 1512, la superbe mosquée AI-Almiriya est une merveille de légèreté. Sur sa façade restaurée, des Mousharabieh, panneaux de bois très esthétiquement ouvragés, ferment l'ouverture d'une fenêtre. 
Cette mosquée est dépourvue de minaret, mais surmontée de six grandes et hautes coupoles de style indien qui couvrent la salle de prières. Je découvre alors une décoration exceptionnelle, une large et puissante inscription historique en stuc ceinturant la salle. Elle présente des motifs à entrelacs géométriques ou floraux et de nombreux bandeaux à inscriptions coraniques. La forteresse que nous voyons en en face est bâtie sur un éperon rocheux. Hélas, les militaires qui l'occupent actuellement en interdisent la visite.
Sur la terrasse, des merlons au profil élancé couronnent l'édifice d'une dentelle immaculée. En dessous s'étendent un caravansérail, un bassin à ablutions et une petite mosquée réservée aux femmes. L'ensemble, très dégradé ces dernières années, fait actuellement l'objet d'un programme international de restauration très réussi.
Nous rentrons à l'hôtel, dont le hall très coloré diffuse en boucle les infos, sous le portait du président. Dans la boutique adjacente, au milieu des paquets de biscuits trône l'image de Saddam Hussein.</description>
	</item>
	<item>
		<title>Yemen 2007 04</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-5561_Yemen_2007_04.html</link>
		<pubDate>Sun, 14 Feb 2010 20:27:50 GMT</pubDate>
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		<description>Rada, la superbe mosquée AI-Almiriya.</description>
	</item>
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		<title>Quelques pas en Syrie</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-5556_Quelques_pas_en_Syrie.html</link>
		<pubDate>Sun, 14 Feb 2010 18:48:47 GMT</pubDate>
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		<description>Au cours de mon voyage à pieds vers Jérusalem. Je suis passé en Syrie.
Formidable pays. J'ai eu un mal fou à le quitter.
J'aime beaucoup ce pays et ses habitants. Alep fantastique. Hamas la plus religieuse des villes de Syrie, splendide avec ses Norias. Hom's avec son vieux souck. Tartus et surtout Tadmore et ou Palmyra. Puis la ville la plus ancienne Damas. J'ai adoré ce pays. 
Je le conseille. Je conseille également un passage à Maaloula et le monastère de Deir Mar Musa Al-Habashi. Vraiment fantastique.</description>
	</item>
	<item>
		<title>Le voyage</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-5554_Le_voyage.html</link>
		<pubDate>Fri, 12 Feb 2010 19:55:37 GMT</pubDate>
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		<description>Je voyage pour rencontrer les hommes, pour l'humanisme, c'est du moins ce que j'explique quand on me demande pourquoi je pars. Cela fait plaisir à ceux qui m'interroge. J'y crois au départ. 
Mais au fils des rencontres l'humanisme s'effrite et au bout du compte le seul homme qu'il m'est possible de rencontrer c'est moi.
La balade c'est toujours une promenade avec soi.
Mais une âme d'aventurier ne peut se réjouir enracinée dans son quotidien..&quot;</description>
	</item>
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		<title>Partir à Liège (Belgique ou plutôt Wallonie)</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-5531_Partir_a_Liege__Belgique_ou_plutot_Wallon.html</link>
		<pubDate>Thu, 04 Feb 2010 22:09:14 GMT</pubDate>
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		<description>Partir à Liège (Belgique ou plutôt Wallonie). S'apercevoir que l'on ne sait rien ou presque de cette ville : une évocation cycliste (la « fameuse » classique de début de saison Liège-Bastogne-Liège), une autre à caractère gastronomique (café ou chocolat liégeois) et une dernière à caractère botanique (le chêne liège) pour laquelle un doute nous submerge aussitôt... Se glisser dans une gare du Nord quelque peu endimanché (sur le quai, des grand-mère accompagnant leur petite fille, des amoureuses s'accrochant aux flancs et aux baisers de leurs amants...), dans l'internationalisme uniformisé d'un Thalys. Et à Bruxelles, devoir renoncer au confort de la grande vitesse pour cause de vitre brisée. Emprunter un omnibus et retrouver l'humanité métissée des voyageurs du cru : jeunes lycéens partant retrouver l'ennui d'un bahut, couples revenant d'une visite familiale, les bras encombrés de paquets, bavardages joyeux et belles trognes d'humains qu'on aimerait savoir dessiner... Se retrouver ébahi qu'au passage d'une certaine ville, les messages d'informations (sonores et visuels) jusque là distillés en deux langues, ne le sont plus qu'en flamand, s'étonner de cette forme insidieuse de la pandémie de « l'identité nationale » (aucun vaccin disponible à ce jour). Dans notre wagon, engager la conversation en français avec un jeune couple, preuve que des traces silencieuses demeurent toujours dans le tout de ce qu'explicitement l'identité nationale voudrait exclure. Puis au passage d'une autre ville, entendre réapparaître le bilinguisme, comme une frontière qui s'estompe...
Gare de Liège sous la neige : ce monument disproportionnée de fer et de verre, geste architectural se voulant de modernité, posé comme un pachyderme dans un magasin de porcelaine. Retrouver le jeune chercheur du Lentic qui nous accueille pour un séminaire de travail devant se tenir le lendemain. Petit tour de la « Cité ardente » dont on comprend aussitôt la grâce que respirent les villes construites à partir d'un fleuve (La Meuse) qui les traverse de part en part. Terminer la soirée (la nuit) dans un restaurant (Le labo 4), qui s'est installé dans un ancien laboratoire de biochimie dressé au milieu d'un parc.</description>
	</item>
	<item>
		<title>Java;  janvier 1992</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-5530_Java___janvier_1992.html</link>
		<pubDate>Thu, 04 Feb 2010 17:35:09 GMT</pubDate>
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		<description>Djakarta; le train pour Yogja
La gare est immense, une marée humaine me submerge. Heureusement, en général, mes nouveaux compagnons ne dépassent pas mon mètre soixante neuf. Je parviens à m'orienter, mais cet environnement m'est complètement étranger. Les panneaux, écrits en caractères inconnus me laissent perplexe. Tout le monde se bouscule et sans trop savoir d'où il vient, un type se propose d'aller me procurer un billet. J'accepte,...et regrette aussitôt ; dans cette cohue, je les perds de vue, lui et mes roupies. Mais mon bienfaiteur tient parole, et me tend fièrement mon billet de train, m'indique le quai où une foule colorée plus laborieuse que joyeuse entoure les wagons. Je me laisse guider et finit par trouver une place sur une banquette côté fenêtre dans le sens de la marche. Des enfants courent dans l'allée centrale. Passent ensuite une femme avec des fruits, un mendiant à quatre pattes, un vendeur de journaux, une porteuse de boissons tièdes, des fonctionnaires en habit gris...
arrive enfin mon voisin.
Il a le visage juvénile, quoique assez sévère, cheveux courts, noirs, pas un poil de graisse ne déborde de son costume strict. J'apprends rapidement dans un anglais approximatif que nous nous rendons dans la même ville. Puis nous échangeons au prix de nombreuses confusions, des banalités, assez cependant pour nous connaître nous et nos deux pays.
La ville de Yogjakarta n'est guère éloignée que de 430 kilomètres, mais une nuit et quelques coups de dés seront nécessaires pour la rejoindre. Dradjan, ça doit s'écrire ainsi, apprend à jouer aux yams ! Une bonne volonté et beaucoup d'erreurs plus tard, nous nous enfonçons dans la nuit équatoriale</description>
	</item>
	<item>
		<title>Praia de pipa</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-5522_Praia_de_pipa.html</link>
		<pubDate>Wed, 27 Jan 2010 18:01:07 GMT</pubDate>
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		<description>19.01-23.01

Praia de pipa est un village de plages à 100 km de la ville de Natal. Ce village fait partie d'un endroit appelé Tibau do sul.
L'endroit est touristique mais pourtant très agréable.
J'ai logé dans un hostel appelé Sugar Cane tenu par un anglais de 24 ans qui a voyagé à peu près dans le monde entier.

L'hostel était super et j'y ai fait la connaissance de Martin, Sandy et Giga des argentins ainsi que de Angelica, Francisca et Constanza, des chiliennes.
Il y avait également des anglais, des allemands, un français...

Bref, ça a été l'auberge espagnole pendant quelques jours et c'était vraiment bien!

Je suis partie depuis pour Salvador de bahia, dont je vous donnerai des nouvelles bientôt.

Vous embrasse...</description>
	</item>
	<item>
		<title>Ni sé donde...</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-5497_Ni_se_donde.html</link>
		<pubDate>Fri, 22 Jan 2010 23:15:33 GMT</pubDate>
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		<description>I look at all the lonely people,
where do they all come from?
All the lonely people,
where do they all belong?</description>
	</item>
	<item>
		<title>janvier 1990 , Prague.</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-5487_janvier_1990___Prague..html</link>
		<pubDate>Thu, 21 Jan 2010 09:52:23 GMT</pubDate>
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		<description>Place Venceslas 
Après un petit déjeuner rapidement conclu, nous partons faire connaissance avec la place Venceslas. Difficile d'y échapper, c'est le rendez-vous de l'histoire tchèque. Ce n'est en fait qu'une longue avenue, large de soixante mètres. Deux voies séparées par un terre plein désolant de béton se partagent la circulation. Les taxis, rangés, n'attendent personne, c'est dimanche. En haut, un bâtiment lourd et gris s'est échoué, le musée national. A ses pieds s'élève la statue équestre de Venceslas. L'endroit est émouvant, silencieux, couvert de fleurs. Sur le chevalier de bronze et à même le sol ont dégouliné les bougies allumées au cours des derniers mois, en mémoire des martyrs, militants ou résistants morts pour la liberté. Etranger aux avatars de cette fin de siècle, son socle vêtu de photos et d'affiches, le Protecteur de la Bohème essuie la pluie du matin. Quelques mètres plus bas, des parapluies forment une ronde. Là reposent tulipes et oeillets, portraits entourés du drapeau national. C'est ici, qu'il y a vingt et un ans, l'étudiant Jan Palach s'est immolé par le feu, un soir de janvier 1969. 
Dix heures sonnent; au ciné Alfa on projette &quot;Rain Man&quot;. Un bistrot pas cher distribue la bière à la chaine. Dans les kiosques, les fleuristes pointent le bout de leur nez. Les balayeurs tirent sur un dernier mégot tandis qu'une Porsche remonte l'avenue à faible allure. De larges banderoles rappellent les récents changements, partout les batiments ont déployé les couleurs tchèques. Fixé aux fenêtres ou à des panneaux mobiles, collé sur une vitrine ou sur un mur, le président Vaclav Havel arrête nos regards. 
Le soleil a fait son apparition, les façades, avenue Narodni, prennent une teinte abricot. Nous glissons le long des quais...</description>
	</item>
	<item>
		<title>Manaus</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-5475_Manaus.html</link>
		<pubDate>Thu, 14 Jan 2010 19:48:25 GMT</pubDate>
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		<description>Bateau du porto flutuante à la rencontre des eaux</description>
	</item>
	<item>
		<title>Manaus</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-5474_Manaus.html</link>
		<pubDate>Thu, 14 Jan 2010 19:23:49 GMT</pubDate>
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		<description>Manaus (des indiens Manaos) est la capitale de l'état de l'Amazonas, fondée en 1669, par les portugais bien sûr. 
La ville est située au bord du Río negro. Il y a tout juste 200 ans cette ville n'était qu'un village qui fut boosté à une vitesse folle par l'ascension du commerce du caoutchouc.

Aujourd'hui la ville compte près d'1'700'000 habitants et est plutôt particulière. A la fois calme et agitée, riche et pauvre, vieille et neuve. L'architecture coloniale sauve complètement l'esthétique de la ville.
Il y pleut tous les jours en hiver (donc maintenant, c'est encore l'hémisphère nord) mais n'y fait que très rarement moins de 30 degrés. 

Voici donc plusieurs photos de Manaus, le centre, le port et le voyage en bateau pour rejoindre la rencontre des eaux entre le Río negro et l'amazone.</description>
	</item>
	<item>
		<title>Ciudad Bolivar</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-5471_Ciudad_Bolivar.html</link>
		<pubDate>Mon, 11 Jan 2010 13:30:12 GMT</pubDate>
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		<description>Voici donc Ciudad bolivar, ville sans grand intérêt dans laquelle j'ai passé deux nuits.
J'y ai rencontré quelques personnes plutôt sympa...
La ville est jolie mais n'a pratiquement aucune vie culturelle réellement intéressante, j'en ai donc vite fait le tour. 
La ville est située dans une région qu'on appelle le plateau des guyanes ou la guyane vénézuélienne et est longée par le fleuve de l'Orénoque.
Le centre historique est aux couleurs africaines et beaucoup de maisons datent de l'époque coloniale, dont la Posada dans laquelle j'ai logé le temps de m'organiser pour aller au Brésil.

Comme je quitte le Vénézuéla, je profite pour vous donner quelques infos.
L'homme qui divise le pays est bien entendu Hugo Chavez, il est difficile de savoir quel est le pourcentage de partisans mais il semblerait que sa cotte soit intacte auprès des classes sociales les plus pauvres tandis qu'il perdrait énormément de voix dans la classe moyenne. C'est un grand narcissique et il y a des pancartes immenses avec sa photo à l'entrée de chaque ville ou devant tout chantier. Les forces de l'ordre portent sur leur uniforme le slogan &quot;patria, socialismo o muerte&quot;.
Ce pays est beau mais malheureusement, pour quasiment tout, très mal organisé...
Le salaire moyen est de 300 (CHF) par mois alors que les prix de la nourriture sont quasiment identiques aux nôtres. Si comme moi vous vous demandez comment ils font, c'est simple, ils ne font pas. Les rues sont vides le soir, très peu de personnes peuvent s'offrir un verre ou un restau.  Le taux de pauvreté serait d'environ 20%. Le pays a clôt l'année 2009 avec une inflation de 25%. Même s'il semble que Chavez ait en effet aidé à ce que les plus pauvres soient alphabétisés et trouvent un travail, tout le monde ici se sent &quot;Cubanisado&quot; (cubanisé). La liberté n'est plus ce qu'elle était.
Lorsqu'un vénézuélien part en vacances, il a un certain budget (peu importe sa fortune) décidé par le gouvernement, suivant bien sûr le pays où il va. Il ne peut pas dépenser à sa guise mais doit respecter une limite bien précise.
Le pays achète les dollars et les euros mais n'en vend pas, afin de faire en sorte que l'argent soit dépensé dans sa totalité à l'intérieur du pays. Le comble de l'hypocrisie c'est qu'il y a bien sur un marché noir pour le change de l'argent dont le taux est annoncé tous les jours dans les journaux nationaux.

En gros, le Vénézuéla est un très beau pays qui semble malheureusement être arrivé à un cul-de-sac. J'y ai rencontré de nombreuses personnes hyper serviables dont certains qui m'ont donné leur numéro au cas où j'aurais quoi que ce soit comme problème. J'ai énormément senti ce besoin de protéger le touriste des &quot;dangers&quot; du Vénézuéla. Finalement, malgré tout ce qu'on dit chez nous, beaucoup de vénézuéliens et de voyageurs m'ont dit que la Colombie était un pays prospère et beaucoup moins dangereux que ce que l'on nous laissait croire. Caracas est en fait la capitale du crime...mondiale, le taux d'homicides ayant augmenté de plus de 67% depuis la première élection de Chavez.</description>
	</item>
	<item>
		<title>Mérida</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-5467_Merida.html</link>
		<pubDate>Fri, 08 Jan 2010 14:18:53 GMT</pubDate>
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		<description>Posada et centro</description>
	</item>
	<item>
		<title>Tassili du Hoggar, décembre 2007</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-5459_Tassili_du_Hoggar__decembre_2007.html</link>
		<pubDate>Mon, 04 Jan 2010 19:33:57 GMT</pubDate>
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		<description>C'est notre dernière soirée dans le Tassili du Hoggar, à une trentaine de kilomètres de Tamanrasset. Un vent glacé me fait frissonner ; nous nous serrons autour du feu, emmitouflés dans de vieilles couvertures. Ce soir, la lune se lèvera tard et maintenant, dans le ciel noir, les étoiles dansent. Orion, trio inséparable, pointe à l'est fidèle au rendez-vous.
Les yeux pétillent ; le vent, le sable et la fatigue mêlés aux souvenirs d'hier: les aiguilles de Tilenfezza, Youf Ehaket où dans l'oued Tintarabin, émergent à fleur de sable deux grandes dalles couvertes de gravures ,In Akacher,forteresses de grés, El Ghessour,ses labyrinthes ciselés et ses canyons sableux .

Moussa nous mène partout sans hésitation. Il connaît les moindres recoins où le peintre rupestre local a laissé son empreinte. Il reconnaît la gazelle et le chacal à leur trace, mais il s'embrouille un peu avec le nom des oiseaux. Si c'est gros, c'est un aigle, noir c'est un corbeau. En tout cas, comme tous les Touaregs, il a horreur des serpents. La petite vipère de Youf Ahaket en a fait l'amère expérience.
Voilà après quelques devinettes, des jeux écrits dans le sable, le pain est cuit.
Nous filons dans nos sacs de couchage, bonnet sur la tête et chaussettes aux pieds.
Cette nuit , l'eau a gelé et nous aussi.</description>
	</item>
	<item>
		<title>Sauver une palmeraie. Douar Indfiane Tata - Action - Kettar</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-5449_Sauver_une_palmeraie._Douar_Indfiane_Tata.html</link>
		<pubDate>Mon, 28 Dec 2009 17:12:55 GMT</pubDate>
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		<description>Depuis l'annonce de la possibilité d'une rennaissance de la Palmeraie, une synergie, une volonté générale, féminine, des jeunes, des adultes : tout le douar a réagi !
Cela se traduit par les sourires, une convivialité nouvelle mais aussi par les questionnements !

Et pourtant, encore une fois, parce qu'une solution se dessine :
- L'association qui n'était plus en règle, devait se mettre à niveau pour renouveler un bureau qui n'existait plus.
Alors qu'une porte s'entr'ouvre !
      - Les vieilles histoires familiales, 
      - Les rivalités ressurgissent.

Nous sommes sollicités pour animer l'arbitrage qui permettrait de trouver des solutions, pour arrondir les angles !

       Nous mettrons toute notre énérgie pour essayer d'aplanir ces différents entre clans et familles: 
                  les palmiers et terres en friche, mais aussi les enfants et leurs mères attendent, pleine d'espérance, qu'un jour nouveau leur apporte l'espoir de transmettre autre chose que le questionnement sur le devenir !</description>
	</item>
	<item>
		<title>Une nuit sur le Mont Moïse dans le Sinaï</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-5448_Une_nuit_sur_le_Mont_Moise_dans_le_Sinai.html</link>
		<pubDate>Sun, 20 Dec 2009 17:36:04 GMT</pubDate>
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		<description>Un coucher de soleil, une nuit à la belle étoile, un lever de soleil sur le Sinaï, un rêve réalisé.</description>
	</item>
	<item>
		<title>Quelques images du mur</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-5447_Quelques_images_du_mur.html</link>
		<pubDate>Sun, 20 Dec 2009 16:20:58 GMT</pubDate>
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		<description>J'ai vécu deux mois près du mur de séparation, et j'ai pu voir l'mpact de ce mur sur la vie quotidienne des Palestiniens</description>
	</item>
	<item>
		<title>Berlin 1989</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-5444_Berlin_1989.html</link>
		<pubDate>Fri, 18 Dec 2009 07:18:24 GMT</pubDate>
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		<description>Le mur, 2 décembre 1989
Malmenée par les autoroutes est-allemandes,
 épuisée par les douze heures de route,
 la  4L rouge se gare enfin. 
Je m'extirpe de l'habitacle.
 Check Point Charlie s'éveille à deux pas,
 tandis que le mur vit ses derniers jours 
avant de rentrer au musée.
En dépit d'un court arrêt
 au poste frontière de Wartha
pour soulager un besoin bien naturel, 
nous signons notre entrée dans l'histoire.
Le jour se lève.
Personne dans les rues, normal, il,
il fait dix degrés en dessous de zéro
Sept heures ce matin,
 Nous attaquons le mur au burin...</description>
	</item>
	<item>
		<title>Sanaa avril 2007</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-5418_Sanaa_avril_2007.html</link>
		<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 20:56:18 GMT</pubDate>
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		<description>Dimanche 01 avril 2007 
Sanaa Jours 1 et 2.
Je ne rêve pas ; les yeux emplis de soleil et d'admiration, saoulés de coups de klaxons, de clameurs, nous déambulons dans un autre temps. Le bruit est omniprésent, et nous nous habituerons... le calme revient tard dans la nuit, mais c'est l'heure où Yahya, notre chauffeur ronfle...
 Beaucoup d'hommes dans les rues, des femmes aussi toute de noir vêtues. Elles doivent être jolies, cependant on ne les voit pas... Quant à ma tunique blanche achetée devant la porte du Yémen, elle me fait plus ressembler à un missionnaire qu'à un autochtone. « Faransi, good ; Zidane », ici on aime la France. Je n'y suis pour rien, mais c'est bon à prendre.

Mardi 03 avril 
Jour3. Check point : le premier d'une longue série. Trois militaires en treillis de brousse nous invitent à leur table. Séance photo- je promets de garder celle ci dans l'album tant les gars sont fiers de leur arme. Jambia ou pistolet, Kalachnikov ou vieille pétoire manufacturée à Saint -Etienne, sont des parures plus ornementales qu'agressives. Elles sont d'ailleurs peu à peu remplacées par le téléphone portable, tout aussi redoutable.
Après Marib, ancienne capitale de la mythique reine de Saba, nous filons vers le « quartier vide », ultime prolongement du désert d'Arabie. Une longue route asphaltée le traverse. Nous empruntons bientôt une piste de sable, pour nous rendre plein est dans l'Hadramaout.</description>
	</item>
	<item>
		<title>Sauver une Palmeraie (suite) Tata Douar Indfiane - Kettaras</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-5384_Sauver_une_Palmeraie__suite__Tata_Douar_I.html</link>
		<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 16:17:31 GMT</pubDate>
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		<description>La palmeraie du Douar Indfiane n'est qu'en partie exploitée car, pour les 32 kanouns vivants toujours au douar (200pers + 50 enfants),l'équilibre naturel, origine de l'existence même de la vie en palmeraie, défini entre population, nature et eau, a été rompu. Les palmiers toujours présents, manquent d'eau, car l'eau pour l'irrigation pour cette population est chère.
Cette eau qui autrefois, à la création de cette palmeraie provenait, &quot;gratuite&quot; d'une source située à 3500 m en amont (c'est sur ces bases que furent plantés les palmiers)est tirée du puit du douar que gére l'association Takackachete qui recense les douze responsables des 32 familles adhérentes du douar.
Cette eau est payante: pompage, pompe, entretien, fuel !

Et pourtant l'eau de la source s'écoule toujours, d'origine artésienne (située sur la rive opposée de l'Oued Tata), cette source existe toujours, pérenne, à côté du douar Agoujgal !

Pour la création de cette palmeraie, les anciens avaient creusé à même la terre cette galerie, dite &quot;kettaras&quot;, sur une soixantaine de metres pour reccueillir cette eau, &quot;don de la nature&quot; et la canaliser au travers de l'oued par canaux façonnés, aqueducs, séguias (à même la terre), bassin de retention, pour la livrer 3500 m en aval, sur l'autre rive, vers les zones nord et sud des parcelles vivrières du Douar Indfiane. 
[img][/img]

Le cycle a été rompu car des éboulements se sont produits dans cette galerie souterraine,
- parce que tout au long de ces canaux et séguias, les populations riveraines viennent y faire leur lessive, 
- parce que moins d'hommes sont là pour veiller aux malveillances, comme aux jeux des enfants qui consistent à boucher ou casser les ouvrages en place.

L'assistance et les conseils deviennent nécessaires pour la refection de cette galerie et pour revitaliser l'organisation millénnaire qui avait su faire fructifier cette palmeraie: 
- les y aider c'est permettre de doubler ou tripler les revenus actuels de ces familles grâce aux dattes ainsi produites !

Est il nécessaire de revenir si loin en arrière, me direz vous, pour concevoir le développement durable ?
De manière primaire certes non ! mais pour mieux intégrer une population aux éxigences économiques nouvelles et leur permettre de sauvegarder:
- leurs terres vivrières,
- leurs palmiers dattiers, 
- leur capital !  
  oui, il est nécessaire d'aider cette communauté à resaisir ce qui lui revient de droit.
Signé Simon9340</description>
	</item>
	<item>
		<title>De Sabrosa à Pinhao découverte de la vallée du Douro</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-5368_De_Sabrosa_a_Pinhao_decouverte_de_la_vall.html</link>
		<pubDate>Tue, 27 Oct 2009 18:02:04 GMT</pubDate>
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		<description>Nous avons choisi  la petite ville de Sabrosa comme point de départ de la déouverte de la Vallée du Douro . La petite route N323 qui allait nous mener vers Pinhao fut un enchantement de couleurs des vignes  mêlées aux vert argenté des oliviers</description>
	</item>
	<item>
		<title>Film Dar Infiane - Tata</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-5360_Film_Dar_Infiane___Tata.html</link>
		<pubDate>Fri, 23 Oct 2009 15:05:49 GMT</pubDate>
		<enclosure url="http://www.voix-nomades.com/medias/pays/pays-111_1722_carnet_5360_1.jpg" length="43158" type="image/jpeg" />
		<description>AvanSvant de vous parler des besoins de résolutions des technicités millénaires d'irrigation de l'Oasis, les kettaras,et de sa palmeraie, milieu de vie et d'équilibre parfait entre eau, population et palmiers, nous vous invitons  à avoir ce regard sur ces lieux d'une nouvelle vie, que nous tenterons de vous faire découvrir et aimer.

Dans cette attente
Simon9340

Film à visionner:
http://www.youtube.com/watch?v=YIuvEBhDBxs</description>
	</item>
	<item>
		<title>Dar Infiane - Tata - Douar Indfiane -</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-5358_Dar_Infiane___Tata___Douar_Indfiane__.html</link>
		<pubDate>Fri, 23 Oct 2009 14:26:49 GMT</pubDate>
		<description>Découverte de la vie en Oasis - Entre tradition et modernité !

Nous habitions au Maroc depui 20 années quand, conquis par ces régions, définies par l'histoire comme &quot;Maroc inutile&quot;, au regard des essais de modernité en vie citadine,
nous avons découvert Tata et Douar Indfiane !
Coup de coeur, nous y projetions avec des activités d'éco et agro-tourisme la réhabilitation d'une vieille bâtisse, qui devint Dar Infiane, en nous préoccupant de respecter les régles que nous devinions comme fondamentales à l'équilibre oasien:
- Nature, eau et population !
Nous nous préoccupions en premier lieu de respecter ces lieux, espaces et volumes d'un habitat oasien ainsi découvert et rencontré !

Nous cherchions à conserver avec pour seul but de faire partager ainsi espaces et cultures à ceux que nous chercherions à faire venir.

En second lieu nous cherchions à trouver les axes et moyens de communications pour faire reconnaitre ces &quot;Oasis oubliées&quot; .

Nous prenions parti de faire valoir en particulier &quot;culture et authenticité&quot;

Nous devions apprendre, reconnaitre, échanger!

Nous formions un personnel féminin local aux techniques et pratiques des éxigences hôtelières au plus haut niveau &quot;défi d'excellence&quot; !

Nous nous developpions ainsi sur les critères de sincérité, d'authenticité.

Des années se sont ainsi écoulées !
Grâce à une équipe, ce projet a permis de faire découvrir Tata et la culture du Sud Maroc à une clientèle aux origines du monde entier.

Ce projet permettait également à un certain nombre de familles de prendre conscience d'un patrimoine bâti local.

Nous inscrivant dans cette réalité jusqu'à vouloir habiter définitivement ces lieux pour fin 2009;
- avant de vous faire partager ces lieux, avec leurs problèmatiques humaines, de survie, de vie et d'adaptation, aussi bien aux changements climatiques qu'aux éxigences d'une modernité,
- avant de vous parler des besoins en urgence, des résolutions des technicités millénaires d'irrigation de l'Oasis et de sa palmeraie, milieu de vie et d'équilibre parfait entre eau, population et nature,</description>
	</item>
	<item>
		<title>Dar Infine, Campement Akka Nait Sidi histoire de rencontres</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-5346_Dar_Infine__Campement_Akka_Nait_Sidi_hist.html</link>
		<pubDate>Tue, 06 Oct 2009 11:08:35 GMT</pubDate>
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		<description>Une équipe, des lieux et espaces époustouflants, des volontés réciproques de rencontres !</description>
	</item>
	<item>
		<title>En route vers le sud marocain, février 2009</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-5343_En_route_vers_le_sud_marocain__fevrier_20.html</link>
		<pubDate>Mon, 05 Oct 2009 12:50:47 GMT</pubDate>
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		<description>Ouarzazate
Il a beaucoup plu cet hiver. Rabat et sa région  ont subi de catastrophiques inondations et vu d'avion, le Maroc a des airs de campagne normande. L'Atlas tout de blanc vêtu, fond, laissant échapper des eaux fraîches  et tumultueuses chargées de limon. 
Nous quittons  Marrakech la belle, ses pétarades et ses gazouillis, ses fumées et ses jardins et sur les traces de Jacques Majorelle, nous nous lançons vers les couleurs du Sud. 
Au prix de dépassements hasardeux, de résonnants coups de klaxons et de freinages énergiques Ouarzazate est rejointe au bout de quelques heures de bus.
Jadis étape caravanière, la ville laisse entrevoir sa richesse passée, sa Medina de Taourit, ses Kasbahs en ruine, celle majestueuse de Tifoultoute, patrimoine mondial de l'UNESCO et celle de Tamesla, moins connue, au sommet de laquelle s'accrochent des nids de cigognes.
Là-bas, la Vallée du Draa est baignée d'une lumière aveuglante. Abonné aux matins gris des Vosges, je cligne des yeux,  mais en revanche, dix degrés suffisent à notre bonheur. Nous quittons lainages et polaires et arborons la panoplie du parfait touriste : casquette, T-shirt et lunettes noires.</description>
	</item>
	<item>
		<title>Marrakech, février 2009</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-5342_Marrakech__fevrier_2009.html</link>
		<pubDate>Mon, 05 Oct 2009 12:42:52 GMT</pubDate>
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		<description>La muraille blanche de l'Atlas barre l'horizon étincelant. Nous sortons de l'aéroport Marrakech Menara. Une 205 beige nous mène à l'hôtel. Il reste peu de 404 ou de 504, voitures que je rencontrais en nombre il y a 20 ans, mais de grosses Mercedes ont pris leur place.
L'hôtel est tout à fait correct pour 300 dirhams, même si l'eau coule bruyamment des robinets. Ici, c'est Gueliz, la ville moderne; la gare est proche et la Koutoubia au bout de la longue avenue.
L'atmosphère de la place Jemaa el Fna reste inchangée. Mais la crise semble être passée par là : beaucoup de monde, des curieux, des porteurs d'eaux et des dresseurs de serpents, mais peu d'acheteurs. En ce mois de février, les travaux offrent aux touristes des occasions de se perdre davantage. On se bouscule, on klaxonne, slalome, on s'agite et on s'évite. Un enfant renversé par une mobylette est relevé en pleurs, tandis qu'un âne aux dents jaunes attend tristement son fardeau. Dans cette rue menant à la Place, des DVD enregistrés en salle sont en vente. Pour un euro on peut entendre tousser quand Leonardo Di Caprio embrasse sa partenaire. 
Le coucher de soleil sur la terrasse du Café de France reste un spectacle inoubliable, quand les fumées des marchands ambulants montent des échoppes dans le  foisonnement des lampes au kérosène. Ces restaurants hélas standardisés font penser à une nuée de lucioles au cœur de la ville. Bien qu'invités avec insistance à nous y asseoir, nous préférons le menu du Toubkal, copieux et très bon marché. 
Un orage menace, nous rentrons à pied, Marrakech pétarade, crie puis murmure. Demain nous prendrons le train pour Casa.</description>
	</item>
	<item>
		<title>Djebel Sagho, février  2009</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-5335_Djebel_Sagho__fevrier__2009.html</link>
		<pubDate>Thu, 01 Oct 2009 08:48:22 GMT</pubDate>
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		<description>Une traversée du Djebel Sagho en février 2009, au départ de Ouarzazate avec une équipe de Dar Daif

Quatre jours de marche, c'est peu, mais assez pour traverser du Sud au nord, le djebel Sagho , ce petit massif de l'Anti Atlas .
Aux portes du Sahara, c'est un désert figé, au relief tourmenté, aux plateaux érodés traversé par de profondes gorges aux falaises déchiquetées. Ces terrains très anciens, jadis soumis à un volcanisme intense, sont constitués de grés, de schistes et de calcaires, d'où émergent par endroit le squelette basaltique d'orgues antédiluviennes.
Ici, la vie s'accroche autour de village aux maisons en pisé où l'électricité est un luxe. Des jardins plantés d'orge de fèves et de blé verdissent à l'ombre des amandiers et des abricotiers. Irrigués par de maigres sources ou par les eaux des montagnes, ils offrent aux habitants, nomades ou sédentaires une vie simple et rude.
Pas de tentation,  donc,  pas de frénésie consommatrice : les hommes et les femmes possèdent ce qui leur est utile. Pas encore de vulgarité dans ce paysage, ni fils , ni antennes et très peu de déchets visibles. Si cette vision parait idyllique et nous transporte délicieusement dans le temps, la dénuement peut apparaître au détour d'un sentier. Les enfants usent leurs souliers sur des kilomètres de chemins muletiers vers l'école la plus proche. Les troupeaux sont gardés par des jeunes filles qui apparemment ne fréquentent guère les cours de français de l'instituteur quand l'éloignement et la rusticité de l'hébergement ne l'ont pas encore fait fuir. Le téléphone portable n'atteint pas toutes les vallées, mais de hauts mats cernent le massif, si bien qu'il est possible de voir converser notre guide au pied d'un genévrier centenaire faisant office de relais. 
Jeudi 12 février : Jardins D'Irhazoun - Plateau d'Irf n'Arioul
Nous quittons la vallée du Draa et ses ksars fortifiés. Nous longeons la falaise, au pied du djebel Sagho, traversons une plaine aride jusqu'à Irhagoun où nous mettons enfin pied à terre. Dans la cour de l'école pas un arbre, pas de clôture, mais des pierres alignées forment l'étoile du drapeau marocain. Nous déjeunons dans des jardins avoisinants parmi les fleurs blanches et roses des amandiers. Les muletiers nous rejoignent et les bêtes sont chargées avec grand soin. Après quatre heures de marche, nous nous installons sur le plateau de la tête de l'âne ( Irf n'Arioul) où des nomades ont campé leurs tentes de laine marron. Notre présence semble inquiéter le gardien du sanctuaire, un bâtard à la queue dressée qui ne cesse d'aboyer. Son cerveau reptilien le tient à distance et nos cailloux le dissuadent d'approcher davantage : sinon l'endroit est calme.
Vendredi 13 février : Plateau d'Irf n'Arioul - Amda D'Afourar
Nous franchissons le Tizi n'Tagourt au pied des aiguilles de Taoujimt. Une partie de pétanque s'improvise sur le plateau où malheureusement le créateur  a oublié de déposer des pierres rondes. Plus loin, je chute lourdement en omettant de regarder où je pose les pieds, les yeux rivés aux majestueuses portes d'Ali , un piton rocheux digne de Monument Valley . Pique nique à l'ombre d'un dattier. Nous remontons ensuite le vallée d'Afourar. La gorge se resserre enveloppée de hauts blocs calcaires aux teintes grises virant au mauve. Des bassins aux eaux limpides où se cachent de minuscules poissons reflètent les parois de la falaise.Le bivouac est installé aux abords de petites maisons en pisé appartenant à la famille d'Ahmed notre guide. Ce soir le bivouac est réussi ; le silence est  épais, le paysage grandiose, la nuit douce et étoilée,  troublé seulement par le chant des grenouilles.
Samedi 14 février: Amda D'Afourar - Bivouac d'Issouka
La gorge étroite s'étire, les sentiers s'élèvent puis redescendent à flanc de montagne, pour atteindre le village d'Igli. Courte pause dans cette oasis de fraîcheur où l'on trouve un bazar et des douches. Après un déjeuner frugal, nous contournons la dent de Tassigdelt Tamajgalt. Ce dromadaire minéral, sentinelle du Djebel, regarde passer cette curieuse caravane, mue par le seul désir de marcher. Le bivouac d'Issouka nous attend derrière à 2150m. La nuit sous la tente sera fraîche.
Dimanche 15 février : Bivouac d'Issouka - village d'Imin'Ouarg
Nous nous levons à l'aube, et encore tout engourdi par le froid progressons vers le Kouache. Nous gravissons son dôme arrondi de granit rose. La magnifique chaîne enneigée du Haut Atlas s'étire au nord, la vallée du Dadès est maintenant proche.
La descente est un jeu d'enfant semé de pierres rondes et d'embûches ... Dans ce  un chaos  poussent une maigre végétation que la fonte des neiges a fait fleurir L'armoise et le genévrier parfument les sentiers et des tapis de petites fleurs jaunes et violettes surgissent ça et là des pentes de L'Atlas. Nous basculons enfin sur le versant nord est du Sarho vers le village d'Imin'Ouarg. Nos muletiers regagnent leur campement ou leurs hameaux à l'ombre douce des traditions.
Nous retrouvons notre véhicule , les jardins du M'goun, la palmeraie de Skoura et l'intimité de la Kasbah de Tamesla.</description>
	</item>
	<item>
		<title>Un Feu Amical - Avraham B Yehoshua</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-5334_Un_Feu_Amical___Avraham_B_Yehoshua.html</link>
		<pubDate>Wed, 30 Sep 2009 16:29:43 GMT</pubDate>
		<enclosure url="http://www.voix-nomades.com/medias/pays/pays-85_220_carnet_5334_1.jpg" length="3212" type="image/jpeg" />
		<description>Le feu amical, c'est le tir collatéral qui a tué Eyal, en embuscade.

Ce livre est un livre de deuil. Daniella va en Tanzanie où est décédée sa sœur Shouli. Elle va retrouver son beau-frère Yirmi, le père d'Eyal. Double deuil!

C'est un livre de feu :  flammes des bougies de Hanoukka que le mari de Daniella, resté en Israël, allumera en compagnie de ses enfants, de ses petits enfants. Des bougies que Yirmi jettera dans son poêle tanzanien. Feu des premiers hommes que les paléontologues étudient dans le Rift, berceau de l'humanité, feu qui différenciera ces pré-humains des primates. 

Malgré ce préambule, c'est loin d'être un livre mortifère. Au contraire. La vie se déroule avec toutes ses péripéties,  vie quotidienne  à Tel Aviv, ou celle de la mission archéologique dans la savane africaine. A un autre rythme, toutefois. 
L'auteur raconte par le menu tous les évènements de cette semaine de la fête.

Construction ingénieuse, sept jours de voyage, sept parties correspondant aux bougies de la fête, parties dans les quelles alternent les chapitres de la vie de Daniella et celle de son mari Amotz en Israël.

A B Yehoshua aborde le sujet de la mort des fils à la guerre, du deuil des parents, avec tact mais aussi avec révolte. Le quotidien d'Israêl n'est pas séparable de l'état de guerre, même en période de paix relative.

 Amotz, non religieux lit les prières sur les emballages de bougies, personne ne semble croyant. Pourtant la lecture de la Bible et particulièrement de Jérémie s'insère dans le récit de manière tout à fait convaincante.</description>
	</item>
	<item>
		<title>Xinjiang territoire interdit 2</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-5312_Xinjiang_territoire_interdit_2.html</link>
		<pubDate>Fri, 18 Sep 2009 07:44:19 GMT</pubDate>
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		<description>Nous étions attirés par les extrêmes de l'Asie Centrale, ses hommes, ses lieux, ses attitudes, son altitude. La mythique Route de la Soie  a toujours fait partie des absolus. Nous savions que seuls les plus audacieux se sont risqués sur ces pistes légendaires, l'histoire le montre. Beaucoup pour le gain, d'autres pour la foi, certains pour l'aventure et l'exotisme dégagé et raconté par ceux qui en était revenus. Nous y sommes allés comme on escalade une montagne, avec préparation, adaptation, appréhension. Les extrêmes du pays du milieu ne se dévoilent pas facilement. C'est un univers à part, à explorer de toute urgence avant qu'il ne soit complètement étouffé par la grande Chine en marche. 
Après la traversé d'une langue de désert montagneux de plusieurs centaines de kilomètres, nous arrivons dans la ville mythique de  Kashgar. Les anciens remparts ont été abattus, les larges avenues et le béton gagnent peu à peu sur les maisons en terre séchée et les ruelles étroites de la vieille ville. Rapidement, nous côtoyons les descendants des ces « Turcs » nomades, qui envahirent comme un ouragan le sud des monts Tian Shan voici plus d'un millénaire : les Ouïghours. Plus nombreux que les autres minorités, ils constituent avec ceux-ci la trame majoritaire du patchwork ethnique du Xinjiang. Méprisant les alpages, ils ont choisi la chaleur verte tendre des oasis de la plaine où ils cultivent le blé, le maïs, les légumes mais aussi et surtout les melons, les arbres fruitiers et la vigne. Pointent vers le ciel les minarets d'Allah, comme autant de doigts désignant leur foi. Une foi plus douce qu'en certains lieux moins heureux de la planète à en croire la rue où de jeunes femmes se promènent sans voile. Les mosquées semblent particulièrement bien convenir pour la sieste en dehors des heures de prières. Les Ouïghours ont hérité de sang méditerranéen qui leur donne cet amour des grandes familles, des maisons larges, et des fêtes qui donnent lieu à des repas gargantuesques. Malgré la statue de Mao, malgré la répression de Pékin, Kashgar reste une ville musulmane plus proche de l'Afghanistan que de la Chine. Ici les affrontements furent tragiques lors de la Révolution Culturelle qui ne tolérait pas de « catégories différentes dans une société socialiste ». Les mosquées furent rasées ou fermées, les morts incinérés et les imans scandaleusement envoyés dans des camps de travail pour garder les cochons. Aujourd'hui la renaissance de l'Islam est indiscutable  et spectaculaire malgré l'oppression de Pékin.  Les chants rauques des muezzins qui appelaient les millions de fidèles à la prière se sont tus, désormais proscrits. Comme au Tibet, le gouvernement Chinois parle de « libération ».  Aujourd'hui la renaissance de l'Islam est indiscutable  et spectaculaire malgré l'oppression de Pékin. Sur la place de la mosquée Aid Kah, la plus grande de Chine,  un large écran diffuse en boucle les programmes et les propagandes de la télévision chinoise. A la tombée de la nuit, dans les rues adjacentes, nous dégustons des brochettes de moutons grillées et d'épaisses tranches de melons juteuses. C'est là que nous assistons aux premières répressions du gouvernement de Pékin. Les policiers arrivent par dizaine et renversent les étalages des marchands, matraque à la main. Nous trouvons refuge à l'arrière d'un restaurant, sous les regards apeurés des Ouïghours. Le lendemain matin, ce sont de vieilles femmes qui se font chasser par seau d'eau par un commerçant chinois qui n'accepte pas que l'on s'assoit sur son trottoir... 
N'oublions pas qu'à côté de ceux que nous appelons les Chinois (qui se nomment eux-mêmes les Han pour se démarquer), coexiste la « chine des minorités et des barbares », soit plus de cinquante ethnies non chinoises, des « minorités nationales » pour reprendre le terme officiel du gouvernement de Pékin. Les Han et la majorité de ces minorités sont extrêmement dissemblables, tant sur le plan de la race que sur celui de la religion et du mode de vie. Depuis toujours, l'histoire à montrée qu'ils sont loin de filer l'amour parfait. Dans une « Chine surpeuplé »,  les minorités représentent moins d'un dixième de la population, mais occupent plus de soixante pour cent du territoire. Depuis la révolution culturelle, le gouvernement s'applique à développer une politique active - et souvent très autoritaire - pour peupler ces régions... mais ni les Han, ni les autochtones ne semblent franchement enthousiastes. 
Nous quittons la ville après plusieurs jours de repos mérité. Kashgar, c'est l'aube et la nuit des temps, où l'Asie jaune rencontre la brune, ou Bouddha perd la face pour se nommer Allah, dans un Moyen Âge brutal, sensuel et doux à la fois.

Plus loin, le désert. Le terrible et inhospitalier Taklamakan.  
Étendue immense, sans même l'ombre d'un mirage. Taklamakan, « l'endroit où tu entres et d'où tu ne sors jamais ». Combien de caravanes sur la Route de la Soie ont-elles franchi cette barrière naturelle, transportant des trésors de l'Orient vers l'Occident, et de l'Occident vers l'Orient ? Pendant des siècles, cette vaste région dont le nom chinois de Xinjiang signifie « nouvelles frontières », s'est appelée le Turkestan oriental. Il y a bien longtemps, Marco Polo foula le sable du désert du Taklamakan. Il raconta qu'en certains endroits, il avait vu des sources desquelles « jaillissait une huile noire et épaisse ». Cette substance avait, selon lui, « des vertus médicinales et garantissait l'étanchéité des tonneaux ». Ces sources existent encore et l'huile noire porte un nom : le pétrole, dont on sait que le sol de la Route de la Soie et du désert du Taklamakan regorge. L'or noire est une des raisons de l'invasion militaire puis de l'annexion du Turkestan oriental par l'armée chinoise au XXème siècle. La Chine imposa son autorité aux tribus d'origines turques d'Asie centrale : les Ouïghours, les Kirghizes, les Ouzbeks, les Kazakhs et au peuple Tadjiks. Une politique semblable à celle appliquée au Tibet leur fut imposée. Afin de favoriser l'implantation de chinois dans la région, le nombre de naissance par couple, limité à un en Chine, a été augmenté à deux pour les Han. Ces populations locales regardent désormais les oléoducs traverser leurs terres, emportant le pétrole qui fait la fortune de Pékin. Pour un Chinois Han, les contrées à perte de vues qui s'étendent au-delà de la grande muraille sont les terres « barbares ».  Celles des steppes et des sables du désert, des Routes de la Soie et des neiges des montagnes. A quatre mille kilomètres de la capitale Beijing, le porc laisse place au mouton. Une Chine moins bridée, des peaux plus tannées aux origines  presque oubliés.  Un monde complètement différent de la Chine « jaune », extrême, immuable depuis la nuit des temps mais qui aujourd'hui inspire malgré lui le vent terrible d'une Chine au galop.
D'oasis en oasis, nous continuons notre route et les rencontres avec les paysans Ouïghours. Les Ouïghours sont généreux par conviction, habités par la tolérance de la pensée musulmane. Protégés par leur isolement, ils tentent de conserver leur culture, leur tradition et leur langue malgré l'invasion chinoise. Chaque soir nous plantons notre tente au plus profond de ces oasis de fraicheur, sous des haies de peupliers. C'est dans ces endroits bucoliques que nous auront droit à près de dix arrestations par la police chinoise, majoritairement la nuit. Chaque fois nous sommes emmenés au poste le plus proche pour un contrôle d'identité, forcé de dormir dans des chambres glauques dans l'attente que l'on veuille bien nous rendre nos passeports. Les autorités nous expliquent leur crainte des Ouïghours, la menace que ce peuple encourt pour notre sécurité. Au contraire,  jusqu'ici, les Ouïghours n'ont démontré que générosité et sourire, assurance et confiance. Deux fois la police nous force à faire demi-tour en plein désert sur plus d'une centaine de kilomètre. On essaye à tout prix d'éviter que nous empruntions des chemins de traverses. 
Avec patiente nous arrivons en vue des monts Tian-Shan. Une contrée montagneuse hors norme et sauvage, fleurie de yourtes et peuplée de nomades. Les Kazakhs et les Mongols qui peuplent les monts Tian Shan poursuivent leurs transhumances, bravant la volonté du gouvernement central de les sédentariser afin de mieux les contrôler, en leur faisant miroiter le confort de la modernité que représentent l'électricité ou la construction d'écoles. Ici aussi nous subissons encore des arrestations, parfois dans les hôtels. Dans la petite ville de Xinyuan, la police se montre menaçante et nous demande une belle somme pour nous relâcher. Nous refusons catégoriquement mais la sentence est clair : nous n'avons rien à faire ici et hors de question que l'on nous aperçoit une autre fois dans les rues de la ville. Nous fuyons à travers la montagne. 
Nous sommes le 6 juillet, à l'abri sous une yourte, un Kazakh nous apprend que des émeutes ont eu lieu la veille dans la capitale de la province, Ürümqi, située à environ deux cent kilomètres. Près de cent-cinquante morts d'après lui, la majorité égorgée. Les routes sont fermées sur tout le territoire, internet coupé dans toute la région, les appels internationaux aussi. Il y aurait des barrages routiers à moins de trente kilomètres. Nous échangeons un regard avec Lucylle, nous n'avons plus besoin de nous parler pour nous comprendre, je sais qu'elle sait aussi que notre voyage va bientôt se terminer. Mais dans quelle condition ? Le soir même, deux voitures de polices viennent nous chercher. Qui les a prévenus ? Nous sommes à quatre-vingt kilomètres du village et du poste de police ! Après deux heures d'interrogatoire où nous serons séparés l'un de l'autre, on nous embarque en pleine nuit. Arrestation avec délit de faciès où l'on reproche à Lucylle d'être noire et musulmane (elle est originaire de l'île de la Réunion et profondément athée), interdiction de contacter le consulat et l'ambassade française. Le lendemain, on saisi nos vélos en échange de nos passeports, en nous lançant 200 yuans à la figure (20 euros), et on nous jette dans une voiture qui n'est même pas matriculé !  Le chauffeur nous conduit vingt  kilomètres plus loin et nous laisse au bord de route. Nous faisons ensuite du stop jusqu'à la ville de Xinyuan. Pas de chance, dans l'attente d'un bus nous sommes une nouvelle fois arrêté par la police qui nous connait déjà et avait défendu que nous remettions les pieds en ville !  Plusieurs policiers retirent les sacs du bus et étalent nos effets sur le sol. Nouvel interrogatoire et toujours ces questions répétées plusieurs fois de suite:
-	D'où venez-vous?
-	Pourquoi voyagez-vous en Chine?
-	Êtes-vous musulmans?
-	Où avez vous dormis hier, avant hier, les jours d'avant? Quel était le numéro de votre chambre? Le numéro de téléphone de l'hôtel? Le patron était-il un homme ou une femme? Quel âge? La couleur des murs? 
Une femme fouille intégralement nos effets personnels, causant un retard au bus et à tous ses passagers. Les affaires sont sortis de nos sacs une par une, notre appareil photo est saisi et les 2000 photos regardées les unes après les autres par plusieurs personnes différentes. Notre ordinateur est  &quot;épluché&quot;, dossiers par dossiers, fichiers par fichiers. On nous reproche d'avoir beaucoup trop de photographies de monuments musulmans - logique -  puisque les photographies ont été prises majoritairement en Ouzbékistan et au Tadjikistan ! Pendant ce temps, les passagers du bus nous rassurent en nous adressant des sourires d'encouragements. Ils sont tous Ouïghours et Kazakhs. Nous repartons enfin, avec en mémoire la plus grande frayeur de notre vie. Le lendemain nous traversons la capitale Ürümqi, les rues sont sous le contrôle des policiers et de l'armée. 

Un coup de sifflet et les vingt-cinq wagons s'ébranlent dans une longue glissade. Au bout, trois jours plus tard, si tout va bien, il y aura Pékin, et l'avion du retour. Par la fenêtre nous croiserons d'innombrables wagons emplies de véhicules militaires et des centaines d'hommes armés. La répression ne ferait-elle que commencer...
Et pourtant, la province du Xinjiang est unique. Nous y avons vécu le bout du monde et la nuit des temps et dans cent ans, nous la vivrons encore.</description>
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		<title>Xinjiang territoire interdit</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-5311_Xinjiang_territoire_interdit.html</link>
		<pubDate>Fri, 18 Sep 2009 07:34:42 GMT</pubDate>
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		<description>Juin 2009. Après une lente traversée de l'Asie centrale,  nous sortons frigorifiés du plateau du Pamir et des hauts cols qui séparent le Kirghizstan de la Chine. Depuis plusieurs semaines nous vivons au rythme de nos vélos et des intempéries. La mesure donnée par nos coups de pédale nous a laissé largement le temps d'admirer des paysages montagneux qui comptent parmi les plus beaux du monde, permis aussi d'apprécier la générosité et l'hospitalité des peuples nomades. L'entrée en Chine, au Xinjiang, est une nouvelle étape à notre voyage que nous espérions terminer à la frontière de la Mongolie, dans les contreforts des monts Altaï. Restait à traverser tout le Xinjiang, contourner le désert du Taklamakan et traverser les monts Tian-Shan...</description>
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		<title>Dar Infiane - Tata - Histoire d'une réussite d'une équipe</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-5305_Dar_Infiane___Tata___Histoire_d_une_reuss.html</link>
		<pubDate>Wed, 09 Sep 2009 17:42:16 GMT</pubDate>
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		<description>Projet ayant permis par la cohésion d'une équipe de faire connaitre Tata au monde entier !</description>
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		<title>Mensonge, illusion ou bien ?</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-5179_Mensonge__illusion_ou_bien__.html</link>
		<pubDate>Sat, 15 Aug 2009 16:17:25 GMT</pubDate>
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		<description>Partir marcher (randonner plusieurs jours) nécessite de choisir avec précaution ses compagnons de voyage. Les livres particulièrement. En format de poche de préférence. Pour des raisons pratiques à l'évidence. Et au moment de préparer mon sac, ce savoureux rituel qui est déjà le voyage, je me prends à regretter que la production française ne se soit pas alignée sur celle du Pérou dont un ami m'avait envoyé deux exemplaires et dont j'avais consciencieusement mesuré les dimensions : 10x15 centimètres, soit une surface de près de vingt deux pour cent inférieure à celle des productions de livres de poches françaises les plus usuels. Constatation dont j'avais alors trouvé prétexte pour ébaucher une assez improbable théorie fondant la différence fondamentale de ces deux nations (péruviennes et françaises) sur la taille supposée (ou plus exactement déduite) des poches des habitants de ces deux continents respectifs, théorie dont je ne me souviens plus aujourd'hui, alors que je dois choisir ceux que la place qui me reste dans mon sac m'autorisera, l'aboutissement (si tenté qu'elle ait abouti, ce dont je doute).
Michel Le Bris, Pierre Sansot et Olivier Rolin m'accompagneront donc. Tous trois sont de bons compagnons de voyage et de marche, je le sais pour les avoir fréquenté déjà en de telles occasions. Mais de Michel Le Bris, j'emporte « Un hiver en Bretagne », ce qui peut paraître paradoxal alors que je me prépare à emprunter les chemins qui ceinturent les Volcans d'Auvergne... Mais c'est que la Bretagne et l'Auvergne constituent pour moi indéfectiblement mes « Paysages originels », titre de l'ouvrage d'Olivier Rolin. Un livre écrit pour démontrer, au travers de la relecture de cinq grands écrivains, que les lieux de l'enfance forment des paysages originels, géographiques et affectifs, dont personne ne s'évade jamais complètement. Et pourtant, ni la Bretagne, ni l'Auvergne ne sont les lieux de mon enfance, alors que je prétendais à l'instant qu'ils m'étaient « originels »... Mensonge, illusion ou bien ? Mais à quoi bon vouloir tenter de définir les raisons qui me conduisent à savoir (bien que je sache raisonnablement le contraire) que ces paysages (ceux de Bretagne et d'Auvergne) sont mes paysages originels ? Pour ce voyage qui s'annonce, comme un recommencement de ce qui, sans doute, était demeuré comme en suspens, n'existe ni but, ni fin...</description>
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		<title>Nonchalance ferroviaire</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-5178_Nonchalance_ferroviaire.html</link>
		<pubDate>Sat, 15 Aug 2009 16:14:02 GMT</pubDate>
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		<description>Sur la ligne de chemin de fer qui relie Clermont Ferrand au Mont Dore, circulant d'une lenteur exquise rappelant d'anciennes déambulations ferroviaires (hormis la possibilité de mettre le nez à la fenêtre et conséquemment le risque de chopper une escarbille), lenteur cadencée par le rituel de l'appel sonore à l'entrée et à la sortie de chaque tunnel, l'on peut aisément observer la façon dont la procédure de l'autorisation de départ du convoi ferroviaire (procédure si rigoureusement définie par le règlement de la SNCF) se « décérémonialise » au fur et à mesure que les arrêts adviennent en s'éloignant de la capitale clermontoise. La casquette, puis le sifflet sont progressivement abandonnés par les chefs de ces gares de plus en plus minuscules et, à partir de Laqueuille, ne demeure de la geste protocolaire et réglementaire qu'une vague agitation du rectangle blanc barré dans le sens de la longueur d'une ligne de couleur verte sous le nez du conducteur de la machine. Et même ce dernier geste, la chaleur aidant, finit par basculer dans la nonchalance et l'approximation...</description>
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		<title>Musca domestica</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-5177_Musca_domestica.html</link>
		<pubDate>Sat, 15 Aug 2009 16:12:43 GMT</pubDate>
		<description>Au pied du Puy Gros (culminant, aux dires de la carte IGN n°2432 qui accompagne nos pérégrinations, aux alentours de 1485 mètres), ce mercredi de début du mois d'août vers midi, ressemble un peu à la place de la Concorde, à la même heure d'un mercredi mais d'un mois qui ne serait pas dédié (par vocation ou habitude) à la vacance... Alors qu'assurément ce ne soit pas l'espace qui fasse défaut ou manque au pied de ce Puy, indéfectiblement ceux qui remontent le sentier pentu (sentier où pierre et herbe vivent l'une pour l'autre), interrompent leur effort en déposant leur sac (puis en s'abreuvant et en essuyant la sueur dégoulinant de leurs visages empourprés) dans une proximité obscène avec nous (qui, allongés au soleil, regardons simplement ce qui devant nous existe indiscutablement comme un paysage), un peu comme ils le feraient sur une plage de l'Atlantique... Heureusement, ce qui, d'après leurs commentaires véhéments, s'apparenteraient à des « fourmis ailées » se regroupent en escadrilles serrées, les attaquent vigoureusement, les faisant ainsi décamper plutôt prestement à quelques dizaines de mètres de là...
Sont-ce véritablement des fourmis ailées qui défendent les alentours du Puy Gros de ces pratiques trop ostensiblement vacancières ? Cette information ne pourra pas être scientifiquement vérifiée lors de notre expédition, comme ne l'aura pas été l'hypothèse de la prolifération de la mouche domestique (musca domestica) dans la région des Puy. Cette mouche (mais ne l'a-t-on pas finalement confondu avec la « fannia canicularis » ?) vous poursuit avec obstination par nuée dès que le chemin et la température s'élèvent et vous attend également là où le soir vous gîtez, alors que douché et (raisonnablement) propre vous pensez éradiquée la raison de cette poursuite (constituée principalement des émanations odoriférantes de sueur). Mais, comme il nous le sera précisé par une représentante de la population autochtone, interrogée à propos de cette hypothèse d'augmentation conséquente de la concentration de la musca domestica (subodorant déjà une éventuelle corrélation de ce phénomène avec le réchauffement climatique) : « ben ici, les mouches, c'est un peu normal, on est à la campagne... ».</description>
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		<title>De grâce ! Ne programmez plus d'opérations &amp;quot;Coeur de bourg&amp;quot;</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-5176_De_grace___Ne_programmez_plus_d_operation.html</link>
		<pubDate>Sat, 15 Aug 2009 16:09:47 GMT</pubDate>
		<description>On ne dira (n'écrira) jamais assez combien les opérations dites « cœurs de bourg » déshumanisent les villages sous prétexte de les aménager et de les valoriser (comme à Rouillat Bas, mais surtout à Olloix). Gestes d'aménageurs et d'urbanistes aseptisés par les procédures bureaucratiques qui les financent, gestes qui tendent à « muséifier » ce patrimoine aux fins de le sauvegarder (et dans la catégorie « muséification », une mention spéciale est à décerner à la commune de Besse-en-Chandesse !), gestes qui finalement immobilisent les devenirs de ces lieux, les figent en dehors de l'existence, en dehors de la vie même...</description>
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		<title>En lisière du dehors</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-5175_En_lisiere_du_dehors.html</link>
		<pubDate>Sat, 15 Aug 2009 16:06:48 GMT</pubDate>
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		<description>Je lis Pierre Sansot : pour qu'il y ait constitution d'un paysage, il faut que se produise une adéquation entre ce qu'un fragment de  monde nous offre et ce que nous étions en droit d'attendre de lui... Assis devant le gîte d'étape où nous dormons ce soir, je regarde le soleil se couchant allonger ses ombres sur les coteaux de Ludières (devant moi), sur le Pic Chauvet (à ma droite) et sur un prétendu Rocher de l'Aigle (à ma gauche) et faire scintiller par intermittence les voitures qui cheminent au loin, sur la D618 qui relie Murol au hameau de Courbanges (comme autant de messages d'analphabètes du morse).
Un fragment de monde se découpe donc devant moi. Que je pourrais dessiner (si je savais le faire) ou « immortaliser » d'une photo (si je ne m'étais pas interdit momentanément cette pratique). Consent-il (ce morceau de paysage) à m'offrir ce dont j'étais en droit ( ?) d'attendre de lui ? Et les voitures garées sur le parking qui s'interposent précisément entre moi et ce morceau de paysage, ainsi que celui qui le parcoure de long en large dans cette attitude si cocasse de celui qui « téléphoneportable » sont-ils en mesure de gâcher ou de troubler cette fameuse adéquation ? Non. Assurément. Car pour une minute ou pour une seconde existe un lieu où il est possible de pouvoir s'éprouver au plus près de soi, en même temps qu'au plus loin. Pour une minute ou pour une seconde existe un lieu en lisière du dehors...</description>
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		<title>Carte postale from Avignon</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-5163_Carte_postale_from_Avignon.html</link>
		<pubDate>Tue, 21 Jul 2009 21:01:28 GMT</pubDate>
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		<description>Dans le TGV qui nous conduit à Avignon, un petit d'homme voisine. Encore à l'âge où, petit être étrange, il ressemble encore à ce que je me figure être (littéralement) un extra-terrestre paraissant vivre comme si le mensonge du bonheur allait devenir vérité.
A l'arrivée, la chaleur est massive (quoique franche), suffisamment pour nous mettre un « petit coup derrière la tête » après  la climatisation ferroviaire et nous assommer légèrement comme pour nous inviter à l'exercice de la sieste, cette invention si méridionale.
Avignon, cette ville assiégée de touristes théâtrophiles et occupée par des hordes de compagnies à vocation (et parfois hélas simplement à prétention) artistique au nombre de mille cent soixante cinq cette année, se murmure-t-il... Avignon, cette ville où la concurrence est rude, camarade et où attirer le chaland constitue l'essentiel de l'activité des acteurs quand la modestie de leur compagnie ne permet pas de rétribuer un (le plus souvent une) chargé de diffusion et quelques hommes (femmes) sandwich chargés de délivrer au badaud ce petit morceau de papier où une illustration et quelques lignes s'efforcent de résumer  l'essentiel du spectacle proposé... Autant d'occasions de « taper la discute » (autre invention méridionale) avec les artistes. Ainsi d'un spectacle adapté de nouvelles de Tchekhov (dont le succès français ne se dément décidément pas bien que l'on soit toujours à se demander pourquoi) et dont l'intrigue d'une de ces nouvelles nous serait racontée dans le détail au point que nous nous interrogerons longtemps après si Tchekhov l'a réellement écrite (cette nouvelle-là), ou s'il s'agit d'un inédit...
Dans les rues avignonnaises, un grand-bi véhiculait un piano sur lequel une jeune femme indifférente à la foule festivalière jouait modestement quelques sonates de Bach, comme le surgissement d'un impromptu poétique qui annonçait avec optimisme que « Demain il fera jour ! » [Compagnie des enfants curieux].
On manquerait de peu une représentation de Commedia dell'arte donnée sur des tréteaux dans une cour paresseusement ombragée. Et l'on assisterait le soir venant à un très beau spectacle de clown : « jonny berouette » [Compagnie les Malapestes], un remuement d'émotions comme exsudés de l'enfance, ce territoire où tout paraissait encore possible, la vie, la mort, l'amour et le reste.
Dans la rue, plus tard, un mime clarinettiste, après quelques mélodies et deux ou trois mimiques un peu convenues ne saura pas qu'il ne saurait rivaliser avec ce petit caillou de l'enfance déposé, un peu auparavant,  par ce clown dans notre poche et qui ravivait si tendrement quelques écorchures que l'on croyait guéries...
Le lendemain, petit déjeuner en terrasse où l'on surprenait trois danseuses cherchant dans la presse du jour le papier du journaliste venu la veille voir leur spectacle, en espérant qu'il aurait pensé à les comparer avec la compagnie du troisième âge (sic) de Pina Bauch...
Puis on assisterait en matinale matinée au spectacle qu'annonçait si voluptueusement l'impromptu poétique de la veille, où le comédien s'évertuerait pendant une heure et avec un certain talent à transformer l'héritage héroïque du vingtième siècle en conforme contenu journalistique de magazines tendances...
On manquerait un spectacle de mime (complet). Et l'on se rendrait au débat public organisé par le SYNAVI (Syndicats des Arts Vivants) où se continuerait un débat autre que celui proposé cette après midi là : celui qui bruissait depuis deux ou trois jours d'assemblées et de réunions professionnelles et qui visait à dénoncer une attaque brutale et cynique envers le service public de la culture comme le résumerait Libération que je lirai dans le train du retour. On n'échapperait donc pas, parmi d'intéressants témoignages, aux caricatures habituelles de l'intervention dans le débat public. De celle par exemple qui affirmant d'entrée qu'elle n'était pas venue avec l'intention de rebondir sur ce qui venait d'être dit (et qui le ferait évidemment), avant de conclure qu'elle était tout à fait d'accord avec l'intervention de X. ce matin, dans le débat... comme s'il était évident que tous les présents de l'après midi l'étaient également le matin, dans cette autre assemblée, comme si chacun suivait sa propre trajectoire et s'étonnait toujours qu'elle ne soit pas strictement la même pour chacun.
Le soir on manquerait le spectacle de la compagnie de l'oiseau Mouche, composée d'acteurs dont certains sont étiquetés « handicapés mentaux », complet lui aussi.
Le lendemain matin, avant de repartir, on visiterait le Palais des Papes dont la cour résonnerait le soir du spectacle de Krzysztof Warlikowski et énigmatiquement  intitulé (A)pollonia que l'on ne verrait pas non plus... La déambulation serait rêvante aux côtés d'une foule à dominante touristique et pour la plupart « audioguidée » à l'aide de cet appareil qui ressemble à un téléphone portable du début (quand il n'était pas si ridiculement miniaturisé et qu'il se nommait encore je crois « bebop »). Le visiteur moderne de patrimoine culturel devenait cet humain qui, à l'arrêt ou déambulant, colle ostensiblement un boîtier sur son oreille et/ou en interpose un autre entre son regard et le monde. Même dans ce magnifique bâtiment, difficile de ne pas s'interroger sur les effets que produisent ces « kaléidoscopes » électroniques sur la perception que ces humains ont dorénavant du monde (thème d'un essai à venir auquel je n'arrive pas à me coltiner sérieusement).</description>
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		<title>Beaufort - une lecture antimilitariste?</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-5143_Beaufort___une_lecture_antimilitariste_.html</link>
		<pubDate>Mon, 01 Jun 2009 20:35:53 GMT</pubDate>
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		<description>Ron LESHEM : BEAUFORT roman Seuil 342p

Je n'ai pas vu le film.
 
Beaufort évoquait un château des Croisés, comme ceux que nous avions vus à Rhodes, l'an passé.

 Je savais quand même que Beaufort était au Sud-Liban. 

Souvenirs anciens d'une autre guerre :  je montais au château de Yekhiam quand l'alerte était donnée. Plutôt que de m'enfermer dans l‘abri,  j'ai peint des aquarelles sous le vrombissement des avions de chasse. 

La première partie du livre « Il ne pourra plus... » m'a étonnée, choquée, comme si j'avais reçu un coup par surprise. Ce n'était pas l'état d'esprit de Tsahal que j'ai pu connaître même aux heures noires Kippour. Jamais je n'avais pu imaginer que les soldats seraient devenus des fauves de guerre. Naïve que je suis ! Je n'aime pas spécialement les récits de guerre et le livre a failli me tomber des mains après une cinquantaine de pages. Héros et héroïsme, fraternité machiste, humour bidasse, m'insupportent. Ce « cacou d'Afula » dressant sa section à devenir des combattants disciplinés et aguerris ne m'était nullement  sympathique.
La seconde partie : « Retour au Front » prend une autre tournure. En 2000 après 18 ans d'occupation, la question du retrait du Liban fait son chemin dans le public israélien. Les soldats de la section d'Ezer subissent des pertes que l'auteur ne minimise pas. Avançant dans le récit on se rend compte qu'ils sont morts pour rien. Est-ce ma lecture qui est antimilitariste ? Ou est-ce l'intention de l'auteur ? Au fil des pages, la lecture au second degré se précise. L'horreur de la guerre. Et surtout le gâchis. La fin de Beaufort est une déroute....

« my country? right or wrong,..” au Liban, n'a aucun sens.Cette lecture me conforte dans le sentiment de révolte devant mon poste de télévision quand l'expédition au Liban de 2006, nous avait surprises au Vietnam. Images prémonitoires des terribles images de Gaza. 

Je m'étais toujours étonnée de l'absence de la guerre dans les romans israéliens que j'avais lus.</description>
	</item>
	<item>
		<title>Bamako, de A. Sissako (film franco-malien)</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-5140_Bamako__de_A._Sissako__film_franco_malien.html</link>
		<pubDate>Thu, 28 May 2009 08:29:21 GMT</pubDate>
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		<description>Dans la cour d'une maison à Bamako se déroule le procès du FMI. Procès dans les formes avec juges en perruques, avocats de l'accusation et aussi de la défense, témoins à charge.... Des tirades décrivant les nuisances de la Dette qui pèse sur les finances des pays africains mais aussi les chants d'un griot, les doléances des femmes simples...
Ce n'est pas comme le suggèrent les lignes ci-dessus un énième film militant. C'est un vrai film avec une histoire, des histoires, un décor splendide. Des acteurs magnifiques. Des allers-retours entre l'économie et la vie quotidienne des habitants de la maison.
Un vrai beau film...

Site Internet du film : http://www.bamako-film.com/</description>
	</item>
	<item>
		<title>Unelégende africaine : &amp;quot;Reine Pokou&amp;quot;, Véronique Tadjo</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-5136_Unelegende_africaine____Reine_Pokou___Ver.html</link>
		<pubDate>Sun, 24 May 2009 04:55:58 GMT</pubDate>
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		<description>Véronique TADJO : Reine Pokou - Concerto pour un sacrifice 

Joli livre qui se lit d'un trait  et qui commence comme un conte.
C'est la légende d'une reine baoulé qui a sacrifié son enfant pour sauver son peuple en fuite.
 Le récit n'est pas linéaire. Il a un commencement qui est la naissance d'une princesse, la mort du roi, les luttes de successions... Mais il a autant de fins qu'on veut l'imaginer. Les différentes interprétations du sacrifice de l'enfant jeté pour apaiser la colère du fleuve se répondent comme les partitions des interprètes du concerto.
Pour moi, ce serait plutôt une fugue où se mêlerait héroïsme et ambition de la princesse, désespoir de la mère, intervention des hippopotames, des sirènes, des génies, poésie et intervention du surnaturel.
Echo du sacrifice d'Abraham. Le père sacrifie son fils, mais ici aucune divinité bienveillante ne fait apparaître un animal qui serait immolé. L'enfant meurt.


Véronique TADJO : Reine Pokou - Concerto pour un sacrifice (Actes sud)(90 pages)</description>
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	<item>
		<title>James Baldwin : la Chambre de Giovanni</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-5134_James_Baldwin___la_Chambre_de_Giovanni.html</link>
		<pubDate>Fri, 22 May 2009 17:12:16 GMT</pubDate>
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		<description>C'est un livre terrible. 

Un livre d'amour et de mort.

Rarement on a décrit avec une telle intensité le moment où nait le désir et l'amour. Le coup de foudre qui ne veut pas dire son nom. L'amour nié mais si intense.

Dans ce bar où se rencontrent les folles et les vieux pédés, si bien rendu ici, il ne semble régner que la frustration. Giovanni rayonne. 

Heureusement il raconte une époque révolue. Abolie, la peine de mort qui  plombe le dénouement. 

Terminé ? Ce temps où l'homosexualité n'était pas exprimable. Ecrivant ces lignes sur le bar, j'allais écrire gay - anachronisme - le mot n'existait pas. Terminée la culpabilité ? voire...


James Baldwin : la Chambre de Giovanni - 202p Rivages</description>
	</item>
	<item>
		<title>2. Ambelas</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-5020_2._Ambelas.html</link>
		<pubDate>Tue, 05 May 2009 13:29:00 GMT</pubDate>
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		<description>Premières impressions

La nuit a été chaude mais tout le monde a bien dormi et les enfants sont prêts à attaquer les vacances comme il se doit, à savoir commencer par une bonne séance piscine ! Le petit déjeuner n'est pas tout à fait comme à la maison et Puce regrette déjà pain-beurre-chocolat chaud .... Les dosettes Choky que j'ai emmnenées n'ont certes pas la saveur d'un vrai lait-chocolat mais c'est pas mal du tout pour accompagner nos pains au chocolat restant du voyage, et puis cela va nous permettre de temporiser jusqu'à ce que l'on trouve une épicerie pour un mini ravitaillement.
Le premier bain est un délice, enfin pour les enfants uniquement ; Ben n'a toujours pas de bagage donc pas de caleçon de bain ... j'essaie sans relache de contacter l'aéroport d'Athènes pour savoir où est notre fameux bagage manquant mais la ligne ne répond pas ; quelle poisse ! Je n'ai pas encore l'esprit libéré et je n'arrive pas à savourer ces premiers moments tant attendus.
La température de l'air est très agréable, les senteurs sont fabuleuses autour de la piscine et nous y sommes au calme.

Première rencontre

Nous sommes les seuls vacanciers autour de la piscine, hormis un couple de Belges très discrets. Ben ne résiste pas à l'envie de discuter avec eux ... par chance elle est prof de français et l'échange est alors très facile pour Ben ! Il leur fait part de ses soucis de bagages et leur demande même s'ils n'ont pas 2 maillots de bain, tant l'envie de se rafraichir le tente .... Dommage, ils voyagent avec le minimum, donc 1 maillot chacun ; Et dire que chez nous c'est 2 ou 3 ! Pas étonnant que nos valises soient chargées ! 

Repas bord de mer

Hier nous avions repéré un autre resto sur le bord de mer, nous nous y installons ce midi. La vue est superbe, on distingue clairement Naxos au loin. L'endroit est vraiment calme, les enfants patouillent sur les rochers en contrebas et je suis toujours accrochée à mon téléphone pour joindre l'aéroport. Enfin ils me répondent : le bagage &quot;devrait être&quot; à Paros ! Je contacte donc l'aéroport de Paros qui me confirme que notre bagage est là ; ouf ! sauvés ! Je décompresse ... Nous irons le rechercher demain, avec la voiture de location.
Salades de thon et salades grecques sont au menu. Très frais, un régal.

Après-midi relax

Une petite sieste s'impose pour se remettre de nos émotions, récupérer de notre voyage de 24h (et oui quand on n'habite pas Paris, c'est parfois long pour partir en vacances !!!) et éviter les heures les plus chaudes.
On en avait tous bien besoin et nous ressortons en pleine forme, direction la plage d'Ambelas. 
Elle n'est ni très longue ni très large, juste une petite plage bien abritée avec son petit port tout à côté. Les voitures se garent sur la petite place ombragée et les enfants n'ont que quelques marches à descendre pour accéder au sable. Il est très doux sous nos pieds et très fin, un peu comme le sable breton, mais plus foncé. L'eau est transparente et sa température agréable, la pente est très douce, c'est l'endroit idéal avec les enfants. Ils en profitent bien et Ben ne résiste pas, il se baigne ... en slip ; et oui, l'envie était trop forte ! Tant pis pour ce soir ...
Bien sûr nous ne coupons pas à la rincette piscine, paradis des enfants... Nous flanons sur les transats avant de rentrer nous changer pour notre petit resto du soir.
Même &quot;cantine&quot; que ce midi avec slouvakis et calamars grillés. A 23h nous sommes contents de rentrer nous coucher .... Demain nous commencerons les visites et les balades.</description>
	</item>
	<item>
		<title>Maison Blanche</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-5018_Maison_Blanche.html</link>
		<pubDate>Mon, 04 May 2009 20:40:02 GMT</pubDate>
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		<description>Au sud ouest, en sortant de Brest, contrebas du quartier St Pierre, une perle rare ici, un minuscule port.</description>
	</item>
	<item>
		<title>1. Paris - Rome - Athènes - Paros</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-5006_1._Paris___Rome___Athenes___Paros.html</link>
		<pubDate>Tue, 28 Apr 2009 08:51:15 GMT</pubDate>
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		<description>Dressons le décor

Trois mois durant nous avons préparé ce premier voyage Découverte avec les enfants. Habitués aux vacances sédentaires en résidence bord de mer, la formule itinérante et découverte les excite et les inquiète à la fois... Nos logements sont tous réservés, la voiture également, l'aventure démarre !

Un vol sans soucis ... ou presque

Nous entrons dans l'aéroport au petit matin, les enfants sont en forme, ils ont dormi toute la nuit dans la voiture. Enregistrement des bagages puis attente de l'appel ... Le temps leur semble long.
Nous embarquons pour notre escale italienne sur vol Air France, décollage à 7h15 ; mini petit dej' qui nous fait du bien et vol plutôt calme. Aterrissage à Rome, 9h20 et de nouveau attente du prochain appel ; 2 heures, c'est long ! 
On redécolle à 11h30 et atteindrons enfin Athènes à 14h30. Pas de repas en vol, juste un sandwich italien que les enfants n'apprécient guère ... le changement de nourriture risque de les gêner parfois : nouvelles vacances, nouvelles habitudes !
Pas question de trainer à l'aéroport il nous faut prendre le bus de 15h20 pour Rafina, port de départ pour l'ile de Paros. Plus petit, plus près de l'aéroport, on nous a conseillé ce port au détriment du Pirée. Après 20 minutes d'attente les premiers bagages arrivent, Tom veille au grain, il sera sur tous les sacs, pas question de les laisser faire 2 tours de tapis !! Seulement au bout de 45 minutes il nous manque toujours une valise et là nous comprenons qu'elle n'était pas sur le vol de Rome ... Mon stress monte : pas de valise, trop tard pour le bus, bref le 1er grain de sable dans notre voyage qui semblait si bien huilé. Déclaration au comptoir de l'aéroport et nous partons en quête d'un taxi pour nous amener au Pirée ; Il est 16h35, nous sommes trop tard pour le ferry de Rafina, nous nous rabattons sur le Blue Star de 17h30.

Aéroport - Pirée

Négociation rapide avec le taxi et trajet tout aussi rapide sur le périph grec. Il fait chaud, il conduit vite, les enfants sont inquiets et moi contrariée pour ce bagage ; il est temps qu'on arrive ! Je n'ai pas le courage d'observer le paysage, j'ai chaud ! Je suis incapable de dire ce que l'on a vu sur la route. Je fixe l'heure.Le taxi nous dépose un peu avant 17h près des ferries, il tente de nous augmenter le prix de la course, sans succès .... 

Les surprises continuent

Nous nous rendons au comptoir Blue Star pour nos billets et là, coup final, il n'y a plus de place sur le ferry de 17h30 et aucun autre plus tard .... je suis effondrée ! Reprenons nos esprits ... Helleninc Seaways a un ferry, plus cher, au départ vers 17h15. Le comptoir est juste à côté, nous demandons 5 places, nous payons et nous précipitons vers le ferry. 

Et vogue le ferry

Nous montons à bord et nous affalons sur les premières places que nous voyons ; je souffle ... Traversée sieste pour tous, sauf Tom qui attaque déjà son jeu vidéo ! La mer est calme, je commence à me poser mais je crois que les vacances ne commenceront vraiment que demain matin ...

Paros, arrivée en vue

Nous débarquons vers 20h30, et cherchons les bus qui se rendent à Ambelas, lieu de nos vacances. Pas de chance encore une fois, le dernier bus est parti à 18h : nous devrons donc faire bus + taxi. On démarre à 21h ; le bus nous laisse à Naoussa où nous trouvons un taxi pour nous mener chez Elen.

Elen Hotel, Ambelas

Il est 21h45 quand le taxi nous dépose chez Elen Hotel. Je sens que les vacances commencent enfin ; le cadre est très agréable, des fleurs, des murs blancs, une jolie piscine et le sourire de Katerina qui nous attendait. Un petit moment de bonheur dans cette journée ça fait du bien ! Elle nous montre notre mini apartement au rez-de-chaussée : une chambre avec lit double et lit simple pour Minette, 2 lits dans le séjour pour les grands, une mini cuisine, une douche, que demander de plus ? Où peut-on manger ? Les enfants sont affamés et Katerina nous indique un petit resto un peu plus loin sur le front de mer. Les spaghettis bolognaise ont un succès fou !! Nous ne les ferons pas longues après le repas. Une bonne nuit de sommeil et je serai vraiment arrivée ....</description>
	</item>
	<item>
		<title>Lettre à Jimmy -A Mabanckou</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4995_Lettre_a_Jimmy__A_Mabanckou.html</link>
		<pubDate>Sat, 04 Apr 2009 14:00:02 GMT</pubDate>
		<description>&quot;Quel temps fait il au paradis, Jimmy?&quot;

Quel beau livre en hommage à James Baldwin, biographie d'un auteur hors normes, défenseur des droits civiques des Noirs mais aussi des homos,  américain à Paris, romancier et aussi théoricien...

Comme Baldwin, Mabanckou a traversé l'Atlantique. Il vit entre Paris et les Etats Unis, porteur d'une culture africaine du Congo-Brazzaville où il est né mais aussi d'une culture francophone métissée.  Il se revendique au delà des communitarismes. 


J'avais aimé les Mémoires du Porc-Epic qui m'avait transporté dans un village de brousse. j'ai découvert un autre univers...


Alain Mabanckou : Lettre à Jimmy - POINTS P2072- 184p</description>
	</item>
	<item>
		<title>Village d'Albarracin</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4986_Village_d_Albarracin.html</link>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2009 16:06:20 GMT</pubDate>
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		<description>Proche de Téruel , dans un décor somptueux un des plus joli village d'espagne</description>
	</item>
	<item>
		<title>L'Aventure Ambiguë -Cheikh Hamidou Kane</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4975_L_Aventure_Ambigue__Cheikh_Hamidou_Kane.html</link>
		<pubDate>Sat, 28 Mar 2009 14:46:45 GMT</pubDate>
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		<description>Ce récit m'a envoûtée. 

Itinéraire d'un enfant Peule Samba Diallo qu'on retire à son Maître qui lui enseigne le Coran dans la douleur mais aussi dans la rigueur et l'extase mystique, pour le confier à l'école de la colonisation d'où il sortira licencié de philosophie.

Lecture mystique, d'une très grande exigence. Déchirement, crise de conscience, écrit Vincent Monteil dans sa préface. 

Réflexion politique. C'est La Grande Royale qui prend la décision que personne n'ose prendre : envoyer l'enfant à l'école, lui apprendre pourquoi les Européens ont défait les princes peules avec tant de facilité. Apprendre chez eux le savoir qui donne le Pouvoir. Ni le chef, ni le Maître n'osent prendre parti. Entre le savoir que l'école dispensera et la tradition qui se perdra. Où sera la plus grande richesse, dans ce qui s'apprendra ou dans ce qui s'oubliera?

Ecriture d'une grande rigueur, d'une grande pureté. Rien d'inutile ne parasite le récit. Des caractères d'une étrange noblesse, des chevaliers, des princes, une sorte de jeu d'échec venant d'une sorte de Moyen Age. Pas de folklore, si peu de décor, quelques étoffes d'un boubou royal. Règnent la Pensée et la Parole.

L'épisode parisien est peut être moins épuré. la rencontre avec un Africain avocat installé à Paris est presque ironique. Ambiguïté du métissage?</description>
	</item>
	<item>
		<title>Aminata Traoré : l'Afrique Humiliée</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4974_Aminata_Traore___l_Afrique_Humiliee.html</link>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2009 17:56:24 GMT</pubDate>
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		<description>Aminata Traoré fait partie de mon Panthéon personnel depuis que j'ai lu l'Etau : analyse lumineuse et réquisitoire implacable contre les agissements de la Banque Mondiale et du FMI qui appauvrissent l'Afrique lui imposant une politique libérale déstabilisant les structures étatiques et les intérêts insoutenables de la Dette.

Sa pensée structurée et vertébrée contraste avec les élucubrations qui tiennent lieu de pensée et qui justifient les politiques les plus injustes. On n'a encore rien trouvé de mieux qu'une analyse marxiste pour mettre en évidence les politiques économiques!

l'Afrique Humiliée, plus qu'une étude, est plutôt un texte polémique réagissant à la visite de Sarkozy à Dakar et à son fâcheux discours et à divers évènements qui, en apparence n'ont que peu de liens entre eux et qui découlent des mêmes causes : les évènements de Ceuta et Mellila,les Emeutes en Banlieue parisienne et les départs en pirogues vers les Canaries.

Aminata Traoré n'épargne personne, même les bonnes volontés comme celle D'Orsenna. Son constat est percutant.</description>
	</item>
	<item>
		<title>Contribution à la mémoire tibétaine</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4972_Contribution_a_la_memoire_tibetaine.html</link>
		<pubDate>Sun, 22 Mar 2009 21:39:21 GMT</pubDate>
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		<description>A plus de 4500m d'altitude, les villages sont tibétains, même s'ils sont au Népal...</description>
	</item>
	<item>
		<title>3ème voyage au Bénin :en vacancesou en mission?</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4963_3eme_voyage_au_Benin__en_vacancesou_en_mi.html</link>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2009 13:45:14 GMT</pubDate>
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		<description>Le produit de la vente des calendriers 2008 et 2009 par les élèves du collège approche le million de CFA(900 000F).On ne va quand même pas laisser dormir tout cet argent au foyer du Collège. Comme personne au Collège  ne veut tenter l'aventure de Pobè, j'ai eu vraiment envie d'y retourner et faire avancer les choses.

Les vols Air France sont à un prix raisonnable (moins chers qu'en 2006- 700euros) .

Mais qu'allons nous faire pour un troisième voyage au Bénin ? 

Visiter le Togo voisin?

J'ai pris contact avec le comité de Jumelage de la Ville de Créteil : nous ferons une sorte de reportage-photo sur les réalisations du Jumelage Créteil/Cotonou en relation avec l'Eau que mes élèves présenteront  au Festival de l'Oh organisé par le Conseil Général 94 qui a pour fil rouge le Fleuve Niger cette année.

Ensuite les choses se sont enchaînées. Valerio m'a donné le téléphone de l'instituteur de Ouidah qui initie les petits béninois au cinéma dans le cadre de son association « FIWE allumez les étoiles ». Avec lui nous pourrons faire les photos du diaporama que les élèves doivent réaliser sur les Enfants et L'Eau en Afrique de l'Ouest.  

 Je me suis retrouvée avec un planning de ministre : samedi prise de contact avec tous mes interlocuteurs, dimanche voyage à Pobè, lundi visite à Cotonou, mardi à Ouidah.... Sans compter les photos que je dois rapporter à mes élèves pour réaliser les panneaux de l'exposition sur « les enfants et l'Eau »... les décors de la pièce que j'aimerais rapporter du marché...
Il ne reste plus que 5 jours pour le Togo et à peine quelques demi-journées pour aller à la plage....
Cela ne ressemble plus du tout à des vacances !

Le Bénin n'est pas spécialement une destination touristique : 
en 2006 lorsque nous sommes allée au Centre de vaccination d'Air France, on nous avait demandé :
-	« vous partez au Bénin comme humanitaires ou vous avez de la famille là-bas ? »

Personne ne pensait que nous allions simplement faire un voyage de découverte.
 
Et d'ailleurs, nous avions choisi le Bénin à cause du Jumelage Créteil/Cotonou et nous partions déjà avec le produit du Lâcher de Ballons d'Issaurat avec l'intention de lier des relations avec une école ou un collège béninois. 

Depuis 3 ans que le processus est enclenché, je consacre de plus en plus de temps à cet échange entre Pobè et mon collège. Je finis par y croire ! Et par croire que je suis devenue une « humanitaire ». 
Cette vocation humanitaire ne fait pas rêver que moi ! A lire les débats dans les Forums de voyages, cela chatouille de nombreux jeunes (et moins jeunes y compris des retraités). On ne rêve plus d'être explorateur ni conquérant ni missionnaire. Le costume de l'humanitaire n'est plus réservé aux French doctors, il y a toutes sortes de bénévolats (ou même de carrières stipendiées) dans ce créneau. 

Il faut tout de même raison garder : je suis avant tout un professeur et le projet que j'ai initié est d'abord pour mes élèves de Créteil. Il faut toujours bien garder présente l'idée que je projet est un projet d'école - de patronage aurait dit l'une de mes collègues -  je ne vais pas sauver l'Afrique ni la sortir du sous développement par la vente de deux séries de calendriers !

En revanche, en banlieue parisienne, l'intérêt est aussi bien pédagogique dans le cadre de la correspondance que dans celui de l'ouverture sur la solidarité et la citoyenneté. 

Enfin, la valorisation de toute la culture africaine ne peut qu'être bénéfique à es élèves issus de la diaspora africaine qui n'ont pas toujours l'occasion d'être fiers de leurs racines et qui tombent facilement dans la victimisation :

 - « on ne réussira à rien puisque nous sommes entourés de racistes. »
 - « ce n'est même pas la peine d'essayer puisqu'on vient des banlieues... », 

tout un discours défaitiste qu'il importe de contrer par des initiatives volontaristes.</description>
	</item>
	<item>
		<title>premier jour à Cotonou: on s'organise.</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4962_premier_jour_a_Cotonou__on_s_organise..html</link>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2009 13:33:46 GMT</pubDate>
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		<description>Ma première visite est pour l'océan qui déferle bruyamment sur le sable. 

A mon habitude, je marche dans l'écume mousseuse, ma robe relevée qui sera trempée par une vague plus puissante que les autres. Le ciel est de plomb. Saison sèche ne signifie pas absence de nuage. Des éclairs parcourent au loin les nuées. Une courte pluie fera baisser un peu la température mais peut être aurons nous des moustiques ?

Nous allons à la banque et passons voir Sébastien à Sandotours. Il me semble que nous avons quitté Cotonou la veille. Peu de tourisme cette fois-ci!Nous nous contentons de voir défiler nos souvenirs et de retrouver nos repères.



L'après midi, je me promène dans les Jardins d'Helvetia pour trouver le réseau et téléphoner à mes nombreux contacts. J'ai l'impression que je suis une femme d'affaire. D. se moque de moi en me traitant soit de Sarkozy soit de Sœur Emmanuelle(à tout prendre je préfère cette dernière).

 Béda est venue m'apporter les cartons de livres : elle arrive avec son mari à moto-taxi , cette chaîne de solidarité autour des cartons de livre est très émouvante : gratuitement chacun a fait en sorte qu'ils arrivent à temps à Pobè. Je suis très fière de ne pas arriver les mains vides.</description>
	</item>
	<item>
		<title>la salle de lecture : c'est le chantier!</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4959_la_salle_de_lecture___c_est_le_chantier_.html</link>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2009 13:14:12 GMT</pubDate>
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		<description>La visite commence par la Salle de Lecture.

 C'est une grosse déception!

L'inscription à la craie : SALLE DE LECTURE surmonte l'entrée. Sur le tableau noir, une série d'équations et de racines carrées témoignent d'un cours de maths récent. Les tables de classe sont disposées face au tableau comme dans n'importe quelle salle de classe.

 Seul souvenir de notre projet : l'ouverture de communication avec la bibliothèque pratiquée en avril 2007 entre notre première visite et notre second passage. La porte définitive est posée à côté. Un contreplaqué vert bouche le trou. Aucun progrès depuis 2007. A quoi a servi le projet ? Et les 350 000 CFA ?

Nous avions pourtant reçu des photos du remplacement des plafonds et des tôles. Je me souviens de l'histoire du serpent qui a mordu le charpentier : c'était moi, dit le professeur.

 Le spectacle de la bibliothèque est encore plus décourageant. Pour notre arrivée, on a fait venir un maçon et un peintre qui ont mis un coup de badigeon sur la moitié de la salle. Les livres ont été jetés à bas au milieu de la pièce sans  même une bâche pour les protéger. Je suis triste pour eux ! Je cherche ceux que nous avons envoyés l'an passé sans les trouver.

 Ce ne sera pas le moment de ranger en grande pompe les livres des 3 cartons qui sont dans le coffre de la voiture. J'avais pourtant maintes fois imaginé la scène et m'en réjouissais. L'ouverture des cartons, les enfants qui les auraient feuilletés ; on aurait filmé, photographié.... J'essaye de cacher ma déception devant mes hôtes. Je ne peux m'empêcher de lever les yeux au plafond taché de grandes auréoles et même crevé dans un carré.

 Le Directeur a remarqué mon regard : il justifie le trou :
-	c'est pour permettre aux vampires de s'échapper »
Selon lui, les chauves-souris seraient responsables de l'état déplorable du plafond
-	Leur urine gâte le bois ! « 
Il nous fait admirer les nouvelles tôles qui recouvrent le bâtiment et la charpente neuve. 

Pour moi, c'était de l'histoire ancienne.
Nous poursuivons la visite dans un chantier boueux qui nous mène vers de nouvelles constructions.
-	« fais attention, Miriam ! « 

En pagne je ne suis pas très habile et je prends ma jupe dans un morceau de fer.
 Les bâtiments sont surélevés sur un socle de béton. La plateforme est abritée par une sorte de moucharabieh de ciment en parpaing ouvragé. Sur cette coursive ombragée, s'ouvrent 4 classes sur le modèle africain : deux grands tableaux noirs se font face aux deux extrémités. D</description>
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		<title>Pobè : danses et théâtre</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4957_Pobe___danses_et_theatre.html</link>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2009 09:09:09 GMT</pubDate>
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		<description>Après l'arrivée de Marcelle et de Romain les cérémonies peuvent commencer. Nous, les &quot;officiels&quot;, sommes assis  sous le manguier à une  table recouverte d'une nappe et décorée d'une coupe, les élèves, sur des bancs de classe derrière des tables. 

Une longue file sort en chantant de la classe, menée par un garçon en T-shirt blanc . Les chants sont différents de ceux présentés en 2007, les chorégraphies aussi. J'admire la souplesse des mouvements d'épaule des filles qui évoquent des ailerons d'oisillons, la fluidité de leurs corps les drapés des tenues de fête.


La pièce de théâtre a pour thème le dépistage du virus HIV.
Deux jeunes couples vont faire le test. Les premiers, plus mûrs, sont confiants. Les deux autres,  plus jeunes  n'ont pas encore eu de relations sexuelles, la fille se refusant à son compagnon avant le dépistage. Un garçon de terminale joue le rôle du médecin. Avant de  donner le résultat il aborde la question avec psychologie : 

-«  Jeune, que dirais tu si tu apprenais que tu étais positif ? »
Le garçon qui était cool, est effondré. Il traite sa partenaire de prostituée. C'est l'occasion pour le médecin pour faire un cours de prévention :
-	« calme-toi, jeune, il n'y a pas que la voie sexuelle, il y a aussi la voie sanguine ! »
Et il énumère les pratiques à risque, échange de lames de rasoir, d'épingles chez la coiffeuse,</description>
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		<title>Pobè calendriers et discours</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4956_Pobe_calendriers_et_discours.html</link>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2009 09:07:11 GMT</pubDate>
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		<description>Vient le moment des discours. J'offre les calendriers au Directeur, aux professeurs et à Thimoléon...Monsieur le Directeur parle le premier, brandissant le calendrier :
« Oh temps, suspens ton vol... », il est chaleureux dans le registre affectif.

 Thimoléon prend la parole après lui. Lui aussi parle bien. Avec humour il évoque ses joutes avec le directeur pour faire avancer les travaux et le presser d'accélérer la correspondance, les comparant à des combats de judo. L'image est amusante : tous les deux combattent dans la même catégorie des très très lourds). Si Thimoléon emploie le très respectueux « Monsieur le Directeur », il est toujours très ferme sur ses positions. Il insiste sur le fait qu'il faut absolument terminer la salle de lecture. Son aide m'est précieuse. J'ai inscrit dans la convention que l'argent est destiné exclusivement à la Salle de Lecture mais je n'ai pas assez de poids (encore !!!) pour enfoncer le clou comme Thimoléon le fait. 

Enfin, c'est mon tour de parole. Comme mes prédécesseurs, je manie le calendrier et je m'adresse aux enfants plutôt qu'aux adultes. Je leur raconte comment se réunit le ClubPobéCréteil, les réunions et notre envie de connaître l'Afrique et la culture africaine, les fêtes africaines que nous faisons à chaque occasion.</description>
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		<title>Pobè : les cadeaux</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4955_Pobe___les_cadeaux.html</link>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2009 09:04:56 GMT</pubDate>
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		<description>Nous échangeons les cadeaux : je porte la belle tenue colorée de motifs végétaux aux rameaux entrelacés et aux feuilles pourpres et verte sur un fond blanc imitant le batik veiné de jaune et de bleu turquoise. Elle a été cousue à ma taille. La couturière - la femme de Romain - a conservé mes mesures dans son cahier. Mais ce n'est pas tout. Une boîte très pesante, très bien emballée avec beaucoup de scotch contient une statue de teck : le penseur. Il a une belle tête très fine avec des yeux en amande allongés. Le bois est clair avec un grain très fin. 
Puis on apporte 3 boites format boîte à gâteaux pour une fête de famille, papier cadeau et faveurs mais interdiction d'ouvrir. Seulement de retour à la maison. Une trop curieuse (ou étourdie qui n'a pas écouté la consigne dévoilera le secret : des tissus brillants de bazin).</description>
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		<title>Déjeuner entre collègues</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4953_Dejeuner_entre_collegues.html</link>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2009 08:56:05 GMT</pubDate>
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		<description>Les enfants ont été invités à déjeuner dans une salle de classe du bâtiment à étages. Les adultes déjeunent dans la salle des professeurs toujours décorée de maximes photocopiées. Dans une cage métallique on a enfermé la télévision qui diffuse la chaîne 24 : nous mangeons donc en écoutant les nouvelles de la coupe du monde de ski à Val d'Isère d'Hamid Karzaï et de Gaza dévastée. J'interroge mes collègues sur les raisons de la rentrée tant retardée. Le gouvernement sachant les enseignants mécontents a préféré retarder la rentrée plutôt que de subir  des grèves. 
-	« Etiez vous payés pendant ces vacances forcées ? »
-	« oui, mais aussi quand nous faisons grève ! » annoncent ils, blasés.
-	« pas nous ! nous réfléchissons à deux fois avant de cesser le travail ! », je réplique
La conversation tourne court. Personne n'a envie de se lancer sur le terrain glissant des revendications. J'aurais pourtant aimé en savoir plus. Ils sont aussi discrets sur leurs salaires que sur leur vie quotidienne. Troisième voyage et nous ne sommes jamais entrées chez eux (sauf chez l'instituteur d'Essouhé).

Des scouts de Grenoble viendront pendant les vacances d'été en chantier effectuer de menus travaux. Je ne sais qu'en penser. J'aimerais qu'on me donne leur adresse électronique pour les contacter. Peut être pourront ils être utiles pour convoyer des lettres ou des cadeaux ? Ils pourraient aussi me renseigner sur l'avancement du chantier de la Salle de Lecture. Thimoléon viendra dès mercredi prochain photographier la peinture, la maçonnerie et la porte. Espère-t-il un miracle ? Pourquoi les ouvriers travaillent ils le dimanche ? Ils avaient deux ans pour terminer ce qui avait été commencé en avril 2007 !</description>
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		<title>Slumdog Millionaire</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4860_Slumdog_Millionaire.html</link>
		<pubDate>Sun, 08 Feb 2009 18:14:39 GMT</pubDate>
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		<description>Je ne regarde jamais Qui veut gagner des Millions, je ne suis jamais allée en Inde. 

Ce film m'a donné l'occasion de découvrir Bombay, moderne: tours de béton, centraux d'appels et studios de télévision... misérable : bidonsvilles, décharges d'ordures, mendiants....bruyante, colorée, violente. 

Course-poursuite effrenée entre les enfants jouant au base-ball sur la piste d'avion et les policiers armés de bâtons, course-poursuite encore entre les enfants musulmans fuyant des hindouistes dans un pogrom où la mère perd la vie, course encore entre les héros et des malfaiteurs. Le film a du rythme. 

Une belle histoire d'amour, des danses sont les canons inmanquables de Bollywood mais n'alourdissent pas l'intrigue.</description>
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		<title>Frozen River  de Courtney Hunt</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4858_Frozen_River__de_Courtney_Hunt.html</link>
		<pubDate>Fri, 06 Feb 2009 18:01:52 GMT</pubDate>
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		<description>A la frontière des Etats Unis et du Canada, de part et d'autre  de la rivière gelée de Saint Lawrence se trouve une réserve indienne des Mohawks. 

Hiver glacial, paysages somptueux, difficultés de vivre. Les deux personnages du film vivent chacune dans une caravane. 

Courtney Hunt, pour son premier long métrage nous offre un superbe thriller habité par des personnages hors norme campées par deux actrices formidables: Melissa Leo et Misty Upham. Ce ne sont pas des héroines glamour. Ce sont des femmes mues par une force de survie étonnante. Ray, la Blanche, a été abandonnée,  à la veille de Noël, par son mari qui a joué l'argent de leur future maison. Lila, jeune mère mohawk, privée de son enfant, survit de contrebande. 

Passer des clandestins en traversant la rivière gelée leur permettra d'accomplir leur rêve. 

Thriller, donc, mais sans violence inutile . La violence est sous jacente jamais mise en scène avec complaisance. Film noir, film gris comme je l'ai lu quelque part dans un blog.</description>
	</item>
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		<title>Un barrage contre le Pacifique,  le film de Rithy Panh</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4838_Un_barrage_contre_le_Pacifique___le_film_.html</link>
		<pubDate>Wed, 14 Jan 2009 16:25:35 GMT</pubDate>
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		<description>j'ai lu trois fois le livre de Marguerite Duras. Il y a bien longtemps, la première, du temps d'India song, de Delphine Seyrig...
Emerveillement de jeunesse devant cet exotisme et cette étrangeté.
A la veille de notre circuit au Vietnam, et maintenant après avoir vu le film de Rithy Panh. pour confronter le livre au film.

La lecture du cinéaste cambodgien est originale : il nous livre de très belles images de cette plaine, des rizières, de la jungle. On voudrait retenir certains plans magnifiques. Vues prises du bungalow, à travers les bananeraies et les plantes tropicales. Mobilier de bambou, objets de la vie quotidienne, les acteurs aussi sont beaux, peut être trop, trop beau Joseph, trop lisse peut être, trop beau Monsieur Jo qui n'aurait pas pu égayer la famille par son surnom de &quot;tête de veau&quot;...

Le cinéaste a privilégié la vie à la campagne. L'intrigue qui se déroule dans la ville coloniale, jamais nommée, qu'il me plait d'identifier à Saïgon, a été éludée. 

En revanche, il a mis l'accent sur l'exploitation coloniale. les paysans sont bien présent. Il a donné une importance au personnage du caporal qu'il n'avait pas dans le livre. Le caporal dévoué mais sourd dans le film est tenté par la révolte. Il manipule les armes de Joseph va secourir les paysans expropriés. Duras parle longuement des enfants qui mourraient en bas âge, moins de leurs parents. Rithy Panh leur donne la parole. 
Ce n'est pas seulement la crédulité d'une veuve qui a placé tous ses espoirs dans cette concession qu'exploitent les agents corrompus du cadastre. C'est aussi l'expropriation des paysans qui n'ont jamais eu de titres de propriété, qu'on floue pour installer des plantations d'hévéas ou de poivriers.Monsieur Jo n'est pas seulement le fils vélléitaire et incapable d'un spéculateur, c'est celui qui symbolise l'exploitation des paysans.
Certains trouvent que l'adaptation s'éloigne de l'oeuvre,  que Isabelle Huppert campe un personnage différent de celui de la Mère, que les relations familiales passionnelles sont affadies,  je l'ai lu dans les critiques. Cette version cambodgienne, différente, m'a paru intéressante. Ce qui ne dispense pas de relire encore le livre!</description>
	</item>
	<item>
		<title>Irlande</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4835_Irlande.html</link>
		<pubDate>Sat, 10 Jan 2009 09:59:42 GMT</pubDate>
		<description>1° jour, vendredi 8 août 	Rosslare - Kilkenny

De Roscoff, le ferry atteint Rosslare, d'où nous allons à Quilmore Quay, petit port tranquille dont les cottages traditionnels couverts de chaume rivalisent d'entretien. Des pancartes dénoncent l'assassinat de la pêche par la commission de Bruxelles, que l'on déteste semble-t-il ici autant que dans les ports bretons, preuve par la négative de l'existence d'une opinion européenne.
 
L'abbaye cistercienne de Jerpoint, bâtie par les Normands au XI°, a une tour-clocher crénelée en pierre lie-de-vin comme on en voit dans la Manche. De longues silhouettes plates sculptées sur les colonnes géminées des piliers du cloître se font face dans un dialogue muet qui dure depuis mille ans. Ce sont des guerriers, des clercs et des dames, les trois figures autour desquelles s'ordonne la société occidentale du Moyen-Age que Georges Duby a décrite dans Le chevalier, la femme et le prêtre.
 
C'est une belle maison médiévale qui abrite l‘auberge de jeunesse au cœur de Kilkenny. A la nuit tombée, un homme et deux femmes d'un âge certain font le piquet devant un pub, avec des pancartes qui proclament « no sleeze in Kilkenny » et « lapclub out », pour dénoncer quelque activité que leur morale réprouve tandis qu'à quelques pas, deux hôtesses très parfumées et court vêtues font une pause cigarette en ignorant la protestation muette des trois citoyens. 


2° jour, samedi 9 août		Kilkenny - Wicklows mountains

La cathédrale St Canice de Kilkenny est flanquée d'une tour ronde de trente mètres de haut qui servait de refuge dans les périodes troublées. On y gardait des manuscrits précieux, ces livres qui ont fait le lien entre l'Antiquité et la renaissance intellectuelle des XII° et XIII° siècles. Ces tours qui parsèment l'Irlande sont des symboles de la survie du savoir. La porte d'entrée, à plusieurs mètres du sol, était accessible par une échelle escamotable. C'est maintenant un bâtiment absurde et comique, très haut, très mince, quasiment aveugle. Le haut de la tour offre une vue circulaire sur la ville et la campagne, au prix d'un droit d'accès dont Michelle parvint à négocier la gratuité pour un motif improbable dans un anglais approximatif. Pas mal pour un deuxième jour.

La maison Rothe est un dédale de pièces, de coursives, de galeries et d'arrière-cours qui relient la rue commerçante aux jardins en terrasse plantés de simples, de légumes et de fruitiers. On imagine l'effervescence d'un clan, au milieu de ses employés et de ses clients. L'espace hésite entre le privé et le public ; la frontière est floue, peu importante sans doute. On sent l'ostentation généreuse d'un marchand enrichi par le commerce au long cours, connecté aux circuits de l'Europe vénitienne par la modeste rivière Nore.

La maison Butler, près du château, au milieu de son jardin, donne un exemple opposé de la vie des riches au début du XIX° siècle. La demeure, quasiment invisible depuis la rue, est imposante et austère, presque triste. L'intérieur de style Tudor est d'un grand raffinement. Il n'est plus besoin d'en imposer ou de plaire à ses obligés, ni de leur être utile. Le pouvoir est établi, il se cache loin de la plèbe. Le riche jouit de sa richesse avec ses semblables.

Sur la route des Wicklows Mountain, Gowran est un village doté d'une de ces nombreuses abbayes que la répression sanglante de Cromwell ruina au XVII° siècle, témoins pathétiques de la violence qui a oppressé ce pays aujourd'hui si paisible.

Dans la campagne près de Carlow le dolmen de Browne's Hill serait la tombe d'un roi celte reposant sous une énorme pierre de 150 tonnes.

L'auberge de jeunesse de Donard,  dans les Wicklow Mountain, est installée dans une ancienne ferme très simple, perdue sur une route de campagne où deux voitures se croisent difficilement, loin de tout village. On se demande qui peut arriver jusqu'ici. Bien peu de monde ce soir là, une dizaine de personnes dont deux japonaises avec leur ordinateur portable, qui font de la cuisine nippone et surfent toute la soirée sur des sites japonais. Un jeune gardien taciturne allume un maigre feu dans la cheminée avant de disparaître aussi vite qu'il est apparu. La petite communauté temporaire s'auto-gère dans la cuisine collective, dans un mélange d'anglais, d'espagnol et d'odeur de pâtes.
A la tombée de la nuit, un cerf entouré de sa harde de biches vinrent brouter dans le champ au-dessus de l'auberge, formant une guirlande mouvante de silhouettes silencieuses et graciles sur la muraille de brume qui enveloppait la forêt. On se serait cru dans un roman de Murakami, au milieu de gens doux en un lieu mystérieux retiré du monde. La présence des deux japonaises n'y était pas étrangère.                 


3° jour, dimanche 10 août	Glendalough - Dublin

Après un arrêt au col de Wicklow, chassé par un vent violent, nous arrivons à Glendalough, cité monastique édifiée dans un vallon où se rejoignent deux torrents qui dévalent de la montagne. De là, nous partons pour une randonnée de quatre heures, par un chemin qui longe deux lacs glaciaires successifs avant de s'engager dans un raidillon. Après le col, le sentier grimpe sur les falaises qui bordent les lacs. Sur les hauteurs, des traverses de chemin de fer remplacent le sentier tant le sol est gorgé d'eau, au milieu des ajoncs ras, des myrtilles et des bruyères. L'eau des torrents, d'un noir teinté de rouge, charriait une écume dorée. On aurait dit qu'une bière faite de ciel et de tourbe giclait des flancs de la montagne.

Sur la route de Dublin, au col de Sally, les rideaux de pluie et les rayons du soleil qui coulissaient comme des pendrillons de théâtre, s'emmêlaient parfois par quelque erreur de manipulation du régisseur de plateau et produisaient une poussière d'or en suspension.

L'auberge de jeunesse de Dublin est le contraire de celle des Wicklow : c'est une ruche gigantesque dans un ancien collège religieux. Il y a des portes coupe-feu partout, qu'on ouvre uniquement avec un badge : qu'il s'agisse de faire pipi, de se laver les dents, d'aller chercher un objet dans la voiture, de prendre son petit-déjeuner ou de simplement rentrer dans la chambre, il faut le badge. Des annonces sont faites comme dans un aéroport. Les dortoirs ont une rigueur de caserne avec leurs lits superposés en fer où des créatures sommeillent à toute heure du jour : tardifs retours de pub ou travailleurs saisonniers des nuits dublinoises, on ne sait. C'est la zone des ombres furtives et silencieuses. Il faut dire que des affiches calment les énergumènes éventuels en les menaçant d'expulsion immédiate. Il en va autrement dans la cuisine collective où s'agite un ballet frénétique de cuisiniers improvisés, autour de feux de cuisson surpuissant sur lesquels manquent de fondre dès leur première utilisation nos dérisoires gamelles de camping. Un boutonneux déluré nous apprend qu'il suffit de demander les ustensiles adéquats à la réception. La propreté du lieu devient un lointain souvenir à mesure que se renverse l'eau des pâtes et que gicle l'huile des poêles. Une bande de jeunes français en séjour linguistique se saoule consciencieusement la veille du départ, tout en bloquant la porte de secours pour fumer des pétards sans risquer de rompre l'unité du groupe. Le badge, assez vite, agace l'adolescent.


4° jour, lundi 11 août		Dublin

Le petit-déjeuner, tiens, parlons-en. Il se tient dans l'ancienne chapelle du collège, sur de grandes tables communes. Des drapeaux tendus au plafond nous rappellent qu'on vient des quatre coins du monde et que nos chères nations comptent sur nous pour bien se tenir. Tout est net, fonctionnel et sans fantaisie.

La première ballade dans Dublin commence par l'église St Michan et ses catacombes, où des corps se sont naturellement momifiés depuis deux cents ans du fait d'une conjonction de conditions favorables. La verve du guide peinait à masquer l'inintérêt des lieux qui n'a d'égal que l'exagération du prix d'entrée. Le plus amusant s'avéra être le duo de paroissiens qui tient la caisse, un homme et une femme échangeant entre eux et avec les rares clients ces propos humoristiques qui font l'ambiance quotidienne des pubs de quartier, qu'on appelle le craïk, sorte d'équivalent irlandais de la galéjade.

Notre promenade se poursuit, piétonne et humide, dans le quartier populaire des Liberties où deux cathédrales se font face. L'implantation des cathédrales en Irlande est étonnante pour un français : elles ne sont jamais au centre des villes.  Autre source d'étonnement, voire d'indignation pour ce qui me concerne, leur visite est payante. Puis c'est une suite de quartiers de maisons basses qui s'ordonnent le long de « lanes » et de « courts » qui ne mènent nulle part. De retour vers la Liffey, on trouve de belles rues et des places bordées de demeures géorgiennes en brique, places que l'on nomme square même quand il n'y a pas de jardin au milieu. 


5° jour, mardi 12 août		Dublin

La Hugh Lane Gallery recèle une fantastique collection de peintures, peu nombreuses mais de grande qualité, dans un bâtiment doté récemment d'une extension intelligente, oeuvre d'un architecte irlandais, à l'occasion de l'installation de l'atelier de F.Bacon, incroyable accumulation bordélique d'objets, de pinceaux, de pots et de bocaux, de caisses de vin et de champagne.
L'après-midi, nous visitons la prison de Kilmainham sous une pluie battante, en frissonnant dans ce terrible dédale de pierre qui fût l'un des plus redoutables instruments de l'oppression anglaise. Des enfants y furent emprisonnés pendant la grande famine pour le vol d'une pomme. Les républicains du soulèvement manqué de Pâques 1916, pris les armes à la main, furent fusillés dans la cour. L'un des meneurs, Patrick O'Connell gravement blessé dans l'assaut de la Poste centrale, fût ficelé sur une chaise, histoire d'être fusillé pour ne pas mourir de ses blessures, avant de devenir un héros de la lutte pour l'indépendance. Lire de R.Queneau On est toujours trop bon avec les femmes, qui narre la prise d'un bureau de poste par les insurgés de 1916 d'un point de vue un peu particulier, mais très drôle. 


6° jour, mardi 12 août		Newgrange

Après une ballade sur les falaises de la presqu'île de Hawth, à l'entrée de la baie de Dublin, nous montons au nord dans la vallée de la Boyne, qui est une sorte de vallée des rois néolithiques où l'on trouve l'une des plus grandes concentrations de tumulus au monde. Le plus célèbre est celui de Newgrange. Nous visitons celui de Knothw dans lequel on peut pénétrer. 
Le circuit des tumulus de la Boyne est aussi militairement organisé que la visite de la prison de Dublin. La préoccupation principale est de gérer au mieux les flux humains, ce qui est parfaitement fait. Il est délivré un maximum d'informations en un minimum de temps sans qu'il soit jamais possible de flâner et de réfléchir à ce que l'on voit. On a l'impression de faire partie d'un voyage organisé où il importe de faire rire et de faire frémir, autant que montrer et informer, quelque chose de Disney appliqué à l'Histoire et à la culture.
Le tumulus de Knowth est si grand qu'il a pu servir de village retranché au temps des premiers chrétiens, trois mille ans après qu'il fût édifié pour servir de tombe à un chef de clan et où se déroulèrent pendant des siècles des rites funéraires qui se perdirent peu à peu. Il est entouré de sept ou huit cairns beaucoup plus petits, eux aussi ronds et couverts de pelouse, qui évoquent une escadrille de soucoupes volantes posées sur la paisible et grasse campagne irlandaise. Chaque tumulus recouvre une allée en croix surmontée d'une coupole aveugle qui préfigure les basiliques et les cathédrales. 


7° jour, mercredi 13 août		Carlingford

Le petit port de Carlingford est situé au bord du « lough » qui sépare l'Ulster de la république d'Irlande. Il est dominé par les Cooley Montains. Cette situation pittoresque qui lui vaut sa réputation et ses prix élevés, fait régulièrement son malheur quand des averses furieuses transforment les rues en torrents de montagne. Nous avions vu une masse noire passer pesamment et lentement les crêtes, avant de s'abattre au ralenti sur le village telle une nuée ardente. Comme le moment était venu de dîner et  que les premières gouttes tombaient, nous avions franchi le seuil d'un établissement aux prétentions chics que notre logeuse nous avait recommandé.  Ah, la carte ronflante aux prix parisiens ! Oh, le plat de fruits de mer mirobolant ! Las. Les moules, d'une grosseur suspecte, gîtaient, désespérément coriaces, dans un océan de crème. Les pattes de crabes, alignées comme à la revue, peinaient à décongeler. Seul le saumon fumé s'efforçait de tenir son rang, quand un bruit de gravier déversé sur la verrière couvrit les conversations et suspendit les fourchettes à huîtres. Le patron des lieux, soudain moins affable, surgit de la cuisine suivi par deux loufiats réquisitionnés. Le trio se rendît illico dans une arrière salle surélevée qui prenait méchamment l'eau, en portant des sacs de sable qui témoignaient de la récurrence du phénomène. Il fallut peu de temps pour qu'un nouveau front s'ouvre, cette fois dans l'office lui-même, d'où les serveurs sortaient en glissant avec un plat de poisson dont ils préservaient l'horizontale au prix de figures de patineurs reconvertis dans une féerie sur glace. Le patron, toujours plus contrarié, rouge, suant, allait et venait au milieu des clients ahuris, disparaissait avec sa chemise trempée pour réapparaître en veste, puis en ciré, accessoires que lui apportait successivement son épouse hilare, mimant sur le sol détrempé une marche sur des œufs.


8° jour, jeudi 14 août		Mournes mountains

Au col qui fait basculer la route vers l'Ulster, un sentier mène aux crêtes où la vue porte sur le golfe de Dundalk au sud et sur les Mournes au nord, par-delà le fjord qui sépare les deux Irlande. Une impression de montagne vient immédiatement bien que l'altitude dépasse à peine les cinq cents mètres. C'est une montagne gorgée d'eau, une éponge couverte de bruyère qui rend l'eau comme une outre transformée en passoire. Elle est hérissée de blocs gris que de minces veines proéminentes strient géométriquement. Les vallons marécageux qui se succèdent dégorgent de ruisseaux qui dévalent pour former un peu plus bas de nouveaux marécages. Un vague sentier conduit aux replats du sommet avec pour seuls compagnons des moutons grossièrement bariolés de bleu, agiles et farouches comme des chamois.
Alors que nous redescendions vers le col, une troupe de militaires marchant  à la queue-le-leu sur la crête, fit un moment dans le contre-jour une de ces farandoles qu'on obtient en découpant une silhouette dans une feuille de papier pliée.

Dans les Mournes, une fois passé en Ulster, l'accès à la réserve de la Silent Valley se fait depuis Kilkeel par de petites routes qui serpentent entre des murets hauts comme des hommes, construits avec des pierres rondes posées les unes sur les autres sans maçonnerie, les plus grosses pierres à la base, les plus petites comblant imparfaitement les interstices qui filtrent les pâles rayons du soleil. Des pierres plates, posées sur la tranche ou à plat, forment le faîte. Il faut imaginer toutes ces pierres dévalées des montagnes qui faisaient de ces terres un gigantesque pierrier, pour se faire un idée d'une œuvre humaine peut-être aussi colossale que l'édification d'une pyramide mais destinée à rester absolument humble, banale, modeste. Une œuvre collective de paysans décidés à s'en sortir. 


9° jour, vendredi 15 août		Ardkeen - Antrim

C'est sur les indications de la propriétaire du bed &amp; breakfast d'Ardkeen que nous partîmes à la découverte d'un site étonnant, les cascades d'eau de mer du lough de Strandford, par un chemin qui commence après un portail branlant, traverse les blés en suivant les traces des roues d'un tracteur et mène, au bout du champ, à des cascades que la marée produit au flux et au reflux, chaque fois que l'eau du lough s'engouffre dans une petite vasière en passant la barre rocheuse qui relie les deux croupes à l'entrée du goulet.  Oh, rien de spectaculaire : les collines font tout au plus six mètres de hauteur, la barre rocheuse affleure à peine, les cascades sont des rapides vite noyés par la marée. C'est par sa modestie et son étrangeté discrète que ce phénomène en miniature prend une finesse d'estampe dans le paysage plat et serein. Site étonnant mais secret, caché, dérobé, avec une chapelle en ruine couverte de lierre au milieu de l'océan de blé qui couvre les collines jusqu'aux rives du havre, jonchées de coquilles de coques et de palourdes qui crissent sous les pas. Les tombes du cimetière, dont les plus anciennes remontent au XVIII° siècle, sombrent, philosophes, dans les herbes folles. Dans la chapelle à ciel ouvert, une pierre tombale millénaire de couleur abricot, large à sa tête, effilée à sa base, est dressée contre le mur du chœur ; on y distingue le dessin d'une croix celtique.
Pas un panneau sur la route ; pas une place où se garer. On entre chez quelqu'un sans y être invité, sans y être découragé non plus. C'est une permission du bout des lèvres avec une pointe de réprobation, comme pour de nombreux sites dans la campagne.

La ville de Belfast nous repousse : grise, triste, massacrée par un urbanisme à la hussarde, il ne s'y trouve pas un hébergement disponible ce soir là.

Antrim, petite ville qui donne son nom au comté, ne présentait pas d'autre intérêt que d'y passer la nuit. C'est pourtant dans cette bourgade rurale que nous franchîmes, enfin, la porte de notre premier pub de quartier où des quinquagénaires des deux sexes s'amusaient au comptoir comme des adolescents, tandis que la génération précédente, sagement installée sur des banquettes en skaï rouge, gloussait aux blagues et aux déhanchements parodiques d'un crooner bedonnant, quoique à peine trentenaire, qui interprétait avec conviction des chansons country ou rock n' roll entre deux séances de joutes verbales avec les clients. Ces anciens piliers de bar reconvertis dans la station assise se levaient avec régularité quand leur pinte (pour les hommes) ou leur demi-pinte (pour les femmes) s'approchaient dangereusement du dernier quart, pour aller quérir au comptoir l'exemplaire suivant. C'était ringard mais plaisant, sympathique et bon enfant, avec quelque chose de cht'i, du Yolande Moreau, comme ces deux femmes mûres qui se mirent à danser devant le gros chanteur au nez pointu qui mimait Elvis sur une bande musicale trop forte sautant par à-coup.   


10° jour, samedi 16 août	Antrim - Chaussée des géants

La traversée des « glens » d'Antrim, vallées creusées par des torrents impétueux, noirs d'eau et dorés d'écume, se fît sous des trombes d'eau. Les seuls êtres vivants que nous croisâmes furent des moutons couverts d'une laine épaisse et dégoulinante, qui soulevaient une petite gerbe d'eau en détalant.

Torr Head, Murlough bay, Fair Head, se succèdent sur la côte nord-est, sites impressionnants et déserts, sous une pluie qui parvient toujours à se renforcer quand on croit que ce n'est plus possible, qu'il n'y a plus de place pour davantage de gouttes, avec en prime un vent violent qui n'empêche nullement le brouillard d'être dense. Le gros temps est gourmant, là-haut. Il cumule.

Heureusement, l'irlandais a peaufiné au cours des siècles la seule parade possible : le pub. Tenez, le Sweeney's, par exemple, à Portballitrae. Nous y étudiâmes avec ravissement l'effet successif des couches de l'irish coffee - froide, chaude, puis alcoolisée- dans nos gorges malmenées par les intempéries. Nous avions laissé le terrain à la pluie qui avait vidé l'extérieur de toute présence humaine laquelle, blottie à présent dans les fauteuils et les alcôves, sirotait en pensant tandis que le feu ronronnait dans la cheminée. Il nous avait fallu attendre dans notre voiture face à la mer invisible, auprès d'autres véhicules pareillement embués qui, les uns après les autres, cessèrent mine de rien leur halte contemplative vers cinq heures de l'après-midi. On comprît enfin pourquoi les britanniques restent dans leur voiture pour regarder la mer : ils attendent l'ouverture du pub.

Une éclaircie en début de soirée nous permit de faire une première visite à la Chaussée des géants et nous gratifia d'un splendide coucher de soleil. Les colonnes de hauteurs inégales formaient des totems rouges, jaunes ou noirs, selon leur exposition aux rayons flamboyants. Leurs sections de cinq à six côtés, parfois parfaitement égaux, s'empilaient comme de gros écrous bombés, mécano monstrueux déposé par le refroidissement brutal de poussées volcaniques, prises ensuite dans une chape de glace qu'un réchauffement ultérieur fit disparaître, entraînant avec elle la terre qui recouvrait ce qui fut appelé chaussée des géants par les premiers touristes à une époque plus portée sur la magie que sur la géologie.   


11° jour, dimanche 17 août 		Alentours de Ballycastle

A Portbradden, la White Park bay est une vaste plage de sable clair qui fait un froissement soyeux sous les pieds nus, bordée à ses extrémités par des falaises de craie incrustées de galets comme celles du Pays de Caux. Elle s'adosse à une falaise de terre qui lui fait un dossier moelleux tapissé d'une herbe dont le vert profond se détache sur le ciel, où une colonne de nuage d'un gris métallique semblait sortir d'un tube invisible. Un torrent débouche sur la plage depuis un vallon envahi par la végétation. Un autre sourd de la falaise de craie sur une large dalle, se tord en méandres nerveux sur la grève avant de jeter ses eaux glacées dans celle, à peine moins froide, de la mer d'Irlande. Les rares plagistes sont debouts et habillés - température oblige- silhouettes mobiles dans la douce lumière citronnée d'un soleil contrarié. De rares maisons occupent le sommet de la butte de terre. Les vaches qui paissent dans le vallon s'aventurent sur la plage, ajoutant une touche noire ou fauve dans ce tableau qui rappelle les premiers bains de mer en Normandie peints par Eugène Boudin.

Ballintoy est un petit port encadré, à babord, par des blocs de basalte semés dans la mer par un Poucet géant tels des pois annelés et gris et, à tribord, par des tables de craie. Nous y achetons des « dulse » sur les conseils d'Irène, notre logeuse loquace. Ce sont des algues à peine séchées qu'on mâchonne comme du chewing-um pour autant qu'on puisse surmonter leur goût qui nous les font recracher aussitôt. Quand nous proposâmes à Irène de les lui donner, elle nous dit que non, vraiment, merci, elle détestait çà. Sympa, le conseil touristique.

Le Harbour bar à Ballycastle mérite bien son nom. C'est un pub de base fréquenté par des marins dont nous ne tardâmes pas à connaître l'un des habitués : Liam. Après une attaque de sa part à notre égard sur le prix excessif du crabe en France qui incite les chalutiers bretons à venir le pêcher en Irlande, propos qu'on aurait eu du mal à comprendre s'il n'y avait eu son père à ses côtés pour l'éclaircir un peu en nous faisant comprendre qu'il ne fallait pas se formaliser outre mesure, nous vîmes arriver une, puis deux, puis trois tournées offertes par le jeune patron pêcheur, marié de la veille, qui menait grand train au comptoir à coup de whiskies pour entretenir sa cuite, flanqué de son père à peine moins ivre, de sa mère et de son jeune frère qui lui tenaient compagnie sans absorber d'alcool, comme on attend qu'un grain passe. Liam devint rapidement mon grand ami tandis que nous faisions une halte prolongée au comptoir dans notre tentative de gagner la sortie avant la quatrième tournée qui ne nous aurait plus permis de trouver la porte. Durant notre conversation incohérente où jamais mon anglais ne m'avait paru si bon, il fit mention d'une Mary-Helen qui se trouva être son chalutier, et non sa jeune épouse comme on aurait put le supposer. J'espérais que cette dernière mena au même moment pareil enterrement de célibat dans quelque autre bouge, car il était à craindre pour elle une vie conjugale un peu répétitive, au retour de marée.


12° jour, lundi 18 août		Derry - Bunchrana

La ville qu'on appelle Derry -si l'on est acquis à la cause républicaine- ou Londonderry, si on est loyal à la couronne d'Angleterre, est construite sur une hauteur dont les remparts garnis de tours et de redoutes qui en font le tour complet permettent de comprendre la tension au temps des troubles : le quartier protestant en dessous des remparts garde de nombreuses fenêtres grillagées pour en protéger les carreaux des cailloux lancés depuis le mur d'enceinte de la ville close. Les bordures des trottoirs y sont peints en rouge, blanc et bleu, couleurs du Royaume Uni, seules touches de couleur au milieu des tons d'automne perpétuel de la brique sous le ciel gris. Le quartier catholique, nommé justement ghetto tant il en a l'ambiance, est encore plus sinistre : les peintures murales pimpantes, dont le style relève du réalisme socialiste, exaltent les temps forts et les héros de la lutte républicaine qui tombaient, eux, sous des balles et non des pierres. Elles attirent les visiteurs curieux de cette page d'histoire contemporaine mais manifestement pas les fonds qui pourraient sortir les habitants d'un marasme qu'on devine désespérant. 

A l'extrémité de la presqu'île d'Inishowen, le cap de Malin Head est le point le plus septentrional de l'Irlande où tout se mêle : landes, chaos dunaires, plages immenses et havres, cottages chaulés qui n'ont pas encore fait l'objet d'une restauration clinquante comme on en voit plus au sud.

L'auberge de jeunesse de Bunchrana est aussi un centre de séminaire et de classes vertes, strictement fonctionnel, déserte ce soir là. Nous y fûmes accueillis par une jeune gardien de nuit taciturne aux yeux exorbités un peu trop fixes. Les vastes couloirs morcelés par des portes coupe-feu, l'immense cuisine collective dans laquelle nous dînâmes seuls, l'activité obsessionnelle du gardien occupé à repasser un monceau de draps et de serviettes dans un dressing-room aveugle, finirent par me donner la désagréable sensation de jouer dans un remake de Shining. Il n'en fût rien. La nuit fût des plus calmes. Seule la literie fût horrible.   


13° jour, mardi 19 août		Donegal

Avant de quitter l'Ulster, nous montons au Grignan Aileach, fort circulaire contemporain de la naissance du Christ selon l'estimation des historiens. C'était le lieu de résidence d'un des nombreux rois celtes qui régnaient chacun sur un petit territoire. Sa forme circulaire est parfaite. Il mesure vingt trois mètres de diamètre, cent mètres de circonférence extérieure. Les murs de neuf mètres de hauteur et de cinq mètres d'épaisseur à leur base, vont en se rétrécissant vers le sommet, auquel on accède de l'intérieur par trois terrasses reliées par de courts escaliers de pierre parallèles au mur. Le sol de la cour où s'édifiaient de modestes bâtisses aujourd'hui disparues est une arène parfaite d'herbe verte, auquel répond au-dessus de nos têtes le disque gris plus petit du ciel.

La presque-île de Fanad, au nord du Donegal, est la plus belle, la plus sauvage qu'on ait vue jusqu'ici. A Doagh beg, sous une arche de craie creusée par la mer, les longues lames déferlaient négligemment en ce jour calme, jusqu'aux piscines naturelles creusées dans les tables de calcaire, qu'elles troublaient à peine. Les chevelures des laminaires protestaient avec mollesse avant de reprendre leur contemplation des nuages au fond de l'eau. Un fou de Bassan soulignait la courbure du cirque blanc en virant vers le bleu qui l'aimantait, jetant au passage un cri solitaire. Une lanière de galets gris entre les bords abaissés de la falaise conduit le regard sur la campagne bosselée qui borde le fjord, où des criques de sable orange font des quartiers de mandarine sous les coups de projecteur d'un soleil de théâtre.

L'achat d'une casquette en tweed à Dunfanaghy, de marque Shandon comme dans Mon traître de Sorj Chalendon, fut d'un usage immédiat au Horn head, cap élevé puissamment ventilé, défiguré au sommet par une casemate désaffectée en béton brun ornée des trois lettres blanches : IRA.

L'auberge de jeunesse d'Erigal, ne se contente pas d'être neuve, confortable et perdue dans la nature. Elle offre surtout une vue sauvage de toute beauté sur les montagnes et le lough.


14° jour, mercredi 20 août		Mont Erigal

Après une tentative de randonnée dans les tourbières du Glenveagh park, sur un sol trop spongieux et en l'absence de tout sentier, nous redescendons du massif par une route déserte, dans un paysage grandiose et sévère où les nuages lourds rasent quasiment le bitume. Le soleil voulant bien apparaître en fin de journée, le vallon par lequel la route quitte la montagne devient presque gai s'il n'y avait xes petites fermes en ruine qui se succèdent sur les pentes douces. Jusqu'ici nous en avions vues une ou deux à la fois mais là ce sont dix, vingt, au bord de la route. Leur abandon parait ancien. Le chaume a complètement disparu. Il reste la cheminée ainsi que, parfois, un linteau de porte. C'est certainement le résultat de l'un de ces exodes brutaux que la grande famine provoqua. Dans un bois où nous nous étions arrêtés pour chercher des champignons, nous découvrîmes un hameau fantôme de cottages, envahi par les bouleaux, le houx et la mousse. On y devine encore l'étagement des terrasses, les murets qui séparent les maisons, les cheminements qui mènent au torrent, les minuscules étables accolées aux habitations contre le foyer de la cheminée de la pièce unique.
Dans une masure, je me mis à fouiller une niche où une ardoise faisait office d'étagère. Etait-ce le nid dans la partie basse, au milieu d'un fouillis de feuilles mortes, qui avait attiré ma main ? Tâtonnant sans but précis, je tombais sur une veille pipe blanchie par le temps qui portait l'inscription DERRY sur le côté. La machine romanesque mit bout à bout les éléments : cette pipe avait été oubliée là il y a cent soixante ans, dans ce qui fût un placard dont la porte en bois était depuis longtemps tombée en poussière. Son propriétaire, un fermier républicain qui n'aimait pas le nom officiel de la grande ville proche, défiguré par ce London que la morgue des colonisateurs anglais lui avait accolé, avait fermé la porte d'entrée avant de monter dans la charrette où l'attendaient sa femme et ses enfants. Avec d'autres familles, un convoi se formait pour le port de Derry, où des bateaux chargés d'affamés partaient pour le Nouveau Monde sans se douter que l'Histoire donnerait à ces rafiots, affrétés par les aigrefins de la misère humaine, le terrible nom de bateau-cercueil parce qu'on y mourrait beaucoup avant d'atteindre New-York. Il avait pris sa meilleure pipe et laissé celle-ci. Quand on part pour une vie nouvelle, on ne s'encombre pas. Personne n'est revenu dans le hameau. Toutes les familles sont parties, pour ne jamais revenir.
Si l'histoire que la pipe m'a raconté au creux de ma main est un tout petit peu proche de ce qui s'est joué là, j'espère qu'il y a des américains, portant un nom irlandais et des tâches de rousseur sur le nez, qui descendent du fumeur de pipe de Crocknasharragh dont la pipe est restée à jamais de ce côté de l'océan.


15° jour, jeudi 21 août		Donegal - Mayo

La falaise de Bundoran est un mille-feuille dont la pâte noire striée de fines couches rectilignes de quartz est  truffée d'une myriade de fossiles de coquillages, d'invertébrés et de longs vers annelés qui font sur les tables érodées comme des amas d'écrous et de rondelles tombés d'une boîte à outils juste avant le passage d'une bitumeuse.

L'auberge de jeunesse de Riverstown s'appelle le Gyreum. C'est une structure ronde construite sur le modèle d'une yourte, dont les dimensions sont pareilles à celles des forts circulaires de la région, le toit en plus. Dans la pièce centrale, des tentes igloos font office de dortoir collectif. Un salon est installé dans un puits au centre de la pièce, auquel on accède par un gradin circulaire en bois qui sert aussi de banquette. Des fauteuils au dernier stade de l'affaissement encerclent un gros poêle de pierre peint en rose, que son tuyau interminable fait ressembler à un éléphant immobile sur une piste de cirque. Une cabane hexagonale, portée par des poteaux de bois faisant un portique autour du salon, occupe le faîte de la yourte. Cette dernière offre sur la campagne une vue panoramique que les vitres sales ont peu à peu unifiée derrière une pellicule terne. Une lumière grise d'eau de vaisselle tombe d'un trou percé au centre de la cabane sur les fauteuils fanés et le poêle muet. La cuisine, ainsi que quelques chambres, deux salles d'eau et des toilettes, disposées autour de la pièce centrale, occupent la partie basse du toit. Les ouvertures font face aux quatre points cardinaux pour capter les flux telluriques, les ondes solaires et, qui sait, les messages inter-galactiques. L'eau consommée décante à la va-comme-je-te-pousse dans de petits bassins autour de l'auberge, avant de revenir en circuit fermé par des tuyaux d'arrosage. Bien sûr, il y a une éolienne. Bref, c'est néo-baba, new-age, mal-foutu, bricolé, pas net et finalement agréable et drôle passé le premier mouvement de rejet.    


16° jour, vendredi 22 août 		Comté de Mayo - Achille island

La colline de Carrowkhill est le site funéraire néolithique le plus important de la région. Quatre tumulus sont encore accessibles, à condition de s'y glisser en rampant puis de progresser, accroupi, dans un boyau de pierre qui mène à une rotonde dans laquelle on se met aisément debout. La coupole s'élève de près de quatre mètres dans le tumulus le plus important.Trois pièces rondes plus petites s'ouvrent sur la rotonde, séparées d'elle par des pierres basses qu'il faut enjamber. Il y a sur cette colline une grande quantité de tombes plus petites, ruinées et recouvertes de végétation. Sur chacune des collines environnantes on distingue un mamelon qui signale un tumulus. On dirait que les morts marquaient un territoire, comme si les êtres disparus devaient encore servir la communauté après la mort. 

La traversée du comté de Mayo se fait par une route qui traverse, quatre vingt kilomètres durant, une steppe de tourbe, d'herbes et de bruyère rythmée par une ligne de poteaux électriques, simples ou doubles, arrimés au sol par des haubans. Une chaîne de montagne barrant l'accès au sud, oblige la route à former dans ce désert un grand L renversé dont les deux branches s'articulent dans une petite ville de far-west que le vent balaie.
Sur Achille island, nous passons la nuit dans une demeure aristocratique transformée en auberge de jeunesse qui fait office de pub du coin dont les habitués sont des as du biathlon irlandais : jet de fléchette et levée de pinte. Au bout du chemin qui s'engage en face de l'auberge entre deux champs, c'est l'Irlande à son maximum : une prairie dunaire, bosselée comme un golf que des moutons de tous âges parcourent placidement en portant un énorme paquet de laine en guise de caddie sur des pattes bien frêles comparées à leur fardeau ; un cordon de gros galets rouges et blancs ; une vaste grève déserte où des bois flottés sont échoués ; un ancien volcan qui dresse ses flancs verts au centre de l'île ; une ligne bleutée de montagnes à l'arrière-pays ; les couleurs du couchant qui envahissent le ciel en rebondissant de nuage en nuage aux quatre points cardinaux qu'il est toujours difficile de situer en l'absence du soleil, plus grand mystère de ce pays.


17° jour, samedi 23 août		Connemara

Le lendemain matin, il n'y avait plus qu'un nuage, si bas que la pluie n'arrivait plus à tomber. Elle errait en fines gouttelettes dans un brouillard plus dense à mesure que la route s'élevait sur les flancs du volcan. Une lumière maladive se tordait au sol, écrasée par l'enclume de coton qui tombait du sommet. Le tour de l'île devait dévoiler des vues spectaculaires. On dirait que les photographes de cartes postales exercent le métier le plus tranquille d'Irlande. Beaucoup de temps libre.

Pour atteindre le Connemara en venant du nord, il faut traverser les Sheffrey hills, puis descendre un torrent furieux et longer le lac Finn dans la gorge de Delphi. Là, trois pêcheurs à la ligne assis en rang d'oignon dans leur barque, que leur harnachement de caoutchouc rendaient semblables aux moutons dans leurs paquets de laine gorgée d'eau, fondaient leurs espoirs sur l'ennui des truites qui finissent peut-être par mordre aux hameçons histoire d'en finir plus vite avec cette pluie battante et continuelle.

Au Gaynor's, dans la minuscule bourgade de Leenane, un écran retransmettait un match de football gaëlique féminin, que des reporters commentaient sous leurs parapluies dans un stade vide. Un pilier de bar presque aussi vieux que les cloisons, brassait un anglais plus épais que la Guinness avec un unique chicot qui avait résisté à l'érosion par un de ces caprices dont la nature est coutumière, genre Etretat, en noir. Son compagnon de beuverie, d'apparence plus bourgeoise avec sa chemise blanche impeccable, en tenait en vérité une sévère. Mû par un coup de roulis imaginaire, il se mit en tête de caler, avec un sous bock, le guéridon où les chopes vides s'entassaient. L'opération, simple par temps calme, s'avéra aussi compliquée que le décoinçage d'un enrouleur de foc par gros temps devant Saint Gilles Croix de Vie, mauvais trip personnel de mon unique expérience de plaisancier. Après quelques tangages qui provoquèrent des débordements mousseux le long des pintes, la table se révéla aussi instable qu'avant, ce qui provoqua chez l'ivrogne un geste de dépit trop ample puis la reprise stoïque et régulière de l'ingurgitation du breuvage au goût de parfait café. De jeunes adolescents, filles et garçons, qui jouaient au billard de l'autre côté de la cloison, allaient et venaient dans le bar en échangeant un signe amical avec les vieux qui pouvaient être leurs grands-pères. Là encore, comme partout, le pub mélange les genres et les générations.


18° jour, dimanche 24 août		Connemara

Sur les rochers de Cleegan, nous aperçûmes un phoque qui avait dû plonger d'un rocher à notre approche et que l'on vît par deux fois sortir sa tête moustachue hors de l'eau en regardant dans notre direction, avant de disparaître définitivement dans l'eau agitée.
Le temps clément nous permit de pique-niquer dans un creux de rocher sur la plage de Claddaghduff, au bord d'un bras de mer qui sépare la côte basse d'une petite île, Omey island. La profondeur est si faible que l'eau se retire complètement en laissant à découvert un banc de sable ondulé qui fait une chaussée aux véhicules des îliens, gué matérialisé par des panneaux de signalisation planté dans le sable qui paraissent incongrus à marée haute. Sur le rivage de l'île qui fait face à la côte, un cimetière s'élève en pente douce sur un terrain engazonné, parsemé de roches, de terriers de lapins et d'algues séchées que le vent accroche aux croix celtiques et aux couronnes fanées. On imagine un enterrement très cinématographique avec un corbillard qui avance lentement sur la grève dans le poudroiement doré des gouttelettes irisant les rayons du soleil, laissant derrière lui un léger sillage d'eau que ses roues soulèvent. Les parents et les proches devaient, à une époque peut-être pas si lointaine, accompagner pieds nus le défunt à sa dernière demeure, dans ce cimetière qu'on peut difficilement imaginer plus marin.


19° jour, lundi 25 août		Galway - Burren

Deux journées successives de beau temps devant être un gâchis inacceptable dans ce pays, c'est sous une pluie battante que nous traversons le massif des Twelves Pins, où nous tentons à plusieurs reprises de nous approcher des tourbières en exploitation pour prendre des photos des tronçons de tourbe qui sèchent en meule ou en faisceau au-dessus du front de taille travaillé manuellement avec une pelle tranchante. Les traces de coupe font des aplats inégaux que la pâle lumière nuance de reflets métalliques comme un tableau de Pierre Soulages.

Galway est une jolie ville qui tourne le dos à son port. En Irlande, tout comme en France, on trouve des villes qui se sont organisées autour de leur port et d'autres qui semblent l'ignorer. Elle est située à l'embouchure d'une puissante rivière qui charrie des flots tumultueux chargés de tourbe mais l'ignore tout autant, tournée qu'elle est vers son dédale de rues commerçantes et animées qui montent doucement jusqu'à une immense place rectangulaire largement couverte de gazon.

Le passage dans le comté de Clare donne vite les premières vues sur le massif calcaire du Burren où se niche une auberge de jeunesse dans un trou perdu. C'est encore une maison vide au bord d'un lac, occupée par un voyageur solitaire, le gardien ne résidant pas sur place. En matière de maisons fantômes perdues dans la lande, l'office des auberges de jeunesse d'Irlande est très au point. La vue y est superbe sur les collines striées de failles qui dominent des « turlough », lacs temporaires qui apparaissent et disparaissent selon le degré de saturation du sous-sol karstique. A cette saison, on ne devrait pas les voir, parait-il. Disons qu'on a de la chance, puisqu'ils s'étalent sous nos yeux en vastes miroirs que les cieux menaçants recouvrent d'une taie sombre.  


20° jour, mardi 26 août	Burren

C'est aux forts circulaires d'Irlande, comme celui de Caherconnell, que le village gaulois d'Asterix fait le plus penser. A l'intérieur du cercle de pierres, il reste les soubassements de huttes dont les archéologues disent qu'elles étaient couvertes de terre plantée d'herbe ou de chaume, ainsi que des vestiges d'enclos. Somme toute, c'est à peu de chose près l'habitat paysan tel qu'il existera partout en Europe jusqu'au XIX° siècle au moins. Un mur bas, où étaient posés les feux de cuisine, sépare le cercle en deux parties : d'un côté l'habitat du clan, de l'autre le bétail et les domestiques. Le clan possédait des esclaves, logés en dehors du fort car moins précieux que les bêtes et les domestiques, ainsi que des terres travaillées par des métayers. Les forts de pierre du Burren et des autres comtés étaient des fermes fortifiées qui fonctionnaient comme les villas romaines des colonies de l'Empire.

La dolmen de Poulnabrone, où les restes de trente-trois corps datant de moins 3.800 ans furent retrouvés, est construite de trois feuilles de schistes dont la finesse lui donne un aspect élancé.

La pointe de Blackhead...imaginez un plateau de calcaire descendant en longues terrasses grises et luisantes jusqu'à la mer, lacéré de failles et de fractures rectilignes, que l'érosion a travaillé telle une dentellière inlassable jusqu'à produire un paysage miniature de maquette ferroviaire : vallées, gorges, puits, avens, dolines, se succèdent sans logique apparente, n'était le travail incessant de l'eau qui dissout et du vent qui rabote. Une végétation rabougrie croit dans le moindre interstice du plateau jusqu'à la surface où la violence du vent lui interdit d'espérer davantage. La terre n'étant pas visible au fond des anfractuosités, on dirait des jardinières naturelles qu'un jardinier farfelu aurait planté de fougères, de houx, de menthe et de lierre. Quelques mètres plus bas, l'océan furieux frappe sans relâche un petit amphithéâtre de calcaire dont il éclabousse d'écume les noirs piliers rectangulaires. A la surface du plateau, des blocs erratiques parfois ronds, parfois aigus, font des formes grotesques qui m'évoquèrent les statues de pierre de l'île des Gogottes lesquels, monstres facétieux des Aventures de Babar, transformaient en rochers leurs captures si elles n'étaient pas capable de leur raconter des histoires à dormir debout. Je les aimais tant que je rêvais, quand je serais grand, d'aller un jour dans l'île des Gogottes, au risque d'être changé en rocher. J'ai fini par la trouver : c'est l'Irlande.


21° jour, mercredi 27 août		Burren - Cahir        

C'est par un « green road », un de ces chemins absurdes que l'on fît construire pendant la grande famine pour quelques pences journaliers, par des paysans que le mildiou et la rapacité des propriétaires avaient expulsés de leurs fermes, que nous montons sur l'une des collines qui surplombent le lac intermittent de Caran. Ces chemins, larges comme des drailles, sont bordés de murets d'un mètre cinquante de haut dont le faîte est garni verticalement de pierres qui ressemblent à des vieux livres. Le sommet garde les traces d'une occupation humaine qui s'étend sur plusieurs milliers d'années : un tumulus au point culminant, des cercles de pierre un peu partout, bases de forts de pierre ou simples fondations de huttes. Cette colline, grise et veinée de bistre parmi le troupeau de collines identiques qui paissent sous la garde de nuages ventrus, devait avoir une vie autarcique où l'éloignement était une protection contre les périls. Elle est aujourd'hui déserte, comme les autres. La vie est descendue dans les vallées, près des routes, quand les périls ont diminué et que les échanges ont amélioré la vie quotidienne. Tout autour, le plateau est fissuré, fendu comme un fruit mur, semblable à du bois sec travaillé par un bûcheron géant dont la masse et les coins se nomment vent, gel et pluie.
Un peu plus loin, le fort de Cahaircommon est un imposant fort de pierre à triple enceinte, dont le cœur est édifié au-dessus d'un à-pic qui permit aux rois paysans du haut moyen-âge de se contenter en ce lieu d'un demi-cercle de pierre, la falaise faisant le reste de l'ouvrage.

L'étape du soir, la dernière, nous amène à Cahir, bourgade dotée d'un château-fort normand au bord d'une rivière, qui servit de décor à de nombreux films. A l'heure du dîner, une cohorte de garçons et de filles se rendaient dans un restaurant pour une noce ou une fête. Les filles étaient vêtues d'habits de soirée bon marché aux couleurs criardes et les garçons de costumes noirs défraîchis, de ceux qu'on loue ou qu'on se refile. Chaque fois que nous avons croisé des jeunes irlandais allant à une fête, que ce soit en ville ou à la campagne, c'étaient toujours vêtus des mêmes modèles qui rendent les filles extravagantes et kitsch, les garçons empruntés et désuets.
La vocation agricole du bourg ne fît pas longtemps mystère, la place du village étant régulièrement traversée par des bétaillères tirées à toute allure par des quatre-quatre boueux, par des tracteurs que leur moteurs diesels ornaient d'un panache de transatlantique et encore par une moissonneuse de Tex Avery, dont l'avant s'engageait dans la descente alors que sa remorque était encore au milieu de la place. Toutefois, c'est dans cet environnement à plomber la soirée dans n'importe quel bourg de la Beauce, que nous entendîmes, dans l'arrière-salle d'un pub, un groupe jouer un folk-blues de belle facture devant une poignée de fans, tandis qu'une partie nettement plus consistante de la clientèle continuait de s'arsouiller sans s'émouvoir.


 22° jour, jeudi 28 août		Rosselaire - Roscoff

 Retour à Rosselare pour le ferry du retour, sous le plus beau ciel bleu du séjour, histoire de nous narguer, vite remplacé, dès que les côtes s'éloignèrent, par une ouate humide et froide dans lequel le ferry s'engagea en actionnant sa corne.</description>
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		<title>Carnet de voyage d'une Nabateelle</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4794_Carnet_de_voyage_d_une_Nabateelle.html</link>
		<pubDate>Thu, 27 Nov 2008 06:19:02 GMT</pubDate>
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		<description>Repartir. Retourner sur ses pas, sur les traces des plus anciennes civilisations chrétiennes et arabes. Le bonheur de fouler à nouveau cette formidable terre d'accueil et d'Histoire qu'est la Jordanie. 
Apres le repérage exécuté à pas de charge en septembre dernier, enfiler à nouveau ses chaussures de marche pour - enfin - vivre cette mythique traversée du désert à laquelle je rêve depuis longtemps. Cette fois, accompagnée de onze compagnes de voyages, venues ici qui pour se trouver, qui pour se retrouver, qui pour repousser les frontières supposées de ses capacités physiques... Les « Nabate'elles Cuvée 2008 », encore que très vite, guides et Bédouins nous surnomment les Gazelles. Gazelles. C'est bien ce que nous sommes. Dans ce désert minéral de sable et de canyons, certaines filent, solitaires et recentrées, sous un soleil totalitaire. D'autres prennent le temps d'aller. Un ciel si bleu qu'il devient laiteux à l'horizon.
La Jordanie. Pour la plupart d'entre nous, le premier voyage d'aventures intimement lié au sport. Traverser une grande partie du fameux désert du Wadi Rum, une aventure exceptionnelle et hors du commun magistralement orchestrée par Eric, de Terres de Légendes. 

Les gazelles du Wadi Rum
Douze femmes. Toutes différentes, toutes semblables. Dans leur envie de vivre une aventure exceptionnelle, d'en découdre. D'être à la hauteur - mieux, de dépasser leurs limites. Instantanés de ces Gazelles du désert.
Le rire heureux de Beverly qui monte jusqu'au ciel et va gratter le ventre des nuages.
L'élégance intemporelle de Pami qui traverse la Jordanie avec flegme et distinction.
La camera attentive et discrète de Murielle, qui suit et qui capte l'essence de chaque moment important.
La volubilité catalane d'Anna qui fait chanter les « r » lorsqu'elle croise des compatriotes ibériques.
L'échappée belle de Nadia, métamorphosée, sur un cheval lancé au grand galop à la sortie de Petra.
La belle voix de Céline célébrant Armstrong au cœur du théâtre romain de Jerash.
La blondeur slave de Natascha se fondant harmonieusement dans le dégradé des ocres et grès de Jordanie.  
La langueur toute orientale de Marianne, belle odalisque à demi-allongée sous la tente bédouine.
L'enthousiasme fébrile de Kathia qui vit pleinement l'aventure, qu'elle interrompt sans arrêt pour ramasser cailloux et cristaux. 
Les paillettes dans les yeux de Sybille, allongée sous cette Voûte étoilée dont elle a tant rêvée.  
L'éternelle bonne humeur de Sandrine, belle tunique turquoise ou rose sur fond de désert. 

Nous l'avons fait. Et nous en sommes fières. Légitimement. Notre traversée du désert, qui étonne les bédouins qui viennent gravement nous dévisager, le soir, au camp. « Comment ? Elles arrivent de Petra ? A dos de chameaux ? A cheval ? » Même ces hommes du désert qui arpentent inlassablement ces étendues, n'en reviennent pas. L'exploit - physique, mental - n'est pas banal. 150 km de désert, dont une bonne centaine à pieds. Ce ne sont pas tant les kilomètres que les conditions particulières qui rendent cette traversée si inoubliable, si légitime. Le Wadi Rum, le plus beau désert de Jordanie, se décrit comme un labyrinthe de roches monolithiques. Sur des kilomètres, s'étirant à l'infini, de magnifiques canyons de grès blond ou ocre, s'élancent vers le ciel, offrant aux visiteurs leurs reliefs tourmentés mais jamais agressifs. Le vent et le sable ont patiemment poli la roche, la rendant douce au toucher, tandis que la mer qui recouvrait jadis le Wadi Rum, y a sculpté des cavités et des formes étranges qui titillent l'imagination. Wadi Rum ne ressemble pas aux déserts de dunes blondes. Ici, le sable est ocre, orange et rose. Les rares dunes succèdent à de longues étendues de sable plus dur, un bonheur pour les mollets harassés de s'extraire du mouvant.

Chronique d'une traversée du désert
Marcher dans le désert est une expérience unique et inoubliable. Se confronter à ce décor de superproduction hollywoodienne, à la chaleur sèche - ici, la transpiration sèche immédiatement, on est très loin de l'humidité de l'île Maurice, ce qui rend la chose plus agréable- le vent toujours frais  et bienvenu, et surtout, dans cette immensité, les perspectives et les distances deviennent relatives. 
Nous marchons dès 7h30, au plus tard 8h, car très vite, la chaleur est là, alourdissant le pas déjà pesant dans le sable des dunes. Parfois, je marche sans lever les yeux. Le sol fourmille de centaines de pierres cristallines magnifiques et pour moi, collectionneuse, le bonheur est complet. 


Les conditions sont difficiles et l'épreuve très physique. Non seulement l'immense Wadi Rum n'est pas plat, mais il est très souvent sablonneux. Il faut gravir des dunes que l'on redescendra en hurlant de joie, mais y arriver sollicite fortement les muscles. 
Nous sommes étonnamment couvertes pour des marcheuses. Point de short fluo ou de tenues outrancièrement sportives. Nous sommes pour la plupart en pantalon, tuniques longues ou trois-quarts. Chapeaux, casquettes, keffieh et de nombreux « tartinages » de crème solaire nous garantissent de marcher confortablement et sans brûler. Les tuniques sont amples, l'effet « mode » saisissant. Les arrêts sont fréquents, toutes les heures environ, dès qu'un point d'ombre nous accueille bienveillamment. Il fait si chaud qu'il faut beaucoup boire, se réhydrater la peau, manger des fruits secs ou des barres céréalières que l'on se partage. L'espace est si étendu entre deux montagnes qu'essayer de louvoyer est parfois impossible. Il faut aller droit et les regards se perdent dans le flou de l'horizon, à la recherche d'une ombre salutaire.
Les paysages sont majestueux. Des canyons immenses, ocres et tourmentés, absolument silencieux. Un sable parfois roux, parfois blond, qui crisse sous les pieds. Pour ma part, je me déconnecte complètement et je m'immerge avec  bonheur dans ce monde minéral si grand que le regard s'embrume à l'horizon. J'aime marcher en silence, seule ou à côté de Nat ou de Pami, elles aussi recentrées. Gérer son effort, son souffle lorsqu'il faut grimper une dune, son eau jusqu'au prochain ravitaillement. Pami, Kathia et moi, plus entraînées que les autres, aimons à filer sous le soleil. Nous croisons même un serpent isolé, ainsi qu'une petite dizaine de lézards beiges. 

Les camps bédouins
Les camps sont sous la responsabilité de Moufleh, le bédouin aux yeux sombres et à la grande gentillesse. Son prénom m'enchante et déclenche immédiatement une plaisanterie : « Ca valait bien la peine de laisser nos mouflets à la maison pour en retrouver un ici ! »
Moi qui « pratique » Eric depuis un moment, je sais que le camp que nous trouverons à l'arrivée d'étape sera accueillant et douillet. Mais là, Eric a mis les bouchées doubles. Associé à son sens aigu de l'organisation, le charme de l'accueil bédouin. Une belle tente bédouine à l'entrée de laquelle nous abandonnons sans regret nos chaussures, pour aller fouler les nattes et nous laisser tomber sur des matelas. Là, le cuisinier ou un de nos guides nous offre le traditionnel thé à la menthe, agrémenté de biscuits secs délicieux, dont nous faisons une razzia. Nous passons en général une heure dans ce havre de paix, à demi allongées, alors que circulent lingettes et bombes rafraichissantes. Le déjeuner est ensuite servi sous la tente. Salade fraîche, toujours source d'étonnement sous ces latitudes et dans ces conditions, suivi d'un plat traditionnel à base de poulet ou de chèvre, accompagné de riz et de délicieux légumes. Le cuisinier s'aménage sa « cantine » dans un espace protégé du vent, soit quatre piquets avec une bâche, et nous concocte dans ces conditions minimalistes, de fabuleux repas qui anéantissement tout effort de remodeler nos silhouettes. Au diable l'avarice ! C'est trop bon pour seulement songer à nos formes ! 
Après le déjeuner, nous traînons nos matelas à l'ombre des montagnes, qui pour une sieste, qui pour une séance lecture. Là, durant deux ou trois heures, nous prenons un repos bien mérité. Pour ma part, la tête recouverte de mon keffieh, je dors profondément. Fatwa, ainsi que je surnomme les mouches hélas omniprésentes, n'a qu'à bien se tenir. Après ce moment de repos, direction la douche. Ah, le bonheur d'une douche en pleine nature ! C'est fou à quel point on se douche décemment avec un minuscule arrosoir, notre quota d'eau journalier. Puis, séance de yoga et installation des tentes. Il faut tenir compte de l'intimité nécessaire pour les sorties nocturnes, de la direction du vent pour celles comme Kathia qui dort à la belle étoile, du nombre de piquants susceptibles de joncher notre voie, du lever du soleil... On sort ses affaires pour la nuit et on se prépare pour le repas.

Atelier yoga dans le désert

Excellente initiative de nos yogis préférées : Pami et Bev nous dispensent chaque après-midi, après la sieste et le repos bien mérités, une séance de yoga à laquelle Bambino, notre jeune guide bédouin, s'associe très vite. Face au soleil couchant, Pami offre à nos corps endoloris et à nos muscles en souffrances, quinze à vingt minutes de bonheur quotidien. Là, dans ces paysages exceptionnels, dans un gracieux ensemble, douze femmes et un jeune bédouin communient avec leurs corps et leurs âmes. Cet « atelier » non programmé, est attendu avec impatience chaque jour.

La nuit au camp bédouin
La nuit tombe rapidement sur le désert. Dès 18h30, le ciel nous offre un spectacle magnifique de milliers d'étoiles incroyablement belles dans cette obscurité totale.  Toutes les tentes bruissent. Eclats de rire, chuchotements, conversations plus légères, on s'interpelle, on partage un souvenir, on vide son sac pour mieux le ranger. Seules les torches frontales déchirent la nuit. Peu à peu, nous nous regroupons autour du feu, toujours très proche des montagnes. Celles-ci, gorgées de soleil durant la journée, offrent à nos dos tourmentés, une chaleur bienveillante que nous répugnons à quitter. Un « chaï » (thé) brûlant, tres sucré, nous est immédiatement offert. On papote, on fait tourner le narguilé, la chicha où se consume un délicieux tabac à la pomme, on rigole, on « débriefe » de sa journée ou l'on se tait en contemplant le feu. L'on s'est découvert une vraie passion pour le chant. Hormis Céline, prof de chant et Sybille à la voix de velours, nous chantons sans complexe tout un répertoire allant des années 80 aux chansons enfantines, en passant par des ségas, à tour de rôle ou en chœur. Les bédouins adorent nous entendre chanter et nous y prenons beaucoup de plaisir, d'autant que le public est enthousiaste. Bambino apporte un énorme plat principal, les assiettes se remplissent, les verres de thé se vident. 

Le cérémonial du coucher
Le tour de chants se poursuit après le dîner. Puis, nous regagnons nos tentes. Séance collective de brossage de dents face à l'immensité de nuit, derniers rires, derniers soupirs. Confortablement installées dans nos tentes ouvertes, nous plongeons corps et âmes dans cette extraordinaire myriade d'étoiles, tentant de réaliser des vœux en comptant les étoiles filantes.  Dans cette totale obscurité, la voute étoilée est d'une beauté absolue. Même nous, Mauriciennes, habituées à des ciels magnifiques, restons silencieuses devant l'Infini. Les gazelles s'endorment peu à peu. 
Demain matin, comme tous les matins du désert, Pami et moi irons marcher avant l'aube, éclairées par la seule pleine lune, droit devant nous, pour un moment égoïste de pur bonheur. 

L'escalade du mont Burda
Eric nous avait parlé d'une surprise. Il avait à peine défloré le sujet : de l'escalade, pas difficile. C'est notre avant-dernier jour de désert. Les muscles ont été beaucoup sollicités, l'âme est en paix. Aussi, est-ce sans la moindre appréhension et même avec une certaine excitation que nous grimpons dans les 4x4, direction Burda. A une dizaine de kilomètres, nous découvrons, médusées et ravies, une haute montagne que surplombe une arche. Cris de joie parmi nous : quoi, on va grimper tout en haut ? Seule, une de nos Gazelles appréhende quelque peu l'escalade. Le vertige, ca existe. Mais les Gazelles pratiquent la « soeuritude » (le mot Fraternité nous paraît trop... masculin) et c'est « Toutes pour une, une pour toutes ! ». Nous serons donc à côté de notre Gazelle pour lui donner la main, la lui serrer très fort, l'encourager et surtout, applaudir son courage. Précédées par Moufleh, nous grimpons allégrement, pour découvrir une vue époustouflante sur le désert. L'escalade est parfois ardue, mais nous l'abordons avec bonne humeur. Alors que nous nous rapprochons de l'arche, Eric devient un poil nerveux, et ce n'est vraiment pas son genre. Il faut dire que la dernière partie se fait encordée. Dix mètres d'escalade, où la solidarité joue à fond, aidées de Moufleh, de Bambino et de Kathia. Tout le monde y arrive sans le moindre souci. Nous allons maintenant découvrir l'arche. Il faut dire que cette dernière est très étroite et culmine à plus de 150 mètres. Bambino se fait engueuler pour avoir fait l'imbécile, à savoir l'équilibre sur l'arche. Nous y passons une a une, la gorge un peu serrée, le regard résolument fixe sur la pierre et non le vide. Eric nous expliquera plus tard son stress. C'est vrai qu'une chute serait... fatale. Nous redescendons tranquillement et nous installons sur un promontoire pour admirer l'immensité du désert à nos pieds. Je me dis que si on arrachait Maurice de l'océan et qu'on la posait là, au milieu du désert, on ne la verrait même pas. Du coup, je repense à la totale incompréhension de nos amis bédouins lorsque nous leur avons expliqué que nous habitions sur une île (« Jezirah »). « Comment ça peut flotter sans couler ? Avez-vous un bateau dans le jardin pour vous sauver si un jour, ça coule ? ». Pour ces hommes du désert, impossible d'imaginer cela. Lorsque je leur montre sur mon téléphone un petit film pris à la baie de Tamarin, leur silence est éloquent. Kathia, qui vit à La Réunion, en rajoute malicieusement une couche : « Là où j'habite, il y a un volcan ». Réaction immédiate «  « Quoi ? Tu as un volcan dans ton jardin ? Mais moi, même si tu m'attaches avec une corde comme une chèvre pour rester dans ton île, je me sauve ! ». 


Petra la majestueuse
Grande excitation ce matin. Enfin, la plupart des Gazelles vont découvrir Petra. La mythique cité s'offre avec pudeur aux regards des très - trop - nombreux visiteurs du site le plus visité de Jordanie. Arrivées très tôt sur le site, nous parvenons au cours de la première demi-heure à éviter les touristes, dont de tres nombreux Français. Yussef, notre premier guide, commence ses explications dès les premiers mètres. Une forte odeur de crottin de cheval nous assaille. L'entrée de Petra est réservée aux écuries qui permettent aux touristes de découvrir l'axe principal à cheval. De jeunes bédouins, jeans moulants, yeux khôlés, keffieh rouge, piquent des galops ou essayent de nous vendre un tour à cheval. Natacha et moi, les seules à avoir visité Petra, nous éloignons un peu du groupe. J'ai eu la chance d'avoir Eric pour guide l'année dernière. Extrêmement cultivé et curieux par nature, il m'a fait découvrir un Petra historique et archéologique ignoré des touristes. Il a su respecter mon besoin de silence ou mes émotions intenses en ces lieux, émotions que j'ai peur de trahir par trop d'informations formatées pour touristes. De son côté, Natacha, tout autant sensible que moi à l'exceptionnel charme du site, ressent le même besoin de silence. Nous empruntons le Siq, cet extraordinaire couloir de montagne montant tres haut, étonnamment long, qui mène jusqu'au Gazeh. Nous arrivons avant les Gazelles, hélas précédées par de nombreux groupes. Nat et moi nous asseyons sur un banc, face à ce merveilleux mausolée rendu célèbre par Indiana Jones. Retrouver ce monument taillé à même la montagne, dans cet ocre de la pierre, mon humilité devant cet ouvrage magnifique dédié aux morts et aux dieux, le bonheur palpable de Nat à mes côtés... Nos lunettes noires dissimulent à peine notre  émotion. C'est en silence, ma main tenant un moment la sienne, que nous attendons le reste des filles. J'ai un besoin très fort de voir, de sentir les émotions des Gazelles, de m'en repaître. Puis, nous savourons toutes ensembles la découverte de ce merveilleux site.

Petra la généreuse
Petra est immense et se mérite. Il faut trois bonnes journées pour tout voir. Nous n'avons qu'une, mais heureusement, le ciel est gris. C'est bien sûr un peu dommage pour les filles qui ne verront pas la cité mythique sous le soleil. Mais cela rendra l'exploration moins ardue. Car il faut marcher, beaucoup, escalader, redescendre et s'égarer dans l'immense site pour découvrir des lieux ignorés des touristes qui restent sur l'axe principal et les monuments autour. Nous nous lançons à l'assaut du Monastère, une heure de marches à croiser des ânes trottant et de nombreuses marchandes de pacotilles, pour se retrouver face au monument qui m'a déclenché l'année dernière, un moment d'immense émoi. Les Gazelles - surtout Kathia- ont commence à céder aux marchands du temple. C'est le phénomène jordanien de la « fièvre acheteuse » qui ne va pas nous lâcher jusqu'au bout.
Puis, nous partons admirer les points de vue indescriptibles parce qu'à couper le souffle, sur une sorte de paysage de genèse. Des montagnes déchiquetées, immenses, des précipices, le tout dans des couleurs superbes... Un vrai moment extatique, une communion des sens et un immense moment de bonheur pour les Gazelles.

Rencontre avec Fatima à Petra
Au détour d'un sentier isolé, nous croisons une très vieille femme. Sur son visage, le poids des années a creusé de beaux sillons. Des tatouages bédouins sur son front et sur son menton, traces bleu pâle. Son sourire édenté s'illumine alors que nous faisons un cercle autour d'elle. J'aime les vieux comme les enfants, j'aime le contact avec ces peaux usées et patinées ou encore si lisses. Je lui prends la main, elle serre la mienne très fort, m'embrasse plusieurs fois avec émotion. Emotion partagée par toutes. Cette très vieille bédouine, qui ignore son âge, est née ici, dans ce site exceptionnel, y a grandi, s'y est mariée, y a eu ses enfants. Comme tant d'autres, pour des raisons patrimoniales, elle a dû quitter son lieu de vie, sa grotte. Elle revient à Petra pour vendre aux promeneurs isolés, colliers et bracelets, sur le sentier de la Tombe du soldat romain. Toute heureuse d'être le centre d'intérêt, elle rit avec nous, sa joie d'être importante à ce moment précis. Plus que ces beaux bédouins au regard fardé qui sollicitent les touristes, Fatima est authentique. Une belle rencontre qui me marque pour ces deuxièmes retrouvailles avec Petra. 

En conclusion

La traversée du désert était la deuxième partie du voyage en Jordanie. La première partie du séjour était consacrée à l'Histoire et l'archéologie, à la découverte du Nord, Mabada et ses églises, la frontière israélienne, Jerash la cité romaine magnifiquement conservée. Nous avons également longé la Mer Morte où nous avons défié les lois de l'apesanteur et pris un mémorable bain de boue. Nous sommes aussi allées au Mont Nébo ainsi qu'au sud du pays, dans la délicieuse ville d'Aqaba.  Enfin, nous avons découvert avec bonheur Amman, la très belle capitale de Jordanie. 
Des souvenirs pleins les yeux, les cœurs et les appareils photos et surtout, de magnifiques amitiés sont  nées de ce deuxième Raid organisé par Terres de Légendes. Prochain rendez-vous, Madagazelles 2e Edition, dans le sud malgache, en avril 2009. A vos chaussures !</description>
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		<title>Ambiance à Riga (Diaporama)</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4785_Ambiance_a_Riga__Diaporama_.html</link>
		<pubDate>Wed, 19 Nov 2008 17:28:35 GMT</pubDate>
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		<description>Diaporama de Riga</description>
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	<item>
		<title>Ambiance à Riga</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4782_Ambiance_a_Riga.html</link>
		<pubDate>Wed, 19 Nov 2008 16:39:53 GMT</pubDate>
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		<description>Le centre historique de Riga est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.


Le bus nous arrête près du monument de la liberté, érigé en 1935 ! 
Nous flânons sur de larges trottoirs. Les boulevards sont comme de vastes allées ouvertes à tous les vents. Riga est vivante, colorée, pleine de monde. Les trottoirs sont bondés, les boutiques de luxe, éclatantes et branchées. Les touristes affluent de partout, Russes et Allemands bien sûr, mais aussi Italiens, Anglais et Français. Si certains viennent aussi pour effectuer quelques achats, et que Riga reste une destination plutôt “bon marché“, il n'en demeure pas moins que les prix sont de plus en plus élevés.

Au fur et à mesure que nos pas nous entraînent, mon esprit se libère. Je ne compte plus les heures de marche, les kilomètres à pied. Pourtant que ce soit en tram, en bus ou en trolley, on peut aller partout. Le réseau des transports est très étendu et fonctionne de 5h.30 à minuit. Mais enfin, tant que nos pieds sont encore capables de nous porter, on continue ! Beaucoup de rues de Riga sont pavées. Et l'on s'engouffre plein de curiosité dans ces artères creusées comme de gigantesques sillons carrelés.

Le vent de Septembre qui souffle en rafales s'amuse de nous voir trébuchant. Avec insistance, il fouette nos visages. Alors, on quitte les grands boulevards arborés pour les ruelles du centre historique. Derrière nous, les feuilles qui s'accrochent encore aux grands arbres rougissent. Dans des ruelles plus intimes, on s'aventure.

On passe devant l'ancienne tour poudrière, bien ronde et ventrue, qui date de 1330, et l'on file sur Torna Iela. Ici, on se pose pour apprécier un long café chaud. Torna Iela est bordée par l'ancienne caserne, long bâtiment haut de deux étages de couleur ocre jaune. Je me détends. J'étends mes jambes. J'écoute les gens qui passent près de moi. J'entends ce mélange de langues. Et puis au loin cette tour de brique, mangée à moitié par le lierre. Elle aussi est mélangée, rouge et verte. Et puis encore plus loin, dans mon esprit cette fois, au fond de moi, j'entends les voix de ceux qui sont restés, ceux dont l'âme flotte encore le long de l'ancienne caserne. Autour de moi, les pas qui claquent sur les pavés, les langues qui se mélangent, les accents colorés et la lumière rasante du soir m'enivre. Là, juste à l'instant, le soleil fait son apparition. Une lumière orangée luit sur les toits et se reflète sur les pavés.

Vite ! On avale notre café, et l'on se décide enfin à emprunter le tram. Celui qui file sur le pont Akmens depuis Barona Iela. La lumière du soir qui rase les pavés nous appelle. Le tramway bleu est là ! Avant que le soleil ne s'en aille, on s'engouffre entre les portes et l'on s'impatiente comme deux petits enfants. Les portes se referment. Le long tramway bleu dégringole, comme un bateau se dandinant sur un fleuve bordé d'ondines. Si au-dessus de nous le ciel est encore gris, le soleil mouillé du soir dégouline sur les vitres. Il transforme quelques gouttes disséminées en étoiles scintillantes et semble provoquer de lourds nuages noirs chargés de froid qui patientent. Emmitouflé dans cette écharpe de douceur, j'étire l'instant, et transforme chaque seconde en une éternité, la tête brinquebalante et les yeux fermés. 

Pourvu que le tram soit plus rapide que la descente du soleil pour voir la Daugava s'enflammer ! Ouf, il n'est pas trop tard. Elle est comme un long fleuve de feu qui dégueule depuis un immense volcan incandescent. Les puissantes flèches d'églises se transforment en gigantesques aiguilles rougeoyantes. Elles s'envolent en plein ciel et déchargent d'innombrables affluents de feu qui alimentent un tourbillon d'éléments puissants. Moi, du haut du pont, j'observe avec tout mon corps cette avancée lumineuse. Elle réchauffe mon cœur malgré le froid du soir qui tombe.

Ce soir, je veux survoler la Daugava. Je veux être tout près d'elle pour la sentir, respirer son parfum si intact, tellement authentique. Je veux qu'elle me dise d'où elle vient, qui elle est, ou elle va, qu'elle me dise ce que je ne sais pas, qu'elle me montre ce que je ne vois pas, qu'elle guide mes pas. Ce soir, je veux, l'espace d'un instant, faire partie de cet ensemble fabuleux que je peux presque toucher du bout des doigts, l'eau et le soleil. Ce soir, je veux savoir, alors que, sur l'autre pont, le train pour Jurmala s'en va, je veux savoir qui je suis vraiment. Le soleil, comme une orange, fonce de l'autre côté. Mais juste avant il enflamme tout. Il brûle tout ! le château, les ponts Vansu et Akmens, la grande Brivibas Iela, le tramway bleu, le train jaune, la maison du chat, les pavés autour de la Place Livu qui ressemble à un petit village aux maisons chaudes, les masques des façades d'Alberta Iela, le marché aux fleurs de Terbatas Iela et puis aussi mon cœur. À l'instant, dans le froid du soir, alors que sur le pont ma main tremble, je sens en moi un ouragan de chaleur m'envahir. La brise légère qui vient du Nord me fait frissonner. Le soleil a disparu.

En une fraction de seconde, comme ça, comme on claque des doigts, et bien je m'envole. Non, pas comme un oiseau, pas physiquement, je m'envole dans mon esprit. Il n'y a plus de frontières, plus de limites. Je deviens un filet d'air pur qui glisse de partout, et je dégringole le long des câbles du pont Vansu, au-dessus des bus, des cars et des voitures. Puis, je rase la Daugava frémissante, jusqu'à la mer. Le soleil aveugle encore mes pensées. Un moment, je m'installe sur un banc bleu à Majori, face à la mer et mes souvenirs. Par le train du soir, je quitte Jurmala, direction la gare centrale. À proximité, au marché, il n'y a plus personne, il est trop tard. Les anciens hangars de zeppelins qui l'accueillent sont fermés, vides. Pourtant ce matin, il y en avait du monde. Et puis aussi des légumes, des fruits, des champignons, du miel, de la viande, du poisson, du fromage et des senteurs et des couleurs et des clameurs !

Cette fois, la nuit est tombée. D'innombrables restaurants aux néons multicolores nous attendent. On préfère la kafejnica (cafétéria locale) qui sert des repas à des prix plutôt modiques. 

La tour s'illumine, il est 21 heures. Je file sur Terbatas Iela acheter un magnifique bouquet de fleurs. Et je l'offre à l'architecture de Riga. Je l'offre à cette architecture Art-nouveau fantastique qui envahit les rues d'Elisabetes et d'Alberta Iela.

La bruine s'est levée. Les pavés sont glissants. On se promène encore longtemps en espérant rencontrer au détour de ruelles, lorsque tous sont endormis, l'âme errante de la vieille ville qui se laisserait photographier. Peut-être se cache-t-elle près du château, résidence du président, ou encore en haut d'une des nombreuses flèches d'église, comme celle de Saint-Pierre, qui offre une vue panoramique sur la ville. Peut-être la surprendrons-nous près de la maison des têtes noires, ou l'on pourrait croiser un marchand de la ligue hanséatique. Peut-être s'est-elle réfugiée sur les bords de la Daugava où accostent parfois, aux confins de la promenade qui borde le fleuve, trouant un rideau de brume, de lourdes embarcations grinçantes, pleines de marins venant du Nord et du froid.

Alors la nuit, on se laisse happer. Et l'âme de la ville est là, derrière chaque pierre, chaque monument, on la ressent. Comme nos pas résonnent, les masques des façades jusqu'alors endormis se mettent à hurler. La tête enfoncée dans un rêve, on poursuit notre route dans un labyrinthe d'impasses aux lumières adoucies. Derrière nous, le tramway bleu s'enfouit dans la nuit métallique. Entre les avenues sans fins on poursuit notre route, des porches bruyants aux néons crus jusqu'aux cours désertes des bords de boulevard. On saute dans un bus, on hèle un taxi. Alors que l'atmosphère pâlit, la nuit lentement se termine. Au creux de silencieuses ruelles, on s'endort. Elles pavent notre cœur de réconfort.

Remerciements :
Air Baltic : http://www.airbaltic.com
Office de Tourisme de Lettonie : http://www.latviatourism.lv


http://www.2mcarnetdevoyage.com</description>
	</item>
	<item>
		<title>Le rituel du  Henna</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4715_Le_rituel_du__Henna.html</link>
		<pubDate>Wed, 29 Oct 2008 18:33:12 GMT</pubDate>
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		<description>Nombreux parmi vous sont ceux qui pensent que le Henné est lié à une pratique religieuse.
Certes, il existe des rituels pour protéger du mauvais oeil.
D'autres bien sûr connaissent le henné pour ces vertus cosmétiques et médicinales ; antiseptique, cicatrisant, anti-pelliculaire. Son utilisation pour les cheveux est bien connue (On a retrouvé des traces sur les cheveux de Ramsès II !!!).
Mais nous allons parler du henné (prononcer 'hanna) parure de la femme. C'est une tradition qui remonte à la nuit des temps dans le moyen orient et le maghreb évidemment, mais aussi en Orient (Chine, Inde, etc.). c'est un rituel d'amour et de séduction. Chaque région a ses dessins traditionnels. certaines &quot;henneyates&quot; proposent des motifs plus modernes aujourd'hui.
Il est très fréquent lorsque vous êtes invitée qu'on vous propose de vous faire le henné. Attention aux &quot;attrape-touristes&quot; qui vous propose de vous faire un tatouage en 10 minutes... il ne faut pas rajouter d'essence ou autre produit qui permet de le faire &quot;prendre&quot; plus rapidement, vous risqueriez d'avoir des problèmes de peau.Mieux vaut n'avoir qu'un petit souvenir. Car c'est long à faire.
Le henné est un produit naturel, issu d'un petit arbuste. On utilise les feuilles qui sont séchées et broyées. a poudre est ensuite mélangée avec de l'eau de rose ou de l'eau simple pour faire une pâte.
Nous l'avons donc dit, le henna est une parure comme un maquillage. Symbole de séduction, c'est un tatouage naturel et éphémère (15 jours environ)
Pour le poser on utilise aujourd'hui une seringue, qu'on utilise un peu commeun stylo. La hennayate dessine avec et pose de très fins filets de pâte sur la peau en dessinant des motifs.
Ces motifs varient selon la région.

Chez les nomades du Sahara on trouvera la croix du sud, les dunes du désert, les étoiles. Les 2 pieds sont identiques mais pas les mains.
Plus au nord dans la vallée des roses à Kalaa, ce sont les roses de Kalaa...
Les motifs d'aujourd'hui vont puiser dans la végétation, les fleurs.

Certains utilisent des pochoirs, mais ça ce n'est pas la vraie manière de faire le henné.
Il faut plusieurs heures. On commence par les pieds, ensuite les mains.
Arrive donc un moment où vous ne pouvez plus faire grand chose calée entre les coussins...
Après la pose, il faut le garder un certain temps ; lorsque ça sèche, on humecte avec un mélange fait de thé, sucre et citron qui permet à la couleur de se fixer mieux. On l'enlève en grattant et on imbibe la peau d'huile pour la nourrir car le henna dessèche un peu.
Au début, il est orangé, et il fonce après quelques heures.
Il faut éviter le contact avec l'eau si vous voulez qu'il dure longtemps... c'est pourquoi, les femmes qui viennent d'être parées sont dispensées des travaux ménagers quelques temps...
Il est fréquant, lorsque vous êtes invitée, qu'on vous propose de vous faire le henna ; c'est une marque d'hospitalité.</description>
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	<item>
		<title>Lisbonne et ses...</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4671_Lisbonne_et_ses.html</link>
		<pubDate>Sat, 27 Sep 2008 14:12:27 GMT</pubDate>
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		<description>Lisbonne regorge de fresques : azulejos ou tags...</description>
	</item>
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		<title>Alfama</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4668_Alfama.html</link>
		<pubDate>Sat, 27 Sep 2008 14:00:01 GMT</pubDate>
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		<description>Mon coup de coeur, le quartier historique d'Alfama. Site remarquable, avec un plus : le mirador de Santa Luzia...
Ce fut un plaisir de se balader dans les ruelles de ce quartier.</description>
	</item>
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		<title>Belém et ses Pastéis (un délice)</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4666_Belem_et_ses_Pasteis__un_delice_.html</link>
		<pubDate>Sat, 27 Sep 2008 13:48:51 GMT</pubDate>
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		<description>Le quartier de Belém est historique avec la tour de Belém, le monastère Dos Jeronimos (fabuleux) le monument des découvertes qui est impressionnant et enfin les pastéis.</description>
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		<title>Rhodes : Asklipio - le kastro</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4633_Rhodes___Asklipio___le_kastro.html</link>
		<pubDate>Sat, 06 Sep 2008 14:16:25 GMT</pubDate>
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		<description>Avec la fraîcheur du soir, nous montons au kastro, la forteresse élevée au 15ème siècle par les Chevaliers hospitaliers au sommet du village. Gardienne hiératique, une grande chèvre blanche aux cornes enroulées est installée sur le chemin de ronde et nous regarde de haut. Le sentier s'élève dans les pistachiers à mastic taillés en petits arbustes. La sauge odorante a es feuilles charnues bleu-gris. Il y a aussi toute une collection de chardons : des bleus aux grosses boules un peu passées, des verts aux motifs compliqués, d'autres secs. Nous passons une belle arche pour pénétrer dans la cour : c'est le domaine des chèvres de tout poil : noires, fauves, grises...Certaines curieuses lèvent vers nous de grands yeux aux pupilles fendues horizontalement. 
La cloche appelle les villageois aux liturgies. Il règne une grande animation au village. Beaucoup de jeunes, d'enfants que nous n'avons pas vus la veilles. Les enfants de notre logeuse sont venus pour le week end et nous partager devons la courette. Heureusement nos horaires sont décelés. De cours en terrasse les enfants courent, les gens s'interpellent. Par deux fois je monte sur la place pleine de voiture mais il ne s'y passe rien de spécial. Dans la cour de l'école, les enfants jouent surveillés par leurs mères. Sur la place devant la superette, les vieilles dames ont apporté leurs chaises. Au micro on entend des annonces en grec que je ne comprends pas. 
La sieste de l'après midi me permet de profiter un peu plus longtemps de la douce nuit d'été sous es étoiles.</description>
	</item>
	<item>
		<title>Rhodes : la rue des Chevaliers</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4631_Rhodes___la_rue_des_Chevaliers.html</link>
		<pubDate>Sat, 06 Sep 2008 14:08:48 GMT</pubDate>
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		<description>Rue des chevaliers
Nous garons la voiture près de la Porte Arnaldo au pied des remparts. Comme c'est dimanche, c'est gratuit. A quelques pas de la porte nous trouvons la Place du Musée Archéologique installé dans l'ancien Hôpital des Chevaliers et en face l'Auberge de la Langue d'Angleterre. 
. Les Auberges avaient  pour vocation de réunir les chevaliers parlant la même langue. Au 15ème siècle, les nations n'étaient pas ce qu'elles sont aujourd'hui. L'auberge de la Langue d'Espagne réunissait les chevaliers espagnols mais aussi les catalans, les portugais tandis qu'il y avait une Auberge d'auvergne et une autre de Provence. Elles sont toutes construites dans le Collochium et bordent pour la plupart une longue rue que nous remontons dans le calme du matin. L'Auberge de la Langue de France est la plus spectaculaire avec ses gargouilles à gueules de crocodile ;le Grand maître Dieudonné de Coujon avait tué un de ces sauriens, échappé d'un bateau et qui terrorisait la ville. A proximité, dans une niche, une vierge à l'enfant précède une jolie chapelle à coupole byzantine. Plus haut on voit la maison du chapelain avec les armoiries gravées dans une croix en creux. Il faudrait de bonne notion de hieraldique pour lire l'histoire de la chevalerie racontée par ces blasons. En face, dans les jardins de la Maison de Villaragut, une très jolie fontaine turque est mise en valeur par de beaux feuillages. Une grille aux gracieuses volutes de fer forgé sépare le jardin de la rue. La serrure en forme de croix  permet une très jolie photo. Encore plus haut se trouve une autre fontaine ottomane en marbre blanc, sur le trottoir. Dans cette rue très européenne, la marque ottomane se résume aux fontaines. Ce n'est pas rien ! La chaussée est pavée de petits galets blancs et noirs plantés verticalement mais les trottoirs sont dallés de belles pierres lisses plus agréables sous nos pas. On passe sous l'arche reliant l'Auberge d'Espagne à celle de Provence. En haut une arche monumentale domine la rue : la Loge saint jean qui reliait la grande église saint jean qui n'existe plus à l'énorme palais des Maîtres.</description>
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	<item>
		<title>Chios : visite de la ville de Chios, citadelle</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4584_Chios___visite_de_la_ville_de_Chios__cita.html</link>
		<pubDate>Wed, 03 Sep 2008 07:09:21 GMT</pubDate>
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		<description>Journée d'adaptation : nous allons à Chios à l'Office de tourisme et sur le port acheter notre billet de ferry pour Lesvos. Ensuite nous visiterons la ville. 

La route de Thimiana à Chios passe entre les grands murs de grès du Kampos enfermant les belles propriétés et les vergers. 

Chios.

 D'abord se garer. Il y a une circulation infernale : un gros paquebot de croisière à quai. Les policiers municipaux détournent tout le trafic pour permettre aux passagers de descendre directement dans la file de taxis de luxe qui les attend. Nous trouvons une place de parking le long du jardin public. Nouvelle ville, nouveaux usages. Il faut acheter une carte de parking au kiosque périptère. On coche ensuite au stylo bille le mois, le quantième, le jour de la semaine et l'heure d'arrivée. C'est désuet et charmant. 

L'employée de l'Office de Tourisme parle français. Elle nous donne des prospectus en anglais et en allemand (on renonce à ceux en turc) mais ne nous aide guère. Seul renseignement : il y aura vendredi soir une fête dans un village. Pour acheter les billet sur le Samothraki qui part dimanche à 13h, il faut aller à l'Agence Kanaris (si on avait voulu reprendre le Ierapetra on serait arrivées à 22h à Mytilène, cela aurait été dans une autre agence).

Mastic

 L'agence Kanaris se trouve à côté de la boutique de Mastic. Le mastic est la spécialité de Chios. Je connais depuis longtemps le lentisque (Elat mastic) comme arbuste de la garrigue méditerranéenne. J'ignorais les propriétés de sa résine.
Bizarrement, cette résine ne cristallise naturellement qu'à Chios et nulle part ailleurs. Cette ressource originale est utilisée pour différents usages : pour le raki, la confiserie, la parfumerie. Du temps des Ottoman elle a conféré à l'île de Chios des privilèges. Actuellement les produits dérivés sont nombreux, entre autres une boisson gazeuse, toutes sortes de produits de beauté. Nous achetons du dentifrice au mastic qui a très bon goût (les romaines utilisaient des bâtonnets dentaires au mastic) (6euros) et du lait hydratant au mastic - pépins de raisin- huile d'olive et thé vert (17,30euros) Ce n'est pas un caprice. Sur le bateau, nous avons constaté que bras et jambes se desquament et que nous avons des écailles comme un vieux lézard en train de muer.

Citadelle

La citadelle est toute proche. On entre dans les murailles épaisses par une arche - presque un tunnel - qui nous conduit à l'ancien donjon signalé par une plaque qui raconte qu'en 1822, 74 citoyens grecs y furent emprisonnés et exécutés.
A côté, le Palaki - palais Giustiani- la famille génoise qui a gouverné l'île pendant des générations. Le « Petit Palais » se visite, c'est un musée byzantin, fermé le lundi.
Nous suivons le guide vert. Nous passons devant une petite galerie d'Antiquité qui vend des icônes (pas terribles), des vieux pistolets et des armures miniatures. Sur la petite place se trouve un minuscule cimetière turc. Les pierres tombales sont verticales, plantées dru les unes à côté des autres. Au fond le sarcophage du chef de guerre turc tué par l'amiral Kanaris. 

Les ruelles de la citadelle sont étroites et tortueuses. Les maisons à encorbellement, un peu comme les maisons ottomanes de Rosette, ont des avancées en bois (mais pas de moucharabieh) ici : des volets. Après les massacres de 1922, seuls les turcs et les juifs avaient le droit d'habiter dans la place forte. Maintenant, la ville close a u n charmant aspect d'abandon avec beaucoup de jardins et surtout des plantes en pot. Bien qu'on soit en pleine ville dans un endroit où la construction est dense, il y a des fleurs partout : géraniums, citronniers et tant d'autres. Certaines maisons tombent en ruine, d'autres sont en restauration. Les artisans travaillent en pleine rue, les menuisiers ont tiré le bois de charpente, une grande boulangerie embaume. Nous trouvons par hasard, au fond d'une cour pavée une église et son campanile. Eglise catholique, puis mosquée - il reste une belle plaque de marbre avec des caractères arabes, maintenant attenante à une église orthodoxe plus grande. Un platane très vieux a une branche horizontale si lourde qu'on dû l'étayer. Elle abrite un bac qui ressemble à un sarcophage et qui était la fontaine aux ablutions de la mosquée. 

Nous suivons la rue Giogiou Fouriou jusqu'aux murailles. Les bains turcs sont en restaurations. Il y a   quatre coupoles, une grande fermée et trois autres plus petites percées. Nous passons devant une tour ronde inaccessible. Plus loin, du côté du port, sur le bord de la mer, en traversant la terrasse fleurie d'une maison basse et en passant avec précaution sur le rebord en ciment, j'accède au chemin de ronde en haut de la muraille. La vue est saisissante : sur le port et ses grands navires, sur les moulins de la jetée du vieux port de marchandises. Et au loin sur les côtes turques. Je découvre les coupoles du hammam sans les échafaudages.

Il est 11 heures et le ticket de parking est périmé. Nous prenons la voiture en direction de la jetée avec ses moulins qui avancent dans la mer.</description>
	</item>
	<item>
		<title>Chios : Kampos(visite guidée)</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4582_Chios___Kampos_visite_guidee_.html</link>
		<pubDate>Wed, 03 Sep 2008 06:55:12 GMT</pubDate>
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		<description>Notre gîte de Thimiana est situé dans le Kampos.

 Le Kampos est une des régions les plus intéressantes de l'île. Composée de grandes propriétés, selon le guide Michelin, de belles maisons « génoises » où les riches familles de Chios aiment à résider. 

Dès notre arrivée, nous avions remarqué les grands murs de grès rose, les portails monumentaux et les villas carrées. C'est dans l'une d'elles que nous logeons. Notre chambre est au rez de chaussée, non pas au premier étage, étage noble. Dans notre petite pièce le plafond est en arête peut être était-ce une cave fraîche ?. Si notre logement est minuscule, la cour est très agréable, agrémentée d'un bassin - vide - dommage pour le décor, mais c'est peut être mieux pour les moustiques. Des escaliers de marbre avec des ferronneries conduisent à l'étage autour de la maison, des jardins, des orangers, un gros figuier, oliviers, amandiers, de la vigne. Maintenant que nous sommes installées, nous apprécions l'environnement paisible. Il faut vivre dehors. Les arbres et un énorme parasol donnent de l'ombre à toute heure.

Nous nous proposions justement d'explorer à pied le Kampos ce soir en regardant par les grilles et au dessus des murs. Justement, aujourd'hui lundi, une visite gratuite offerte par le Tourisme de Chios se déroule au Kampos. Inutile de s'inscrire : le rendez vous est au pont de Kabalas, sur la route principale. Endroit facile à trouver avec un parking. La promenade a lieu à la fraîche de 19 à 20H30/ Une bonne douzaine de voitures sont arrêtées là. 
Essentiellement des Grecs, un couple de Français et un Jeune canadien anglophone.  Le groupe suit le guide sur une chaussée dallée le long d'un cours d'eau à sec. Il n'existe pas de rivière permanente sur Chios. Ce ruisseau ne coule qu'à la saison des pluies. A la manière des oueds du déserts, ses crues sont redoutables : on a construit un deuxième trottoir en hauteur et on a érigé un mur devant la grille de la propriété pour la protéger de l'inondation. Notre guide connaît les propriétaires d'une belle villa. Il ouvre donc la grille et nous pénétrons dans un parc boisé de palmiers, de grands arbres feuillus et de massifs de fleurs. Une imposante roue à eau puisait dans la nappe phréatique et permettait autrefois d'irriguer le domaine (maintenant ce sont des pompes électriques). L'eau est stockée dan un bassin rectangulaire aux murs de pierre et aux fontaines de marbre sculpté. De la gargouille, l'eau se déverse dans une sorte d'évier en pierre pour se distribuer ensuite dans les canaux de l‘orangeraie. Le guide envoie les « non hellénophones » se promener dans les jardins. Sur la terrasse les propriétaires reçoivent des amis. C'est un peu gênant d'y porter un regard trop insistant. 

Le guide explique les cultures du Kampos.

 C'est la seule région  irriguée de l'île où, dès le Moyen Age on pratiqua une agriculture destinée à l'exportation : le ver à soie avec la culture des mûriers, tout d'abord jusqu'au 17ème siècle, puis les agrumes introduits par les Génois : orangers  puis citronniers (curieux que ce soit un apport italien puisque ce sont les Arabes qui apportèrent les agrumes en Italie et en Sicile). Les Français importèrent les mandarines de Chine (mandarine tire son nom de mandarin) au Maroc et, de là au 19ème siècle les mandarines arrivèrent à Chios. L'exportation des agrumes se faisait à l'Est jusqu'en Russie et vers l'Occident par le port de Marseille. Des liens étroits existaient entre Chios et Marseille. Est-ce pour faire plaisir aux trois français de son audience ? le guide prétend que les belles maisons sont l'imitation des maisons provençales. Nous avions plutôt reconnu le style des villas italiennes.

 Les porches monumentaux ont suivi diverses influences : ottomanes, italiennes, et même Napoléon III avec des grilles en fer forgé. Pendant les explications les cloches sonnent avec insistance pour l'office en l'honneur de Santa Markiella, la Sainte patronne de l'île, dans une petite église toute proche. Actuellement et depuis le 18ème siècle on y célèbre exclusivement le culte orthodoxe. Au 116ème c'était une chapelle mixte. On y disait aussi la messe latine. Les familles génoises étaient mélangées. Pendant que nous rejoignons l'église toute la campagne profite de la messe diffusée par haut-parleur. « Kyrie Eleison » répète le chantre. Le décor dde l'église est baroque : peinture crème, dorures et stucs. L'iconostase aussi. Le chantre est debout derrière le lutrin, un bedeau promène un cierge sur un chandelier d'argent. Le pope, en chasuble blanche et or tourne autour d'un plateau sur lequel on a placé 5 pains. Il tourne et bénit le pain, le bénit et l'encense. Le bedeau tourne aussi. L'assistance n'est composée que de 5 personnes. Quand l'office est terminé une dame sort avec une corbeille et offre à tous les touristes une belle part de ce pain  dense et épais qui ressemble à du gâteau. Il est légèrement parfumé à l'anis. Nous remercions pour ce cadeau inattendu et le dévorons avec appétit ; il est 8 heures, l'heure du dîner !

Sur le chemin du retour nous marchons sur des branches de laurier. Toute la route menant à l'église est jonchée de rameaux. Le guide nous explique que les lauriers expliquent aux habitants qu'une célébration aura lieu dans cette église (les églises sont si nombreuses en Grèce !).

 Il nous montre de grosses agrafes en fer rouillé qui retiennent les pierres ensemble. E la suite du séisme de 1881 de nombreuses maisons ont été détruites (5000 morts à Chios). Une belle maison présente des influences ottomanes : les gracieuses arcades orientales surmontées d'un premier étage moderne (reconstruit après le séisme). 

Cette promenade a été très agréable. Seules nous n'aurions pu qu'imaginer ce que cachent les hauts murs et n'aurions pas pu comprendre l'agriculture du Kampos. Maintenant, je devine l'usage du beau bassin carré au gîte que j'avais pris pour une piscine sur Internet. 
Après dîner, il fait une température délicieuse dans le jardin. Le patron nous rejoint et nous parle de Santa Markiella.</description>
	</item>
	<item>
		<title>Chios : Pirgi</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4581_Chios___Pirgi.html</link>
		<pubDate>Wed, 03 Sep 2008 06:52:00 GMT</pubDate>
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		<description>Cap vers le sud.

Une belle route traverse les collines où poussent oliviers et buissons de mastic. Notre hôte nous a expliqué qu'on blanchissait le sol sous les arbres à mastic pour que la résine ne se salisse pas au contact de la terre. Une garrigue assez diffuse s'étend sur les pentes où on  voit des terrasses abandonnées. 

Pirgi

Il faut laisser la voiture à l'entrée de Pirgi. 

Les façades sont toutes décorées par une technique originale « xista » : on enduit de blanc la façade, on trace les figures que l'on souhaite voir apparaître et on gratte avec une fourchette l'enduit blanc. Les figures  sortent en gris ou bleu. Les façades sont entièrement couvertes et pas seulement la façade, tous les endroits disponibles y compris dessous les balcons. Les motifs sont variés : figures géométriques, frises losanges triangles et rosaces mais aussi de gracieux bouquets de fleurs, des feuilles d'acanthe et des animaux. 

Au petit matin, seules des dames en noir sont sorties. Curieuses, elles nous interrogent : 

-«  d'où venez vous ? »
- « Où allez vous ? »
Comme elles ne parlent que le Grec, les échanges sont limités mais toujours chaleureux. 

A la fin de la messe, des gobelets remplis de fruits secs, amandes pois chiches et raisins secs avec un loukoum emballé. Comme nous passons on nous en offre un chacune comme hier avec le pain. Tout le monde nous souhaite une bonne fête pour la Sainte Markiella. 

La vieille église des apôtres (1200) est malheureusement fermée. Nous nous contentons d'en faire le tour. Les coupoles de brique s'empilent et feront de belles photos. La décoration est toute simple mais originale : on a encastré dans le mur des assiettes vernissées vertes ainsi que des petites formes comme des croix ou des fleurs vernissées qui soulignent les arches et les arrondis. 


La place du village est pleine de tables et de chaises. A 9h du matin je m'amuse à compter : une seule femme pour 22 hommes au cafés. L'un des kafénéion est décoré sur deux niveaux. Des tables sont installées dans la galerie. 

Dessiner au café est un grand plaisir. D'abord, je suis bien installée et c'est bien plus facile. Ensuite, le café est vivant. J'écoute distraitement les conversations. Enfin, j'aime le café des cafés. Comme il fait encore frais, je commande un café turc. A notre dernier passage on parlait de café byzantin. Cette expression pédante est passée de mode on est revenu au « café grec ». Le « café byzantin » avait bien fait rire Nabil, notre chauffeur copte.</description>
	</item>
	<item>
		<title>Chios : Olimpi</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4580_Chios___Olimpi.html</link>
		<pubDate>Wed, 03 Sep 2008 06:49:58 GMT</pubDate>
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		<description>Olympi
Nous traversons les villages de la Région du mastic. Olympi est un village fortifié très différent de Pirgi. Les maisons son en pierre grise, cubiques, ramassées les unes contre les autres autour du donjon, enfermées dans les murailles. Les ruelles étroites passent sous des arches. Tout était conçu pour la défense du village en cas d'attaque des pirates. Aujourd'hui c'est un village très tranquille. Une dame armée d'une tapette à mouches me conseille :
-	« allez à la grotte ou à la plage. Aujourd'hui tout est fermé. C'est la fête de Sainte Markiella. Ce n'est pas un bon jour pour visiter le village. »
-	
Seul, le restaurant installé dans le donjon, a sorti ses tables et ses chaises.
 Une promenade de 2 km relie Olympi à Mesta. Il faut monter à saint Antoine en haut de la colline pour redescendre tout droit sur Mesta. La randonnée me tente beaucoup. Je me renseigne auprès des gens qui me découragent. Il est onze heures et il fait déjà très chaud. Je n'insiste pas en le regrettant. 2 km ce n'est pas le diable ! Olympi semble infesté de guêpes. Partout, on a posé des pièges rudimentaires avec des bouteilles en plastique. La chasse aux guêpes semble être l'occupation favorite des gens que nous rencontrons sur le pas de leur porte. La guêpe se dit « mamounia » ce qui nous amuse beaucoup.</description>
	</item>
	<item>
		<title>Chios : Mesta</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4579_Chios___Mesta.html</link>
		<pubDate>Wed, 03 Sep 2008 06:44:02 GMT</pubDate>
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		<description>Mesta

Contrairement à Olimpi, il règne une agitation touristique  intense. Des cars débarquent leur cargaison et les places sont chères au parking. Dès que nous entrons dans la ville nous trouvons des femmes qui vendent des tapis. La place, comme à Pirgi est encombrée de tables ; Mais c'est un café de luxe (avec les prix de luxe). Pas de vieux parlant politique en mobilisant 3 chaises en paille chacun. Ici, des fauteuils metteur en scène en toile claire. Si au moins j'avais un  sujet de dessin ! Nous renonçons à l'apéro en terrasse et je vais me perdre dans les ruelles de la ville médiévale. Certaines sont si étroites que deux piétons se croisent à peine.

 Mesta est très fleuri et plus pittoresque qu'Olimpi mais nous sommes redevenues des touristes anonymes, personne ne nous parle. Sauf à l'église. Une femme veut savoir d'où nous venons :
 - « Gallia !»
Elle me serre dans ses bras
-	« Mais les français ne parlent pas anglais ! », se plaint elle ;
-	« mais si, et un peu de Grec ! »
-	« Brava ! », nouvelle embrassade.

l'église et christophe Colomb

Un monsieur se charge de la visite guidée de l'église. Au début il se renseigne, histoire de savoir à quelle sorte de touriste j'appartient. 

-	« Avez-vous lu l'Apocalypse de saint Jean ? »
-	« non ! » j'avoue timidement.

Malgré mon ignorance des textes saints, il nous fait une visite complète. Regrettant qu'on ait habillé les belles colonnes de granite d'un carton pâte verni en simili-marbre. Il nous montre l'Archange Michel qui semble regarder le spectateur dans les yeux  « comme Mona Lisa, La Joconde » !. Ces icônes sont revêtues de 35kg d'argent massif. Plus que les icônes, c'est Christophe Colomb qui est le dada de notre guide. Colomb qui était génois comme Chios serait venu à Chios. Je ne saisis pas bien le rapport entre Chios et la découverte de l'Amérique. Le Monsieur brandit un opuscule en Grec, on peut se procurer la traduction en anglais au village. 

Le port de Mesta

Après Mesta : la plage !
Mesta a un port  quelques kilomètres plus loin. Port sans bateaux mais avec deux grosses grues et deux tavernes sur leurs estrades, chaises bleues tables bleues, nappes colorées. Il y a même une petite plage avec trois parasols et 6 lits ainsi que des tamaris plus efficaces que les parasols et un banc. Notre première idée est de boire un café frappé à la taverne. Pourquoi l'apéro ? Il est largement l'heure de déjeuner. Le pique-nique est prêt avec des œufs durs et du saucisson. Cela sent drôlement bon le poisson. Je commande des calmars (8,7euros). Un régal ! Ce ne sont pas des rondelles. On voit la bête avec ses tentacules. Sa chair est fondante et pas caoutchouteuse. 
Trois gamins et une vieille dame se baignent dans le port. L'eau est transparente et tranquille. Je traverse la petite baie  avec circonspection.</description>
	</item>
	<item>
		<title>Chios: Plage de Didyma</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4578_Chios__Plage_de_Didyma.html</link>
		<pubDate>Wed, 03 Sep 2008 06:40:24 GMT</pubDate>
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		<description>Nous cherchons un endroit plus sauvage. De la route on découvre la toute petite plage de Didyma. La piste est facile après tout ce qu'on a enduré à Samos. Elle est déjà occupée : deux voiture et une tente. Des gens font griller des poissons sur un feu. Pas la foule ! Pas de parasol ni de lits mai 4 bancs de pierre à l'ombre des arbres. Sous l'eau, des posidonies, un relief varié quelques poissons. De quoi m'amuser avec mon masque !</description>
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		<title>Chios : monastères de Nea Moni et Pateres</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4577_Chios___monasteres_de_Nea_Moni_et_Pateres.html</link>
		<pubDate>Wed, 03 Sep 2008 06:35:21 GMT</pubDate>
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		<description>Nea Moni est inscrit à l'inventaire de l'UNESCO. Ce devait donc être la visite-phare de l'île. La très vieille église sert de modèle pour les églises byzantines de l'île et son sol est dallé de marbres précieux, son dôme  couvert de mosaïques dorées, et le narthex de fresques anciennes. (d'après nos guides)

Niché au cœur de l'île, en son centre de gravité, dans un vallon vert entre deux hauts massifs montagneux. Souligné par des cyprès alignés, le monastère est dans un site enchanteur.

Malheureusement, dès que nous entrons dans la cour nous découvrons des échafaudages et de grands panneaux de toile interdisant l'entrée de l'église : fermé pour restauration ! Nous savions que le katolikon avait beaucoup souffert en 1822 de destruction par les Turcs puis d'un incendie. En 1882, le séisme avait mis à bas la coupole.Mais il avait été relevé...

Les restaurateurs ont fait des petits tas des pièces d'un puzzle permettant de retrouver les fresques et les mosaïques pour l'instant c'est vraiment le chantier ! 

Je furette dans le monastère. Une voix chantonne ou psalmodie. Je me retourne. La plus vieille, la plus ratatinée des nonnes vient à ma rencontre et me prend le bras. Elle me conduit à une feuille dactylographiée et m'intime l'ordre de la lire. C'est en Grec. Je n'y comprends rien. De l'autre côté de la porte, le texte en anglais a été punaisé. Je proteste que je préfère l'autre texte. Elle marmonne quelque chose sur les étrangers et retourne à ses prières. 


La porte de l'église est ouverte par derrière rentre et découvre les fresques du narthex, les mosaïques ; mais le chantier est trop neuf j'ai encore à l'esprit les mosaïques de Dafni et de Hosios Loukas. Ce que je vois ici me déçoit un peu. En insistant un peu on m'ouvre le musée  (2euros) . de belles icônes sont conservées ainsi que des chasubles et un très beau rideau de soie aux motifs orientaux. 
A Pateres

Il existe un sentier pédestre de Néa Moni à Agh. Pateres ; le monastère d'hommes en haut de la montagne : 1km mais 40 minutes de montée. Aujourd'hui encore je cale. Il est trop tard et le sentier est très escarpé. Il faut vraiment partir très tôt pour randonner l'été en Grèce.
 
Le monastère A. Pateres est très bien situé et la vue est éblouissante ,'est le cas de le dire, la mer  est un  lac de métal en fusion, les côtes turques pourtant si proches ont disparu dans la brume de chaleur. Le monastère lui-même et en ciment blanc et n'offre aucun charme. On est en train de doubler d'édifice par une construction neuve inintéressante. Sous le porche d'entrée un vieux moine aux cheveux hirsutes nous prête des « vêtements décents ». j'ai pourtant bras et jambes couverts. Mais il me faut m'habiller en fille « fusta » insiste-t il !

L'église est dans une grotte. C'est la troisième église de caverne que nous visitons. Nous sommes blasées. Nous nous esquivons avant la traditionnelle pause dans le parloir où sont prêts loukoums, bonbons et eau fraîche. Nous n'avons pas envie de perdre du temps en compagnie des autres visiteurs, deux popes venus avec femmes et enfants en BMW noire, très désagréables.</description>
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		<title>Chios : Anavatos</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4576_Chios___Anavatos.html</link>
		<pubDate>Wed, 03 Sep 2008 06:32:27 GMT</pubDate>
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		<description>Anavatos est un village fortifié juché sur une colline comme Olimpi, Pirgi ou Mesta que nous avons visités hier.

 Le site d'Anavatos est impressionnant ; Le village fait vraiment corps avec le roc vraiment abrupt. Abandonné depuis plus d'un siècle, il n'a subi aucun des artefacts du 20ème siècle, ni pylônes, ni crépi, ni parking ou rajouts disgracieux.

 Une équipe d'architectes, de techniciens, de maçons, électriciens, cantonniers sont au chevet du village fantôme pour lui redonner vie. Déjà, des habitants sont installés dans les maisons du bas. Un vieux monsieur vend de l'origan. Sur des tréteaux des olives, des confitures et des conserves sont proposés aux visiteurs pour des prix exorbitants. A quoi ? A qui ? sont destinées ces restaurations ? 

Café frappé sous une tonnelle.</description>
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		<title>Chios : Procession d'Aghia Paraskevi</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4570_Chios___Procession_d_Aghia_Paraskevi.html</link>
		<pubDate>Tue, 02 Sep 2008 08:25:44 GMT</pubDate>
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		<description>La dame de l'Office de tourisme nous a recommandé  le vendredi soir, une fête villageoise au nord de l'hôpital de Chios. Après la messe, il y aura une procession puis des chants et des danses. 

L'église - neuve - se trouve sur le bord de la mer. C'est une paroisse des descendants des  réfugiés de l'Asie Mineure et la fête est une commémoration de la »Catastrophe « : la guerre entre la Turquie et la Grèce en 1922 qui a eu pour conséquence l'exil de toutes les communautés grecques d'Asie Mineure. Chios - toute proche - leur a donné refuge . Au cours de la Procession les icônes venues de la rive asiatiquesont promenées dans les rues. 

Quand nous arrivons à 19h, l'église est pavoisée ainsi que toutes les rues avoisinantes avec des guirlandes  et des petits drapeaux jaunes de l'Eglise Orthodoxe, bleus et blancs, les couleurs grecques.les rues qui conduisent à l'église sont jonchées de branches de myrte. Un détachement de l'armée attend. Une fanfare se rassemble. Les popes arrivent uns par uns portant chacun une mallette (attaché case ?).

 Tous les arrivants font la queue devant l'entrée de l'Eglise,  pour prendre leur sachet contenant une  tranche de pain brioché et une sucrerie, loukoum ou fruit confit et les cierges . L'enclos autour de l'église est plein de chaises et de bancs. Nombreux sont ceux qui assisteront à la messe en plein air. Il est prévu de se restaurer: sur des tréteaux, des verres.

 Les marchands forains sont installés autour de la place : pommes d'amour, barbes à papa mais aussi jouets pour les enfants : tables à repasser et poussettes roses pour les filles, mitraillettes et pistolets en plastique pour les garçons. Les garçons ont tous leur arme factice - les filles ont été moins gâtées. Une seule joue avec les meubles de poupées. Sans doute la fille de la vendeuse. Il y a même un marchand de fromage frais, venu probablement de la montagne. 

Une majorité de femmes âgées forme l'assistance. Des plus jeunes sont aussi présentes, certaines portent des vêtements à la mode boudinant laissant voir bourrelets et tatouages. Beaucoup de petites filles endimanchées. Les petits garçons arborent des tenues plus modernes. Les seuls hommes présents - la soixantaine passée, fument sans arrêt, assis à l'écart. 

Les cloches sonnent avec insistance. Tout le monde se fige et se signe à plusieurs reprises. C'est un peu gênant de se trouver là. Nous adoptons une position de retrait et nous asseyons dans la rue sur le banc de l'abribus. Les liturgies sont interminables. Le grec moderne utilise le vocable de liturgie aussi bien pour la messe que pour la vidange à la station-service. Les usages prosaïques des mots de la langue savante en français m'amusent toujours beaucoup. 

Puisque nous sommes venues, nous allons attendre la procession qui se prépare pendant l'office. Les soldats, debout au garde-à-vous. La fanfare est prête. Des adolescents en costume folklorique font leur apparition. Les garçons en gilet de velours sarouel, bas noirs et ceinture large en tissus. Ils sont coiffés d'un bonnet rouge à gland, sorte de fez mou. Les filles en longues jupes et corsages blancs. On noue sur leur tête des fichus rouges exactement de la même manière que le voile des femmes turques, les cheveux cachés, le cou et le front pris dans le tissu.  Si on montrait cela aux adolescentes de chez nous qui prennent le voile pour une manifestation identitaire, peut être déchanteraient elles ? Rien d'islamique dans ce fichu des grecques orthodoxe pourtant la même coiffure !

Enfin, la procession s'ébranle. Les enfants en costume brandissent une sorte de calicot sérigraphié avec la figure d'un homme en costume noir : un politicien d'alors? Qui est ce donc ? Après les enfants, viennent les popes portant une icône couverte d'argent. L'icône la plus importante, fleurie de lys est confiée aux militaires. Derrière eux défile la Croix Rouge. A leur suite toute la communauté présente dans l'église et à ses abords  suit et on promène les icônes dans tout le quartier. 

A 20h30 nous rentrons, impressions mitigées. Nous n'avons pas eu la patience d'attendre les chants et les danses.</description>
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	<item>
		<title>Lesvos : de Mytilène à Skala Eresou, volcanisme</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4567_Lesvos___de_Mytilene_a_Skala_Eresou__volc.html</link>
		<pubDate>Tue, 02 Sep 2008 07:44:59 GMT</pubDate>
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		<description>De Mytilène, nous ne verrons presque rien : une forteresse imposante au sommet de la colline, des murailles ruinées que la route franchit, un hammam avec ses coupoles percées.

 Nous traversons les faubourgs, longeons la mer et obliquons dans les montagnes. La route est beaucoup plus large que dans les autres îles. Les distances plus grandes aussi. Nous franchissons un premier massif boisé pour découvrir le Golfe de Kalloni bordé de marais salants. 

Après Kalloni nous quittons la grande route pour nous élever dans la montagne : changement de décor. Les pins sont remplacés par des chênes. De hauts fenouils roussis bordent la route. On voit des genêts, des peupliers et des platanes dans les creux. Les sommets sont  couverts d'une végétation rare et jonchés de grosses bombes volcaniques rondes. Sur le bord de la route, des panneaux explicatifs.

 Après le col, nous nous arrêtons au dessus du village de Skatohori : maisons de pierre volcaniques cubiques coiffées d'un toit à quatre pentes. Pas de fantaisie ni balcons, ni encorbellement. L'église est toute simple sans coupole ni dôme. Le désordre des toits, les maisons sont entassées, blotties les unes contre les autres dans cet endroit désolé. Au détour d'un lacet, on devine la mer brillante et bleu pâle sous le soleil déclinant ; Nous frôlons un autre village de montagne : Andisa et traversons toujours une contrée marquée par le volcanisme avec des chicots gris qui dépassent (sans doute des dykes).</description>
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	<item>
		<title>Lesvos : Monastère Upsilon</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4562_Lesvos___Monastere_Upsilon.html</link>
		<pubDate>Tue, 02 Sep 2008 07:01:55 GMT</pubDate>
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		<description>Pour aller à la forêt pétrifiée de Sigri il faut passer par Eresos et prendre la route que nous connaissons bien jusqu'à Andisa, où plutôt, tourner juste après l'arête où tournent deux séries de huit éoliennes.
 La route court à mi-versant dans une vallée où pointent des chicots de lave, des rochers aux formes tourmentées, des plateaux soutenus par des orgues ...toute la panoplie du volcanisme. De temps en temps, un panneau du Géoparc explique une formation particulière. Hier j'avais vu le vaste cratère de 6km de diamètre du volcan Vatoussa. Ce volcanisme Miocène de 20 à 16 MA est déjà ancien. Les séismes, l'érosion, d'autres éruptions ont rendu méconnaissable l'ancien volcan. Déjà le Plomb du Cantal, beaucoup plus récent,et le Sancy présentent une morphologie difficile à mettre en évidence pour le profane. 

A l'embranchement de la route pour Sigri, le Mont Ordymnos est surmonté d'un monastère. D'après les explications, le matériel pyroclastique a été lessivé par l'érosion et il ne reste plus que le dôme sur lequel on peut observer des prismes de refroidissements.
On  peut accéder au Monastère Upsilon par une route en ciment qui dessert aussi des installations militaires. Défense  de photographier. Au sommet de la colline le panorama est exceptionnel. Encore une fois, le monastère a une allure de forteresse. Souvent en Grèce, les monastères sont construits sur des positions stratégiques. Mentalement, je passe en revue les monastères perchés, à Samos surtout. Est-ce par goût de l'isolement ou pour des considérations stratégiques ? 

Le portail est ouvert. Nous entrons dans une première cour fleurie d'hortensias roses. L'entrée du monastère est décorée d'un mélange de basalte et de briques. L'église, elle, est décorée par endroits de carreaux de céramiques d'Iznik collés de place en place, contrastant avec la roche grise. 

Un escalier conduit à un petit musée : belles broderies, icônes mais aussi parures sacerdotales, chasubles et croix ornées de pierres précieuse. Le cloître est entouré de deux niveaux d'arcades.  Le mélange pierre et brique permet des motifs simples, des frises de brique allégeant la sévérité de la lave. En observant en détail on découvre des blocs de marbre sculptés provenant d'édifices antiques. L'antique Eresos, ville de Théophraste et de Sappho  n'est pas loin. Deux moines arrosent les hortensias et ne prêtent pas attention à nous. Nous sommes transparentes. A l'extérieur du monastère : des bergeries basses. Les moutons s'enfuient à notre approche.</description>
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	<item>
		<title>Lesvos : route de Sigri -- Epineux et vent</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4561_Lesvos___route_de_Sigri____Epineux_et_ven.html</link>
		<pubDate>Tue, 02 Sep 2008 06:57:36 GMT</pubDate>
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		<description>Le paysage est austère. Pas un arbuste, pas un arbre. Les épineux forment des coussins arrondis qui empiètent sur la route donnant une impression de douceur fallacieuse. Camaïeu de beige à roux.  Seuls, les chardons ont encore un peu de vigueur. Ils sont vert tendre presque jaune citron, grosses boules évoquant les oursins aux pointes acérées ou les radiolaires. Seules les murettes rompent la monotonie de cette lande venteuse. Certaines ont été construites dans le sens de la plus grande pente. D'autres suivent les arêtes des sommets. Un carré délimite un parc à moutons. Les bergers qui les ont édifiées n'ont pas eu de mal à trouver les pierres ou à les tailler. Les bombes volcaniques jonchent la montagne. Les murettes nous font penser à l'Irlande. Murette, moutons, mer... Le vent fait oublier le soleil implacable. Je remplace mon chapeau par le foulard turc que j'attache fermement. Il faut être vigilante parce qu'il ne fait pas chaud. J‘aurais vite fait d'attraper un coup de soleil.</description>
	</item>
	<item>
		<title>Lesvos : Sigri</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4559_Lesvos___Sigri.html</link>
		<pubDate>Tue, 02 Sep 2008 06:37:48 GMT</pubDate>
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		<description>Dans la lande se cachent des bergeries très basses. Les tuiles sont retenues par de grosses bombes. On arrive enfin au bord de la mer à Sigri. Le vert surprend. Des îles allongées, très proches du rivage abritent le port.

 A Sigri, se trouvent une église byzantine minuscule, un fort turc et un vrai petit port de pêche avec des barques colorées. Le village est tout blanc avec des toits rouges. Maisons modernes de ciment peint, assez grandes, un étage, toutes identiques ou presque. Comme le village est en pente cela n'engendre aucune monotonie. Au contraire, l'ensemble est très harmonieux. Le tourisme tapageur n'a pas encore fait ses ravages comme à Skala Eresou. Les restaurants sont simples et discrets disperses côté ort et côté plage.

le fort

      Le fort turc (1752, 200 canons, 100 hommes- explications glanées sur une fiche plastifiée en grec attachée à la porte). Autour d'une vaste cour, des pièces aux ouvertures arrondies : des magasins ? les logements des soldats ?Il ressemble aux khans turcs. Mais ces derniers sont carrés. La place est un polygone irrégulier, on s'est adapté au relief local. Lave sombre. Gros blocs vers l'extérieur, mélange de petits mœllons et des briques côté cour. Seule l'entrée a fait l'objet d'un souci décoratif : belles arches arrondies et en flamme. Une plaque de marbre gravée en caractères arabes avec la belle calligraphie de la signature du sultan. Du fort, la vue est belle. L'eau drapée de bleu turquoise incite à la baignade.

image fugace, dessin inachevé
 Courte promenade dans les rues. Sur les terrasses des maisons, la végétation est exubérante : je photographie les massifs de fleurs aux teintes violentes (je les effacerai ensuite, la carte mémoire en est pleine). 
Une vigne protégée du vent par un écran de roseaux, un figuier qui s'accroche au rocher violet, une barque beige et verte sur l'eau, les îles à l'horizon. Tableau coloré. Je sors le carnet moleskine. Je ne terminerai pas le croquis, vaincue par le soleil brûlant. 

la plage

 La plage, à l'écart est bordée de tamaris. Près du village, on a planté des parasols bleus, installé une douche une cabine et un auvent. Mais la taille des installations est raisonnable.
Nous nous installons à l'ombre d'un tamaris. Le sable est fin (c'était bien la peine d'établir des théories granulométriques aussi superficielles que fausses). L'eau est fraîche.
 Nous déjeunons de feuilles de vigne farcies et d'un œuf dur. Nous passons des heures paisibles sous notre arbre.. On fait un brin de causette avec les voisins français.</description>
	</item>
	<item>
		<title>Lesvos : Le Musée géologique de Sigri</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4558_Lesvos___Le_Musee_geologique_de_Sigri.html</link>
		<pubDate>Tue, 02 Sep 2008 06:25:19 GMT</pubDate>
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		<description>Le musée est tout neuf : une bâtisse moderne au fond d'un jardin orné de bois fossiles. L'entrée est chère : 5euros et on refuse ma carte professionnelle.

 Comme dans tout bon musée de Géologie, une frise chronologique accueille le visiteur. Lire en grec le nom des ères géologiques et des étages m'amuse. Sous des vitrines en plexiglas des fossiles venus du monde entier : stromatolithes polis (pour une fois jolis, en général c'est moche) ; faune d'Ediacara (jamais vu en vrai), un trilobite géant...
On passe rapidement au Cénozoïque et aux fossiles végétaux qui sont l'objet de l'exposition. Chaque tronc, chaque feuille sont ici expliqués en détail. Mélange d'espèces actuelles et d'espèces disparues. Palmiers géants. La forêt pétrifiée était une forêt sub-tropicale. Des feuilles, finement moulées, livrent d'autres indices : des chênes étranges appartiennent à des espèces asiatiques ou caucasiennes. Lesbos faisait partie de l'Anatolie (Turquie asiatique). 

Dans une autre salle, des maquettes avec toutes sortes de diodes lumineuses expliquent la subduction. On voit le volcanisme actuel : Telos, Santorin, la Crête. Le volcanisme de Lesbos est beaucoup plus ancien, l'île est écartée de l'arc volcanique actif actuellement. Malheureusement, peu de détails concernant l'éruption qui a pétrifié la forêt. Un indice seulement : le film de l'éruption du Saint Helens. On voit la nuée ardente, les millions d'arbres soufflés, cassés, couchés comme des allumettes, les troncs emportés par des coulées de boue. J'imagine qu'il s'est produit un phénomène similaire. Peu d'indications pétrographiques : ces laves claires sont elles des andésites, des trachytes ou des phonolites ? J'ai pensé à cette dernière en tapotant sur un échantillon ramassé, il m'a rendu un son clair. Dommage que ce musée se contente de présenter (très bien) des fossiles sans fournir d'explications théoriques.

 Une salle est consacrée aux séismes : sur un moniteur les sismogrammes se déroulent en temps réel. Le sismomètre doit être installé dans les parages. 
.</description>
	</item>
	<item>
		<title>Lesvos golfe de Kalloni : ornithologie</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4557_Lesvos_golfe_de_Kalloni___ornithologie.html</link>
		<pubDate>Mon, 01 Sep 2008 16:32:26 GMT</pubDate>
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		<description>Nous reprenons la route de Mesotopos.
 J'ai du plaisir à revoir les paysages déjà-vus,  la petite bergerie basse au toit couvert de bombes volcaniques, les oliveraies si bien entretenues, le dyke qui ressemble aux roche Tuilières et Sanadoire, le défilé pierreux...

La route domine la mer de très loin, elle traverse des paysages désertiques, champs de bombes seulement agrémenté de murettes qui descendent droit du somment délimitant des secteurs nets dessinant les pacages. Puis la route tortille avec des virages en épingle à cheveux. Elle traverse le village très en pente d'Agra bien typique mais à circulation impossible. Dans une rue très en pente, trois tables du kafénéion sont installées dans le virage. C'est justement à cet endroit qu'on croise un camion. Le chauffeur doit être habitué, il sait où garer son engin. La Hyundai noire passe sans même effleurer une table ; Après Agra nous descendons dans une vallée plantée de peupliers. A la remontée nous découvrons le Golfe de Kalloni, bleu turquoise enchâssé dans les montagnes de Lesbos. 
Près du golfe, les habitations changent : il y a des grosses maisons neuves et prétentieuses avec deux ailes de part et d'autre d'un perron haut surmonté d'un fronton antique avec parfois deux colonnes, un toit à 4 pente coiffe chacune des ailes. Autour des champs de blé, de luzerne, des agrumes. Le rivage est très plat avec des plages de galets. Pas trop engageantes, la route est trop proche.

Ornithologie

Un bel affût pour l'observation des oiseaux et des panneaux installés par les ornithologistes. La baie de Kalloni est une étape pour les migrateurs comme pour les sédentaires. En saison on peut observer des cigognes noires. 

Kalloni est un gros bourg, presque une ville,. Ensuite nous passons près des salines. Dans les étiers nous voyons des flamands roses. Un écriteau signale le centre d'Interprétation de la Baie de Kalloni. Nous suivons les flèches qui nous conduisent d'abord le long de la saline jusqu'à l'énorme tas blanc protégé par un grillage. Certains bassins reflètent le bleu du ciel, certains sont roses. Après la route des marais salants nous suivons une piste gris clair bien entretenue à travers les champs. Nous arrivons à la rivière Tsanias dans laquelle il reste quelques flaques d'eau. Le lit de graviers noirs contraste avec le bleu violent des flaques. Un héron s'envole à notre approche, puis deux aigrettes. Nous passons à gué la rivière pour nous retrouver à Skala Kalloni. Le Centre d'Interprétation est annoncé par des panneaux tout neufs décorés de poissons géants. Fermé, comme le sont tous les affûts. Il semble que l'installation pour le « birdwatching » soit très récente et pas encore fonctionnelle. Je sors mes jumelles. Nous observerons les oiseaux par nous-même à l'estuaire de la rivière. Un oiseau vert au plumage à reflets métalliques fait de rapides apparitions, trop rapides pour que je le saisisse dans le champ de mes jumelles. Un martin pêcheur ou un guêpier ? Dans l'eau, les mouettes sont nombreuses et semblent se régaler. Le golfe de Kalloni est réputé pour ses sardines. En  pêchent elles ? Parmi les limicoles je crois reconnaître un courlis.</description>
	</item>
	<item>
		<title>la récolte des olives à Lesvos</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4554_la_recolte_des_olives_a_Lesvos.html</link>
		<pubDate>Mon, 01 Sep 2008 16:15:17 GMT</pubDate>
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		<description>La visite se poursuit dans une série de bâtiments bas où l'on stockait autrefois les olives et le sel ajouté comme conservateur. Dans ces petites pièces on a mis de grandes photos anciennes illustrant la culture de l'olivier à Lesbos.

 le calendrier des travaux.

 On récoltait les olives en hiver, décembre et janvier  pour la meilleure partie de la récolte. Dès octobre, certaines olives déjà noires tombaient mais de qualité moindre.Le calendrier grec préfère faire référence aux fêtes Ag Démétrios (26 octobre) marque le début de la saison et Ag Nikolaos (6Déc) celui de la véritable récolte.

costumes anciens

 Les femmes vers 1920-930 portaient des pantalons bouffants. Les femmes ramassaient, les hommes gaulaient avec des perches de châtaignier. Ce n'est que tardivement, vers 1950 qu'on eut l'idée de disposer des toiles sous les arbres et vers 1970 des filets.

 Les costumes, les visages de ces paysans grecs avant 1912 - sous le règne Ottoman - ressemblent énormément aux costumes turcs : mêmes fez mêmes voiles, mêmes pantalons bouffants. La photographie de classe  de l'école des filles d'Aghia Paraskevi en 1920 doit ressembler à celles des écolières de Brousse !

Comme à Chios, l'Asie Mineure est très présente. Sur les machines je lis en grec Smyrne. C'est à Smyrne que sont allés les fondateurs de l'huilerie communale pour acheter les machines et apprendre les technologies les plus avancées de l'époque. C'est aussi l'afflux des réfugiés après la Catastrophe de 1922 qui a permis l'extension des oliveraies sur Lesbos. De  même, les routes maritimes de l'huile de Lesbos autrefois allaient plus à l'est vers Smyrne ou au sud vers Alexandrie et pas spécialement vers Athènes.</description>
	</item>
	<item>
		<title>Erg Zahar</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4529_Erg_Zahar.html</link>
		<pubDate>Wed, 06 Aug 2008 20:54:50 GMT</pubDate>
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		<description>Evénement assez rare dans cette région : de l'eau dans le Draâ. C'était en février 2008...</description>
	</item>
	<item>
		<title>Formation au Tourisme durable contre eau de feu</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4524_Formation_au_Tourisme_durable_contre_eau_.html</link>
		<pubDate>Sun, 03 Aug 2008 08:10:58 GMT</pubDate>
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		<description>Détourner des jeunes des dépendances, les aider à trouver leur talent, les former et leur donner du travail c'est l'une des ambitions de l'association Alnomadine.
Le  tourisme en arrivant à M'Hamid et sa région, il y a une quinzaine d'années, a apporté avec lui des contre-parties pas toujours bonnes pour la population. L'alcool en est un exemple.
Tout comme on a pu le voir dans d'autres lieux et d'autres époques, ces hommes ne savent pas consommer le vin ou l'alcool : tant qu'il y en a ils en boivent... et cette boisson qui les aide à sortir des mots de leur bouche facilement, à parler aux filles, à oublier le temps de l'ivresse leur situation pas toujours glorieuse...
Alnomadine qui s'est donné comme mission la lutte contre l'alcoolisme, propose à certains de ces jeunes qui ont par ailleurs la motivation de travailler dans le tourisme, le logis, le couvert, un emploi durable et bien sûr une formation au tourisme. Elle les aide également à trouver leur talent particulier. Ils ne sont pas seulement chameliers par intermittence, ils pourront l'être lorsqu'il y a des touristes à accompagner et pendant les autres moments, ils travaillent au bivouac ils sont cuisinier, maçon, jardinier, terrassier... ce qui leur permet d'apprendre à travailler autrement aussi... 
On voit ici Mustapha qui sait bien faire la Tajine et d'autres spécialités, il a l'occasion d'exercer son talent non seulement pour le quotidien du bivouac, mais lorsqu'il y a des touristes aussi; Naji qui apprend à monter une tente nomade (la khaïma); Madani qui s'initie à la fabrication des briques de terre crue aux côté d'un spécialiste.
Et dans un endroit où le kilo de viande coûte l'équivalent de 100euros le kilo (transposition faite du prix local par rapport au salaire moyen), être nourri correctement n'est pas négligeable.
On peut nommer ceci solidarité, tourrisme équitable...nous on aime bien l'expression &quot;tourisme durable&quot;
Pour voir les objectifs de l'association, rendez-vous sur le sitehttp://alnomadine.art-dine.info/association.html</description>
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		<title>Tumbarma</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4520_Tumbarma.html</link>
		<pubDate>Tue, 29 Jul 2008 09:39:52 GMT</pubDate>
		<description>Extrait de chanson interprêtée par le groupe Zahar... Cette musique traditionnelle marque le pas du rythme du dromadaire.
Tumbarma, c'est le nom d'un plat nomade.
Le sujet porte sur l'évocation de la vie nomade...</description>
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		<title>En avant la caravane</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4519_En_avant_la_caravane.html</link>
		<pubDate>Tue, 29 Jul 2008 08:46:05 GMT</pubDate>
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		<description>Randonnée chamelière alnomadine - zahar - erg smar - alnomadine en passant par le Draâ...</description>
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		<title>Le couscous aux 7 légumes de chez alnomadine</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4517_Le_couscous_aux_7_legumes_de_chez_alnomad.html</link>
		<pubDate>Mon, 28 Jul 2008 08:48:38 GMT</pubDate>
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		<description>La préparation à la manière des nomades du couscous aux 7 légumes, mets de choix, pour l'organisation d'une soirée fetive. Lala F... aux commandes.</description>
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		<title>Des bateaux aux Andaman</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4510_Des_bateaux_aux_Andaman.html</link>
		<pubDate>Wed, 09 Jul 2008 14:42:39 GMT</pubDate>
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		<description>Des bateaux aux Andaman</description>
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		<title>Plage aux Andaman</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4509_Plage_aux_Andaman.html</link>
		<pubDate>Wed, 09 Jul 2008 14:30:46 GMT</pubDate>
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		<description>Quelques clichés des plages aux Andaman</description>
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		<title>Neil Island</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4508_Neil_Island.html</link>
		<pubDate>Wed, 09 Jul 2008 14:14:52 GMT</pubDate>
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		<description>Sur Neil Island la vie est simple : on se déplace en vélo, on boit du lait de coco ou du thé indien, on mange du poisson frais, on dort dans des huttes en bambou. On y rencontre des baroudeurs israéliens, allemands, indiens... qui viennent s'y reposer avant de reprendre leur itinérance. Bref c'est un havre de paix où les rencontres sont faciles, les échanges passionnants et les couchers de soleil magiques. C'est tout simplement une île à l'état naturel, pas encore trop défigurée par l'homme, on y va comme on va visiter une forêt primaire pour voir comment c'était avant... avant que l'homme n'y laisse son empreinte.
Tout n'est pas paradisiaque, comme par exemple les mouches de sable ou les bernard l'hermite gros comme un poing qui viennent grignoter vos restes la nuit tombée. C'est seulement une île encore vierge de la modernisation.</description>
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		<title>De Port Blair aux îles idylliques</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4507_De_Port_Blair_aux_iles_idylliques.html</link>
		<pubDate>Wed, 09 Jul 2008 13:51:08 GMT</pubDate>
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		<description>Port Blair n'est pas, à mon avis, un lieu de vacances particulièrement agréable. Il est, par exemple, recommandé aux filles de ne pas se baigner en bikini à moins de vouloir être la star de la plage dévisagée par l'ensemble des personnes présentes... Ce n'est pas l'île paradisiaque que l'on est venu chercher, mais seulement un point de passage. Cependant les insulaires sopnt très accueillants, serviables et faciles d'accès. On y trouve aussi beaucoup de touristes indiens.
Je recommande donc à tous ceux qui arrivent d'aller dès que possible au port pour acheter les billets de bateau nécessaire pour partir vers, par exemple :
- Havelock, la plus réputée et la plus développée pour les touristes
- Little Andaman, la plus méridionale des Andaman
- Neil Island, une des plus proches et pourtant peu visitée

Je crois me souvenir que les tickets ne s'achètent que le matin à partir de 07h00 et que si l'on désire se rendre sur Havelock il faut s'y prendre à l'avance. Mais il y a tellement d'îles que l'on trouvera forcément son bonheur !

Le trajet en bateau m'a permis de rencontrer des habitants de Port Blair qui partaient pour la journée sur une île, comme on part se ballader le dimanche en famille. Vous trouverez quelques photos ci-joint.</description>
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		<title>Port Blair : arrivée et logement</title>
		<link>http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-4506_Port_Blair___arrivee_et_logement.html</link>
		<pubDate>Wed, 09 Jul 2008 13:28:33 GMT</pubDate>
		<description>N'ayant trouvé aucun guide ni aucune information pratique pour préparer le voyage aux îles Andaman en 2006, j'ai jugé utile de laisser quelques informations pratiques sur voix nomades. Il me semble cependant que depuis peu un guide Lonely Planet existe sur cette destination.
Je commence ce carnet par Port Blair qui est le point de passage obligé pour ceux qui se rendent aux Andaman, soit par quelques jours de bateau, soit par quelques heures d'avion depuis Madras. Lors de mon premier passage à Port Blair, je n'ai pas trouvé d'hôtel particulièrement agréable malgré les conseils des taxis ou commerçants rencontrés. Ce n'est que de retour de Neil Island que j'ai trouvé l'hôtel Megapode Nest, il n'est pas très bien situé, mais dispose de bungalows propres et agréables avec vue et terrasse. Le prix était aux alentours de 2000 Rs si mon souvenir est bon. Pour plus d'informations : http://www.aniidco.nic.in/ 

Pour des informations plus générales sur les îles Andaman et Nicobar : 
http://www.and.nic.in/
http://www.tourism.andaman.nic.in/</description>
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